|
|
PROJET SANTE MAROCORGANISME ET PROJET DE SANTE EN MAROC vous pouvez voir aussi la rubrique Santé   LIGUE MAROCAINE CONTRE L'EPILEPSIE MAROCAINESelon une ONG spécialisée, près de 250.000 jeunes de moins de 20 ans souffrent d'épilepsie
20 à 70% des élèves épileptiques dans les établissements ordinaires ont une scolarité retardée Selon la Ligue marocaine contre l'épilepsie, 25% des enfants épileptiques ne peuvent pas suivre une scolarité normale et nécessitent une inscription dans des établissements spécialisés. Près de 300.000 personnes sont touchées par l'épilepsie au Maroc. Chez les jeunes de moins de 20 ans, ils seraient 250.000 à souffrir de cette affection neurologique. Lors d'une conférence sur le thème «Epilepsie et enfant scolarisé» qui s'est tenue le 17 mai à Casablanca, la Ligue marocaine contre l'épilepsie a examiné de très près la maladie au sein des écoles. Selon l'association, 25% des enfants épileptiques ne peuvent pas suivre une scolarité normale et sont inscrits dans des établissements adaptés. Il faut aussi noter que 20 à 70% des élèves malades dans des établissements ordinaires ont une scolarité retardée et certains d'entre eux doivent être orientés. Plusieurs facteurs expliquent cette situation, en l'occurrence l'absentéisme. Les enfants épileptiques ont souvent des crises ou subissent les effets secondaires de médicaments qui les contraignent à faire des séjours prolongés à l'hôpital sans compter les suivis chez le médecin pour examiner l'évolution de la maladie. Les difficultés psychologiques jouent aussi un rôle important. La mauvaise estime de soi-même, l'anxiété ou encore l'inhibition intellectuelle peuvent affecter non seulement le travail scolaire mais aussi la vie scolaire comme le contact avec les autres élèves. Pour aider les épileptiques à l'école, il faut tout d'abord commencer à en parler et reconnaître que c'est une maladie comme les autres. Il est plus que jamais urgent que les enseignants et les camarades de classe soient informés de la situation particulière de l'élève malade. Que faire en cas de crise? Si celle-ci dure plus de 15 minutes, l'enseignant doit aussitôt appeler les pompiers pour éviter les effets néfastes sur le cerveau de l'enfant concerné. Dans le cas d'une crise généralisée tonico-clonique, il faut freiner la chute, attendre la fin des convulsions et allonger l'épileptique sur le côté en position latérale de sécurité, le coucher sur le côté la tête tournée. Il ne faut rien lui introduire dans la bouche. Il est rare qu'il y ait des médicaments à administrer car la crise cesse au bout de quelques secondes ou quelques minutes. L'enfant peut aussi présenter une période de somnolence ou de confusion après la crise qui peut durer plusieurs minutes. A ce moment précis, il faut l'aider à reprendre ses esprits et lui expliquer ce qui vient de se passer.
Par ailleurs, certains parents ne font pas assez le nécessaire pour établir une bonne communication avec les enseignants et le médecin scolaire par peur de révéler la maladie de leur enfant. Pour leur part, les enseignants doivent connaître précisément les capacités de l'élève et ses compétences pour l'aider au mieux. L'enfant épileptique bien équilibré a autant de chances d'avoir de bons résultats scolaires que ses autres camarades. Il faut lui donner la chance d'aller à l'école comme les autres enfants et de suivre une scolarité normale. Les établissements spécialisés ne doivent être réservés qu'à des cas très spécialisés. L'épilepsie présente plusieurs symptômes. Les plus visibles sont des clignements rapides des paupières, des spasmes de la face, des mâchonnements, des hyperventilations et des pertes d'urines. Ce genre de crise peut se répéter jusqu'à cent fois en l'absence de traitement. La maladie disparaît généralement à l'adolescence mais elle nécessite un traitement prolongé. A l'heure actuelle, l'épilepsie ne se guérit pas mais elle peut être maîtrisée. Par : Leila Zerrour
|
  LA PILULE DU LENDEMAIN ARRIVE AU MAROC La pilule du lendemain arrive au Maroc
La pilule du lendemain. Voici un produit pharmaceutique, nouveau au Maroc qui risque de faire parler de lui au moins autant que le viagra. Il s'agit d'un moyen contraceptif d'urgence pouvant être prescrit pour la femme (ou la jeune fille) ayant eu un rapport sexuel non protégé et qui ne désire pas tomber enceinte. Cette pilule n'est pas vue d'un bon œil par toutes et par tous... Ça y est ! Bientôt la pilule du lendemain sera vendue en pharmacie au Maroc. Cette annonce a été faite à Casablanca le 24 avril par Sothema. Ce laboratoire pharmaceutique casablancais s'apprête, tout comme Genpharma, un autre laboratoire d'El Jadida, à commercialiser ce produit d'importation. Lequel vient d'être autorisé par les services du ministère de la Santé. Restent seulement quelques derniers réglages procéduriers en ce qui concerne le prix de vente, et la pilule que la femme, voire la jeune fille, peut prendre pour éviter de tomber enceinte après un rapport sexuel non protégé, va être mise en vente dans les pharmacies marocaines. En principe, elle le sera sur prescription médicale. Mais, de l'avis général, ce ne sera pas une règle qui sera respectée par tous les pharmaciens. Lesquels ont pour la plupart rarement l'habitude d'exiger l'ordonnance avant de délivrer des médicaments. CONCERNANT le prix de vente de la pilule du lendemain, selon les services compétents du ministère de la Santé, il ne devra pas dépasser 92 DH l'unité. Mais, ce n'est pas tant la question du coût qui préoccupe le plus.
