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PROJET SANTE  COTE D'IVOIRE

ORGANISME ET PROJET DE SANTE EN Côte d'Ivoire    vous pouvez voir aussi  la rubrique Santé

CENTRE DE RECHERCHE POUR LE DEVELOPPEMENT

lundi 26 mars 2012
Améliorer l'environnement, améliorer la santé en Côte d'Ivoire
En Côte d'Ivoire, des chercheurs subventionnés par le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) étudient les moyens de réduire les effets nocifs pour la santé causés par le développement débridé de l'agriculture et la construction d'un vaste barrage hydroélectrique. Mais ils s'éloignent des sentiers battus : au lieu de se centrer sur les services de santé, ils tentent d'améliorer la santé de la population par une meilleure gestion des ressources locales. Ce projet innovateur n'est qu'un de plusieurs décrits sur un nouveau site Web qui résume la contribution du CRDI au développement durable et équitable. Le site a été créé à l'occasion du Sommet mondial sur le développement durable, qui aura lieu du 26 août au 2 septembre 2002.
Pendant la plus grande partie de son histoire, le village de Buyo a été un marigot isolé au cœur des forêts humides équatoriales du sud-ouest de la Côte d'Ivoire. Vers la fin des années 1960, le gouvernement ivoirien a entrepris un ambitieux projet afin d'exploiter les abondantes ressources naturelles de la région. Les principaux moteurs économiques ont été les politiques et programmes mis sur pied pour favoriser l'agriculture intensive, ainsi qu'un barrage hydroélectrique construit en 1980 sur la rivière Sassandra.
Aujourd'hui, Buyo fait partie de la « nouvelle ceinture du café et du cacao » de la Côte d'Ivoire et est devenu un pôle d'attraction pour les immigrants. La plupart y viennent en quête de terres où s'adonner aux cultures marchandes. Certains trouvent du travail dans des exploitations forestières ou dans les pêcheries prospères qui prolifèrent dans la région. L'arrivée massive d'immigrants à l'espace Buyo a fait passer la population de 7 500 habitants qu'elle était en 1972 à plus de 100 000 aujourd'hui.

Le prix du progrès
La rapide transformation de Buyo, de la forêt aux champs, ne s'est pas faite sans heurts. Une étude menée en 1996 par une équipe de chercheurs ivoiriens, dirigée par Pascal Houénou de l'Université d'Abobo-Adjamé, a permis de déceler une foule de problèmes dont plusieurs sont attribuables à la réussite des projets de développement régional. « Malheureusement », souligne Houénou, « les politiques agricoles mises en place ont donné lieu à une véritable course contre la montre, les gens tâchant de défricher le plus possible afin de pouvoir revendiquer les terres et obtenir les titres de propriété pour les léguer à leur famille. »
Les chiffres montrent que les terres défrichées pour la culture du café et du cacao ont centuplé depuis 1975. La production d'huile de palme et de caoutchouc s'est également accrue. Aujourd'hui, la terre est devenue une marchandise hautement commercialisable qui fait l'objet de spéculations et de disputes, surtout entre les premiers habitants de la région, les Kouizés, les Bétés et les Gnanbouas, et les nouveaux arrivants. L'opinion incidente émise par le président à l'effet que « la terre appartient à qui l'exploite » n'a guère aidé à atténuer les tensions ou à favoriser l'intégration.

Des eaux troublées
Le développement économique a laissé sa marque sur l'environnement. À mesure que la savane remplace la forêt, les pluies se font plus rares et la biodiversité disparaît. L'abus d'engrais et de pesticides dans les champs cultivés nuit également à la qualité de l'eau du lac de Buyo et de son bassin hydrographique. Les pesticides comme le DDT, le lindane, l'aldrine et l'heptachlore, interdits ou rigoureusement réglementés partout ailleurs dans le monde, sont d'usage courant dans cette région. Dans les systèmes aquatiques de climat chaud comme celui du lac de Buyo, ces polluants se transforment facilement en d'autres composés qui font rapidement leur chemin dans la chaîne alimentaire.



SANTE COTE D'IVOIRE

L'Institut de Recherche pour le Développement (IRD) est l'héritier de L'ORSTOM, établissement public français de recherche qui, depuis plus de cinquante ans , travaille à la connaissance scientifique des régions tropicales. L'ORSTOM a été présent en Côte d'Ivoire dès 1946. Le changement d'identité correspond à la volonté de l'Institut d'impulser une nouvelle dynamique à son activité de recherche pour le développement, de promouvoir sa capacité d'expertise collégiale en réponse aux questions des décideurs du développement, et de contribuer à la formation des cadres scientifiques et techniques des pays partenaires .
Actuellement, l'IRD mène en Côte d'Ivoire des recherches en partenariat avec différents organismes ivoiriens dans le domaine de la santé, des sciences sociales et économiques de l'environnement et des ressources vivantes. Il participe à la formation du personnel de la recherche de Côte d'Ivoire et apporte une base de connaissances du milieu tropical, un réseau de compétences et de relations scientifiques et techniques utiles au développement.
Le fossé entre pays riches et pays pauvres s'agrandit de jour en jour. L'égalité dans le développement n'est pas pour demain. Cette différence de développement n'est pas seulement économique, industrielle et infrastructurelle. Elle est aussi sanitaire et sociale ne serait-ce que pour circonscrire le débat. Les praticiens des pays riches diront parfois qu'ils n'ont pas de moyens pour travailler. Cela est vrai. Mais que dire des pays dits pauvres (appelons les choses par leurs noms) ? Quand les professionnels de la santé de ces hôpitaux disent qu'il n'y a rien pour travailler, c'est qu'il n'y a vraiment rien. Et bien sûr, ils seraient les plus heureux si on leur proposait le surplus ou tout simplement ce que ceux des pays nantis trouvent dépassé.

La médecine traditionnelle est-elle la solution ? J'en doute car elle a montré ses limites. Une part de la responsabilité incombe aux dirigeants parce que la part du budget réservée à la santé est dérisoire. Mais d'autre part en même temps il faut savoir que même s'ils engloutissaient tout le budget national pour le mettre au compte de la santé, cela apparaîtrait comme une goutte d'eau dans la mer. Le pourquoi, c'est le manque de plan d'action cohérent, c'est cette démographie galopante, c'est l'informel, ce sont ces nouvelles pandémies dont l'Afrique se trouve être au premier plan et c'est la mentalité de la population. Ne dit-on pas que la santé n'a pas de prix mais elle a un coût ?
Mais ici, dans les pays au sud du Sahara, la participation de la population à ses soins de santé est délicate tant les cas sociaux sont nombreux. Quelles solutions cohérentes pour ces populations qui ont de réels besoins de santé non couverts ? Le débat est ouvert. La santé pour tous à l'an 2000 ne doit pas être un leurre. Pour mémoire, je rappelle que nous sommes en 2004.

Abidjan, le 27 décembre 2004
Yao Raphaël Abauleth abauleth@hotmail.com


UNICEF RAPPORT SANTE COTE D'IVOIRE

Les priorités de l'UNICEF
Pour aider les enfants et les femmes vulnérables, l'UNICEF distribue à Korhogo des nécessaires sanitaires d'urgence, des colis de médicaments essentiels, des colis d'éducation, du matériel de loisirs, des couvertures, des nattes de couchage, des moustiquaires, des fûts en matière plastique de 30 litres, des vêtements d'enfants, des livres d'enfants, des seaux et des verres en plastique. Ces articles sont distribués dans les centres d'enfants, les centres de santé et les hôpitaux, en fonction des priorités.