Une pilule pas comme les autres
La pilule du lendemain, explique Dr. Serghini Mounim Ouafaa, gynécologue-obstétricienne exerçant à Marrakech, est un produit contraceptif d'urgence et d'urgence seulement qu'une femme prend, au lendemain d'un rapport sexuel non protégé pour éviter qu'elle ne tombe enceinte alors qu'elle ne le souhaite pas. « Voilà qui pourrait donner des idées aux jeunes filles aux mœurs débridées ! », pourraient penser d'aucuns. Sauf que « ce produit ne peut être en aucun cas considéré comme une pilule contraceptive ordinaire que la femme peut prendre à chaque fois », insiste Dr. Serghini. Et d'ajouter : « ce n'est pas non plus une pilule abortive (ndlr, qui provoque l'avortement) ». Du reste, la praticienne précise que la pilule du lendemain doit être prise dans la limite des 72 heures qui suivent l'acte sexuel non protégé. Sinon, elle n'est d'aucun effet hormis certains effets indésirables . « En tout cas, estime Dr. Serghini Mounim Ouafaa, quand elle est utilisée à bon escient et dans une situation vraiment exceptionnelle, la pilule du lendemain est un produit qui peut régler pas mal de problèmes ». La gynécologue évoque notamment les grossesses non désirées, en cas de viol par exemple. « Mais ce n'est pas non plus la panacée », s'accordent à dire de nombreux autres médecins.
Pour ou contre la pilule du lendemain ? Au Maroc, quand la pilule du lendemain est évoquée, c'est tout de suite à « l'exemple français » que pensent ceux qui la connaissent déjà. D'ailleurs certaines marocaines se la procuraient déjà dans l'Hexagone. Chez les Français, cette pilule est commercialisée depuis 1999. Mais, depuis 2001, les infirmières scolaires sont autorisées, par la loi, à la dispenser aux lycéennes. Ce qui est vu, même par certains Français, comme étant un encouragement aux rapports sexuels précoces, débridés et non protégés. Certes comparaison n'est pas raison, mais c'est sur ce cas de figure que préfèrent s'arrêter certains jeunes et moins jeunes marocains (des deux sexes), auxquels nous avons demandé leur avis sur la mise en vente de la pilule du lendemain au Maroc. Pour H.N, étudiant, « il ne fait aucun doute que ce moyen contraceptif pourrait être vu par certaines filles aux mœurs légères comme un encouragement supplémentaire à la libération sexuelle ». Son avis est totalement partagé par R.S, également étudiante. T.A, retraité, va plus loin. Pour lui, « maintenant, les jeunes filles doivent se dire qu'elles peuvent tenter le coup avec leur amoureux dans le feu de l'action sans aucune protection en sachant bien qu'elles pourraient se rattraper après coup ». Seulement, tous ceux qui s'opposent d'emblée à la pilule du lendemain, nuancent leurs propos quand des situations exceptionnelles pouvant survenir dans la vie leur sont rappelées. Dans le cas de viol, personne ne trouve rien à redire. « Oui, dans ce cas, cette pilule peut servir puisque c'est justifié », rectifie notre retraité. L.A, une infirmière, va plus loin : « mettons qu'une jeune fille se soit vraiment trompée. Admettons qu'elle ait couché, sans s'y attendre, avec un partenaire sans se protéger. Ne vaudrait-il pas mieux qu'elle puisse éviter le pire en prenant, après le rapport et avant qu'il ne soit trop tard, ce contraceptif d'urgence au lieu d'avoir à porter un enfant dont ni elle ni sa famille ne voudraient. Pire encore, si cette grossesse non voulue pouvait avoir lieu, on peut facilement deviner les conséquences dramatiques qui s'en suivraient ».
Autres réactions « Pilule du lendemain oui, dans une situation d'exception, mais il faudrait bien aussi faire attention aux effets négatifs de ce produit pharmaceutique. Il ne faut pas oublier que cette pilule contient des hormones et peut donc perturber le cycle menstruel. Elle peut aussi provoquer des hémorragies. J'insiste donc sur le fait que ce médicament ne doit être pris que dans un cas exceptionnel. Aussi, est-il nécessaire qu'avant de recourir à cette solution, une visite chez un gynécologue s'impose. Et une fois cette pilule prise, il faut se rendre régulièrement chez le médecin pour contrôle. On sait que les femmes peuvent développer facilement des kystes même en prenant la pilule ordinaire. Bref, le fait que la pilule du lendemain arrive enfin au Maroc, c'est super ! Sauf qu'elle ne peut pas résoudre le problème de mortalité des femmes en couches, ni de celui des morts infantiles.... N'oublions pas non plus que l'objectif de ce moyen contraceptif d'urgence est surtout de réguler le taux de natalité dans notre pays. J'insiste enfin sur le fait que la mise sur le marché de la pilule du lendemain doit absolument s'accompagner d'une campagne de communication pour lever toute équivoque ». Laïla Hamili, chef de projet au sein de l'USAID Maroc. « Je suis favorable à l'usage de la pilule du lendemain par des femmes ou des jeunes filles qui peuvent avoir recours à ce médicament pour éviter une grossesse non désirée. C'est beaucoup mieux que le recours à l'interruption volontaire d'une grosse, par exemple. Encore faut-il que ce moyen ne serve pas à tous les coups juste pour le plaisir. Dans ce cas, cela pourrait même être dangereux ». Hassan.B, enseignant.
- A mon avis, la pilule du lendemain va encourager les filles qui sont désormais de plus en plus décomplexées par rapport à la question de la virginité, à avoir des relations non protégées. Ce qui peut augmenter le risque de contracter des maladies vénériennes ». B. Ghita, informaticienne.
- « C'est un bon moyen pour éviter une grossesse non souhaitée. N'empêche que dans un rapport sexuel, surtout en ce qui concerne les rapports sexuels qui peuvent avoir lieu en dehors du cadre du mariage, il faut absolument se protéger pour éviter de contracter des maladies sexuellement transmissibles comme le Sida ou autres ». Aziza, employée.
La pilule du lendemain et la planification familiale « L'arrivée au Maroc de la pilule du lendemain est une bonne avancée. Ce produit renforce les moyens mis en place dans le pays pour contribuer à une meilleure planification familiale », estime Mohamed Graigaa, directeur exécutif de l'association marocaine de planification familiale (AMPF). L'association a d'ailleurs mené dernièrement une enquête, comme cela a été fait au Burkina Faso et en Côte d'Ivoire, auprès d'un panel de décideurs, de femmes en âge de procréer ainsi qu'auprès de certains focus groupes pour recueillir leurs avis sur l'utilisation de la pilule du lendemain comme moyen de contraception d'urgence. « Il n'y a pas eu de réticence », assure M. Graigaa en commentant les résultats de l'enquête devant faire l'objet d'un rapport qui se trouve en cours de validation par des experts nationaux et étrangers. « Il vaut mieux agir précocement en utilisant cette pilule que de devoir découvrir des nouveaux-nés non désirés jetés dans des poubelles ou des jeunes filles rendre l'âme suite à un avortement clandestin », argumente le responsable de l'AMPF pour défendre son propre avis sur la question. Pilule du lendemain Un « plan B » qui n'est pas sans danger Tous les spécialistes l'affirment, la pilule du lendemain n'est pas efficace à 100%. Toutefois, elle permet, dans de nombreux cas, d'éviter des grossesses non désirées. Seulement, sa prise peut provoquer certaines perturbations. Certains sites spécialisés soulignent que la pilule du lendemain, quelle qu'en soit la marque, provoque des troubles des règles. De même, il peut arriver que des saignements soient notés après la prise de la contraception d'urgence. « Il ne faut pas s'affoler, ces troubles ne vont pas, en général, durer et ne sont pas graves », rassurent des cliniciens. Ils précisent que les règles arriveront, après la prise du comprimé, soit à la date prévue soit quelques jours après. Du reste, la pilule du lendemain, font-ils remarquer, n'altère en aucune manière la fécondité. Pour assurer que la pilule du lendemain est tout à fait anodine, certains médecins rappellent que l'agence fédérale américaine de réglementation des produits alimentaires et pharmaceutiques (Food and Drug Administration, FDA) a annoncé, déjà en 2006, qu'elle autorisait la vente sans ordonnance de cette pilule pour les femmes majeures. Ce moyen contraceptif d'urgence a été autorisé en 1999 aux Etats-Unis, tout comme en France. Il est commercialisé aux USA sous l'appellation « Plan B » et n'était accessible, avant 2006, que sur ordonnance. Et c'est sur ordonnance que la pilule du lendemain pourra être achetée au Maroc. Mais, il y a très peu de chances que cette prescription décrétée par le ministère de la Santé soit respectée.
Des contraceptions d'urgence existent déjà « Des contraceptions d'urgence, il y en a depuis longtemps au Maroc », souligne Dr. Serghini Mounim Ouafaa. « Seulement, chaque médecin avait sa petite recette », explique-t-elle. « L'arrivée attendue de la pilule du lendemain au Maroc, avec sa soumission à la prescription médicale, est une excellente chose », commente la gynécologue-obstétricienne. Tout le monde en parle Mais personne n'en a encore vu la couleur Sothema avait annoncé que « sa » pilule du lendemain allait être mise en vente dans les pharmacies marocaines au début du mois de mai. La première semaine de ce mois s'est écoulée et jusqu'à présent, aucune pharmacie n'en a encore vu la couleur. Explications. « Nous en avons juste entendu parler », confie un pharmacien casablancais en parlant de la pilule du lendemain. Les mêmes propos sont tenus par d'autres pharmaciens de Casablanca et d'ailleurs, qui n'ont encore reçu ni le produit ni aucune brochure explicative le concernant. Les vendeurs en pharmacie sont nombreux à déclarer, quant à eux, qu'ils ne savent même pas ce que c'est. Les gynécologues n'ont pas encore été non plus directement informés de l'arrivée imminente de la pilule du lendemain au Maroc. « Nous avons l'habitude. Ce n'est qu'après l'arrivée dans les pharmacies des nouveaux produits que des délégués médicaux commencent à nous contacter pour nous en expliquer les spécificités », regrette Serghini Mounim Ouafaa. Mais pourquoi donc la pilule du lendemain tarde à arriver dans les pharmacies ? « C'est pour une question de prix que les pilules du lendemain devant être mise sur le marché marocain par les laboratoires pharmaceutiques Sothema et Genpharma tardent légèrement à arriver sur le marché », explique un responsable au sein du ministère de la Santé. Ce dernier confie que, sous l'impulsion de la ministre de la Santé, les administratifs et techniques concernant les produits proposés par les deux laboratoires ont été approuvés en un temps record. Seulement, les pourparlers continuent avec Sothema concernant le prix de vente du produit que ce laboratoire avait proposé de vendre au public à 94 dirhams, alors que le ministère ne voudrait pas voir le prix dépasser 92 dirhams. A l'heure où nous mettions sous presse, Sothema n'avait pas encore donné sa réponse définitive. Cependant, Genpharma était d'accord pour voir son produit se vendre dans les pharmacies à 90 dirhams. Cette différence de prix voudrait-elle dire que ce produit concurrent est de moindre qualité ? Non, répondent des responsables au sein du département de la Santé qui s'étaient assurés de la bonne qualité du produit dont il s'agit. L'arrivée dans les pharmacies de l'une ou l'autre pilule, n'est donc qu'une question de jours, à en croire nos sources.
Halal ou haram ? Dans une déclaration donnée à une radio casablancaise, Yasmina Baddou a précisé que la pilule du lendemain « est un moyen contraceptif, non une pilule abortive et parmi les médicaments qui devaient être autorisés au Maroc, cette pilule était attendue ». Selon elle, c'est une grande avancée et non une dérive. La ministre anticipe déjà la polémique que pourrait susciter la mise en vente de ce contraceptif d'urgence. Dans certains milieux, le sujet risque de ne pas échapper aux manichéistes voulant tout classer dans l'une ou l'autre case du halal ou du haram. Ils ne sont pas d'ailleurs les seuls à raisonner de la sorte. Même le pape Benoît XVI n'est pas favorable à l'utilisation de la pilule du lendemain. En novembre de l'année dernière, il a lancé un appel aux pharmaciens italiens, leur demandant de refuser de distribuer des médicaments tels que la pilule du lendemain. Devant les délégués du 25e congrès de la fédération des pharmaciens catholiques, le pape a estimé que le droit à l'objection de conscience devait être reconnu aux pharmaciens pour les médicaments contraceptifs, abortifs ou euthanasiants. La ministre de la Santé, Livia Turco, a estimé que le souverain pontife n'avait pas à dicter à une profession ce qu'elle devait faire. Franco Caprino, le président de la Fédération des pharmaciens Fedepharma, a rappelé que les pharmaciens étaient tenus par la loi de vendre les médicaments prescrits par un médecin. « Ce sera aussi notre réponse si un tel débat devait avoir lieu dans notre pays », opine un gynécologue casablancais. Au sein du département de la Santé, on préfère juste insister sur le fait que la pilule du lendemain est un moyen efficace devant faire diminuer le nombre d'avortements au niveau national. Rappelons-le, certaines statistiques évoquent l'enregistrement chaque année au Maroc de pas moins de 300.000 cas d'avortement. Ce qui est énorme dans un pays où cette pratique n'est pas, en principe, autorisée.
Comment agit le contraceptif d'urgence ? Sur un plan pratique, la pilule du lendemain agit sur la muqueuse de l'endomètre qu'elle modifie, la rendant inapte à recevoir un éventuel œuf et retarde ou perturbe l'ovulation. En règle générale, les diverses méthodes de contraception interviennent à différentes phases du processus de la reproduction, soit qu'elles bloquent complètement l'ovulation, qu'elles empêchent la rencontre des spermatozoïdes et de l'ovule dans les trompes, ou qu'elles créent un environnement hostile à la fécondation et à la nidation. A noter que la pilule du lendemain ne remplace pas les autres moyens de contraception. Mais son utilisation doit rester occasionnelle, et ne doit pas conduire à renoncer au préservatif, qui permet seul une prévention des maladies sexuellement transmissibles.
Données avancées par Sothema
- 35% des grossesses non désirées surviennent dans la population de femmes qui n'utilisent pas de contraception.
- 28% des grossesses non désirées aboutissant à une interruption volontaire de grossesse (IVG) surviennent dans la population de femmes qui n'utilisent pas de contraception et 23% dans la population de femmes qui utilisent la pilule en contraception hormonale régulière.
(Source : Bajos et al. Contraception : From Accessibility to Efficiency. Human Reproduction Vol.18, No.5.).
- La pilule du lendemain agit sur l'ovulation en retardant ou inhibant le pic LH (pic hormonal)
- La pilule du lendemain n'est pas une pilule abortive
- La pilule du lendemain n'est pas efficace si la grossesse a débuté.
- La pilule du lendemain agit jusqu'à 72 heures après un rapport non ou mal protégé.
- La pilule du lendemain ne protège pas contre les IST.
- La pilule du lendemain n'a pas de contre-indications.
- Les rapports qui suivent la prise de la pilule du lendemain doivent être protégés jusqu'aux prochaines règles (cas particulier de l'oubli de pilule). L'efficacité de la pilule du lendemain dépend du délai écoulé entre le rapport sexuel non ou mal protégé et la prise.
Communication tous azimuts Sothema envisage de mener une campagne de sensibilisation et de vulgarisation du principe de contraception d'urgence, en étroite collaboration avec la direction de la population et l'AMPF (Association Marocaine du Planinng Familial). Une ONG active dans le domaine de la planification familiale. Les actions prévues, annonce le laboratoire pharmaceutique, sont notamment : la participation en tant qu'exposant dans les salons professionnels et thématiques (pharma-expo ; médical expo, le salon de la femme ; le salon de l'enfant...) ; l'organisation de festivals de jeunes ; l'organisation de caravanes de sensibilisation ; une sensibilisation de proximité grâce aux 24 centres de l'AMPF ; des tables rondes avec les médecins et les pharmaciens ainsi qu'une importante campagne de médiatisation. Les différentes méthodes contraceptives
- Barrières Les barrières contraceptives, telles que le préservatif, le diaphragme ou la cape cervicale, empêchent physiquement les spermatozoïdes de franchir le col de l'utérus. Les spermicides, sous forme de crème, gelée ou ovule vaginal ou dans des éponges, détruisent les spermatozoïdes à leur contact.
Les pilules associant un oestrogène et un progestatif (hormone proche de la progestérone) bloquent l'ovulation. Les pilules ne contenant qu'un progestatif et à dose faible empêchent parfois l'ovulation. Ces produits progestatifs provoquent surtout un épaississement de la glaire cervicale, la rendant imperméable aux spermatozoïdes et modifient la muqueuse de l'utérus.
- Stérilisation Les stérilets (ou dispositifs intra-utérins) entraînent une réaction inflammatoire de la muqueuse utérine la rendant impropre à l'implantation (ou nidation). La stérilisation empêche toute rencontre entre l'ovule et les spermatozoïdes par interruption chirurgicale des trompes chez la femme, ou des canaux déférents chez l'homme.
Les méthodes naturelles, fondées sur l'auto-observation, orientent la femme sur ses jours de fertilité. Pendant cette période, son partenaire et elle doivent s'abstenir de relations sexuelles ou utiliser une contraception mécanique. Ces méthodes sont peu fiables en terme de contraception.
En cas de rapport sexuel non protégé, il est possible d'intervenir très rapidement pour éviter une éventuelle grossesse soit : par la prise le plus rapidement possible de la pilule du lendemain, soit par la pose dans les 5 jours d'un dispositif intra-utérin (stérilet). Cette pose est obligatoirement effectuée par un médecin.
Mohamed Zainabi
|
  LE GUIDE DE LA SANTE AU MAROCLe guide de la médecine et de la santé au Maroc est développé par NG COM Santé tropicale, sous la responsabilité éditoriale du professeur Abdelmounaim Aboussad, assisté du docteur Laila Hessissen, tous deux Ambassadeurs de Santemaghreb.com au Maroc. Les Ambassadeurs sont tous des professionnels de la santé. Ils se sont portés volontaires pour prendre en charge la responsabilité rédactionnelle d'un site Internet dédié à la communication de la santé de leur pays. L'attrait le plus important de nos sites réside dans leur Bibliothèque qui contient, en accès libre, les archives de nos publications et une grande partie des consultations ont un but de recherche bibliographique. Mais de plus en plus, nos visiteurs s'intéressent aux nouvelles rubriques très riches en informations diverses et variées sur la santé du continent africain. Toute l'équipe technique est au service des Ambassadeurs, afin de mettre en ligne le plus rapidement possible les informations qu'ils nous transmettent. Nous vous invitons à contacter nos Ambassadeurs afin de leur apporter vos conseils, vos suggestions et, si vous le désirez, vos contributions. L'outil Internet nous permet de communiquer. Communiquons !
|
  PALUDISMELe paludisme est dû à un parasite, le Plasmodium, transmis par les moustiques qui en sont porteurs. Chez l'être humain, ces parasites se multiplient dans le foie puis s'attaquent aux globules rouges.
Le paludisme se manifeste par de la fièvre, des maux de tête et des vomissements. Ces symptômes apparaissent généralement dix à quinze jours après la piqûre de moustique. En l'absence de traitement, le paludisme peut entraîner rapidement le décès par les troubles circulatoires qu'il provoque. Dans de nombreuses régions du monde, les parasites sont devenus résistants à plusieurs médicaments antipaludéens.
Les principales mesures de lutte contre le paludisme prévoient: un traitement rapide et efficace par des associations médicamenteuses comportant de l'artémisinine, l'utilisation de moustiquaires imprégnées d'insecticide et la pulvérisation d'insecticide à effet rémanent à l'intérieur des habitations pour lutter contre les moustiques vecteurs.
Principaux points * Le paludisme est une maladie pouvant être mortelle. Il est dû à des parasites transmis par les piqûres de moustiques infectés. * Un enfant en meurt toutes les trente secondes. * Il y a eu 247 millions de cas en 2006, à l'origine de près d'un million de décès, pour la plupart des enfants africains. * Le paludisme est une maladie évitable dont on guérit. * Environ la moitié de la population mondiale est exposée au risque de paludisme, en particulier dans les pays à faibles revenus. * Les voyageurs venant de régions exemptes de paludisme et se rendant dans des zones «sensibles» sont particulièrement vulnérables. * Le paludisme a des répercussions économiques et peut entraîner une baisse du taux de croissance allant jusqu'à 1,3% dans les pays fortement affectés.
Le Maroc n'est pas à l'abri du paludisme d'importation Le paludisme a aujourd'hui disparu au Maroc, mais le risque de sa réintroduction n'est pas écarté du fait des déplacements de populations Pour prévenir la contamination, la chimioprophylaxie, avant, pendant et après le séjour dans un pays d'endémie sont recommandés. [Le Maroc n'est pas à l'abri du paludisme d'importation] Depuis 2005, aucun cas de paludisme autochtone n'a été dépisté au Maroc. Cependant, on constate une augmentation permanente des cas de paludisme importé (75 en 2007), du fait de l'accroissement des voyages internationaux et des flux migratoires à partir des pays ou cette maladie sévit de façon endémique et massive, déclare le Dr Amrani Idrissi Abderrahman, chef du service des maladies parasitaires au ministère de la santé, à l'occasion de la journée mondiale du paludisme, qui a été célébrée pour la première fois à travers le monde, le 25 avril dernier. Il faut rappeler que, depuis le lancement au Maroc, en 1965, du programme de lutte contre le paludisme, le nombre de cas autochtones n'a cessé de diminuer, passant de 30 893 en 1963, à un millier vers la fin des années 1980, puis à 4 cas en 2003 et à un seul en 2004. Par ailleurs, les efforts fournis ont permis d'éradiquer en 1973 l'espèce plasmodium falciparum, responsable du paludisme grave. Cela a été obtenu grâce à une stratégie de lutte structurée et bien adaptée, axée sur le dépistage, le traitement et la lutte contre le moustique vecteur de la maladie, l'anophèle femelle. Cette évolution favorable de la situation épidémiologique a permis, à partir de 1999, de mettre en place une stratégie visant l'élimination du paludisme autochtone du Maroc, axée sur l'intensification des actions de lutte et la formation des professionnels de santé dans les provinces à risque. De la sorte, on a pu désactiver les derniers foyers de transmission de la maladie, dont le tout dernier foyer a été détecté et neutralisé en 2002 dans la province de Chefchaouen, déclare Mme Ibtissam Amer, chef du service de la lutte antivectorielle. Cette situation confirme que le Maroc tend vers l'élimination de la maladie au niveau national. Toutefois, prévient le Dr Amrani, cela n'autorise en aucun cas à arrêter ou réduire les activités sur le terrain, mais plutôt à rester vigilant et à consolider les acquis. Cette vigilance se justifie pour deux raisons principales, indique ce responsable du ministère de la santé. D'une part, la notification de cas importés de l'étranger qui sont en augmentation constante (75 cas dépistés en 2007) du fait de l'intensification des déplacements des populations. Cela constitue un risque pour la réintroduction du paludisme dans notre pays. D'autre part, la persistance des facteurs de risque et de vulnérabilité, particulièrement en relation avec les conditions écologiques favorables à la pullulation du moustique vecteur, en l'occurrence les fortes pluviométries et les sécheresses qui occasionnent la stagnation des eaux et donc des foyers pour la transmission de la maladie. D'ou le rôle capital et concerté entre les départements ministériels de la santé, de l'agriculture et de l'intérieur. Les résultats obtenus permettent au Maroc d'entamer, sur incitation de l'OMS, un processus de certification d'élimination du paludisme autochtone. Mais cela exige au préalable la mise à niveau de notre système de surveillance, souligne le Dr Amrani. Ainsi, le slogan choisi pour la célébration de la journée mondiale du paludisme dans notre pays est «Renforçons les activités de surveillance pour maintenir l'élimination du paludisme autochtone dans notre pays». Dr Anwar Cherkaoui 02-05-2008
|
  AFRA VIH SIDA MAROClundi 26 mars 2012
La 5e Conférence Francophone VIH/SIDA se tiendra à Casablanca (Maroc) du 28 au 31 mars 2010. Après les conférences de Montréal (2001), Lyon (2003), Bruxelles (2005) et Paris (2007), nous sommes très heureux que, pour la première fois, cette conférence se tienne sur le continent africain. Elle souligne ainsi l'importance prise par les échanges Nord-Sud dans le cadre de la francophonie, et de la lutte contre le VIH.
Pour la première fois également, l'organisation de cette conférence est portée par l'AFRAVIH, l'Alliance FRancophone des Acteurs de santé contre le VIH, association créée en mars 2009 qui a pour objet le développement des échanges entre les différents acteurs, le partage de l'expertise scientifique, la promotion d'actions et de recherche, et le développement des pratiques de santé publique à travers un réseau francophone d'acteurs de santé.
La conférence de Casablanca se situe à un moment crucial de la prise en charge des personnes atteintes. Des progrès importants ont été obtenus dans de nombreux pays du Sud, grâce à la mobilisation des professionnels de santé, de la société civile et des associations engagées dans la lutte contre le VIH, mais aussi grâce à l'appui des financements internationaux et des institutions internationales. Cependant, la qualité de la prise en charge et la pérennité des moyens sont en question dans le contexte de l'accès universel, de la décentralisation, de la valorisation des ressources humaines. En effet, la prise en charge des personnes vivant avec le VIH nécessite de pouvoir répondre avec une grande exigence de qualité à l'ensemble de leurs besoins ainsi qu'à ceux des populations concernées : accès aux traitements de 2e ou 3e ligne, disponibilité des analyses biologiques pour le suivi, mais également pour le diagnostic et la prise en charge des pathologies associées, soutien psychologique et social indispensable à l'observance thérapeutique, lutte contre la stigmatisation et l'exclusion. La conférence de Casablanca a pour objectif, dans le prolongement des conférences francophones précédentes, d'ouvrir un large débat avec tous les acteurs de santé, du Nord et du Sud, avec une volonté d'équité, de respect des personnes, et de renforcement du droit aux soins et à la prévention. Nous vous espérons nombreux, très nombreux à Casablanca pour partager et défendre les valeurs essentielles qui forgent la qualité de nos engagements, et qui doivent assurer durablement l'impact de nos actions. Vos interventions, à travers cet espace exceptionnel d'échange que nous offre la francophonie, portent nos espoirs de demain. Pr. Hakima HIMMICH Présidente
VIH-Sida : 200 bébés séropositifs chaque année au Maroc 24/02/2010 http://www.cnls-congobrazza.org/ Dans un nouveau rapport de l'ALC (Association de lutte contre le Sida) qui sera bientôt publié affirme que moins d'une femme séropositive sur dix a accès aux services visant à prévenir la transmission du VIH au nouveau-né. Extrait d'une recherche internationale réalisée au Maroc et dans 5 autres pays, le rapport souligne que ni les nouveau-nés, ni leurs mères ne reçoivent un traitement et des soins appropriés pour mettre fin à cette tragédie inutile et parfaitement évitable. |
  MAROC PLUS D'UN TIERS DES NAISSANCES SANS ASSISTANCE MEDICALE Plus d'un tiers des naissances sans assistance médicale
Entre la Norvège, meilleur, et l'Afghanistan, pire endroit au monde pour être mère, le Maroc se situe au bas milieu d'un index rendu public par l'ONG internationale Save the Children. Ce classement est une combinaison de la situation des enfants et celle des femmes en général et montre que le Maroc a du chemin à faire pour remonter la pente. Un exemple: le revenu moyen d'une femme au Maroc représente moins de 25% du total de celui d'un homme. Source: info.k4health.org Source: info.k4health.org Autre exemple: plus d'un tiers des femmes marocaines accouchent sans assistance médicale. Pour comparaison: en Algérie, ce pourcentage serait seulement de 5%. La mortalité infantile est, pour sa part, moins importante qu'en Algérie. 36 sur 1000 enfants meurent avant l'âge de 5 ans au Maroc, tandis qu'en Algérie, ce nombre s'élève à 41. En France, 12ème du classement, se nombre se limite à 4 enfants.
Le rapport « Etat des mères dans le monde 2010 » sera officiellement lancé mercredi 5 mai, lors de la Journée internationale de la sage-femme. Il réuni un nombre important de statistiques sur la santé des femmes et enfants, mais aussi sur l'éducation et la situation professionnelle des femmes dans le monde. Les trois classements (situation des femmes, des enfants, et des mères) diffèrent entre trois groupes: pays développés (43 pays), pays moins développés (77 pays), et pays les moins développés (40 pays). A la tête du classement du premier groupe (43 pays): la Norvège, suivie de l'Australie et de l'Islande. Les Pays-Bas (8ème) la Belgique (9ème), l'Allemagne (10ème), la France (12ème) et l'Espagne (13ème) se situent tous dans le top 15 pays, l'Italie vient en 17ème position. Les Etats-Unis arrivent seulement en 27ème position, ce qui reste loin devant le Maroc, qui se voit classé 68ème des 77 pays du deuxième groupe (donc 111ème au total). Il est devancé aussi par ses voisins de la Tunisie (28ème du même groupe) et de l'Algérie (52ème). Cela montre que le Maroc a du chemin à parcourir, mais il est toutefois important de rester vigilant quant à ce genre de classements. Ils se basent sur un choix nécessairement limité d'indicateurs et qui ne laissent pas beaucoup de place à des considérations qualitatives. Exemple: la mortalité infantile est plus basse au Maroc qu'en Algérie même si chez nos voisins, l'assistance médicale à la naissance est beaucoup plus élevée. Le classement n'explique pas cela. Et sans rentrer dans le détail des indicateurs, il est dommage d'avoir un classement de la situation des femmes et des mères sans pouvoir comparer celui-ci à un même classement pour les hommes et les pères. Pour être précis, l'objectif de Save the Children n'est pas tant d'établir un classement mondial en soi, mais d'utiliser ce classement pour lancer un appel pour que dans les pays les plus pauvres, le nombre d'agents de santé de base soit augmenté. Dans les nations les plus pauvres du monde. Comme l'organisation l'indique dans un communiqué, le classement « illustre clairement que les mères ayant accès à l'éducation, à des possibilités économiques et aux soins de santé maternelle et infantile se donnent à elles-mêmes et à leurs enfants la meilleure chance de survivre et de prospérer. » Sans vouloir contredire cette conclusion, exclure de l'analyse la situation des pères et les possibles actions à engager en leur faveur semble beaucoup limiter qu'une telle étude peut avoir. Le mot « père » n'apparaît qu'une seule fois dans les 52 pages du rapport. Frederic Schmachtel |
|
|  INFOS DU MOIS |  |
|
|
|
|