Parmi les activités menées actuellement ou planifiées par l'UNICEF figurent :
*  En matière d'éducation, le bureau de pays plaide en faveur du droit à l'éducation auprès de toutes les parties au conflit. Les activités entreprises consistent notamment à distribuer des fournitures scolaires et du matériel de loisirs, à construire des salles de classe temporaires destinées aux populations déplacées et aux communautés d'accueil où les personnes déplacées ont trouvé refuge et à former des enseignants à dispenser un soutien psychosocial et une éducation à la paix.
    * Parmi les activités entreprises dans le domaine de la santé figurent la distribution de vitamine A, la vaccination et l'apport de médicaments essentiels ainsi que de fournitures cliniques de base et de matériel nécessaire à la chaîne du froid, l'objectif étant de renforcer les capacités des centres de santé existants. Les vaccinations visent à protéger la population contre la rougeole, la fièvre jaune et d'autres maladies que des vaccins permettent d'éviter. Le bureau de pays apporte également son soutien à des activités d'information, d'éducation et de communication (IEC) entreprises auprès de toutes les populations concernées et relatives à l'hygiène, à la santé et à la nutrition. En outre, des moustiquaires destinées aux enfants et aux femmes enceintes sont distribuées afin de lutter contre le paludisme. Des programmes d'appui dans le domaine de la surveillance nutritionnelle et de la nutrition ciblée se poursuivent également. Pour éviter les risques de malnutrition, l'UNICEF distribue aux enfants de moins de cinq ans des biscuits protéiniques. Des activités de sensibilisation et de prévention du VIH/SIDA et de prévention des infections sexuellement transmissibles sont également organisées.
    * Les activités menées en matière d'eau, d'environnement et d'assainissement consistent entre autres à fournir de l'eau potable et des installations sanitaires de base aux populations déplacées, aux réfugiés libériens du sud-ouest du pays, et aux communautés d'accueil. L'UNICEF accorde également la priorité à la distribution de trousses de maternité, à la mise en place d'infrastructures d'approvisionnement en eau et d'assainissement et à l'adoption de meilleures mesures d'hygiène.
    * Les mesures de protection consistent à identifier et à recenser les enfants non accompagnés (les enfants déplacés qui ont été séparés de leur famille). Il s'agit avant tout d'éviter les séparations et de réunir les enfants et leur famille. En outre, des efforts sont entrepris afin de mettre en évidence les violations des droits des enfants et des femmes, de suivre l'évolution de la situation et d'y remédier. Des campagnes de mobilisation sont également menées à la fois auprès des autorités gouvernementales et des groupes rebelles afin que les enfants ne soient pas recrutés pour participer au conflit armé et que le personnel humanitaire puisse accéder en sécurité et sans aucune restriction aux régions contrôlées par les forces gouvernementales ou par les troupes rebelles. Enfin, l'UNICEF veille également à ce que les femmes et les enfants qui en ont besoin aient accès à des services psychosociaux adéquats.

PALUDISME

Le paludisme est dû à un parasite, le Plasmodium, transmis par les moustiques qui en sont porteurs. Chez l'être humain, ces parasites se multiplient dans le foie puis s'attaquent aux globules rouges.

Le paludisme se manifeste par de la fièvre, des maux de tête et des vomissements. Ces symptômes apparaissent généralement dix à quinze jours après la piqûre de moustique. En l'absence de traitement, le paludisme peut entraîner rapidement le décès par les troubles circulatoires qu'il provoque. Dans de nombreuses régions du monde, les parasites sont devenus résistants à plusieurs médicaments antipaludéens.
Les principales mesures de lutte contre le paludisme prévoient: un traitement rapide et efficace par des associations médicamenteuses comportant de l'artémisinine, l'utilisation de moustiquaires imprégnées d'insecticide et la pulvérisation d'insecticide à effet rémanent à l'intérieur des habitations pour lutter contre les moustiques vecteurs.

Principaux points
    * Le paludisme est une maladie pouvant être mortelle. Il est dû à des parasites transmis par les piqûres de moustiques infectés.
    * Un enfant en meurt toutes les trente secondes.
    * Il y a eu 247 millions de cas en 2006, à l'origine de près d'un million de décès, pour la plupart des enfants africains.
    * Le paludisme est une maladie évitable dont on guérit.
    * Environ la moitié de la population mondiale est exposée au risque de paludisme, en particulier dans les pays à faibles revenus.
    * Les voyageurs venant de régions exemptes de paludisme et se rendant dans des zones «sensibles» sont particulièrement vulnérables.
    * Le paludisme a des répercussions économiques et peut entraîner une baisse du taux de croissance allant jusqu'à 1,3% dans les pays fortement affectés.

Le paludisme représente 33% de la mortalité hospitalière en Côte d'Ivoire, a annoncé vendredi le coordonnateur du Programme national de lutte contre le paludisme ( PNLP), le docteur San Koffi Moïse.
Selon le docteur San, cette maladie représente aussi 50,17% des causes de morbidité dans le pays (50,17% sur l'ensemble des cas de maladies). "Autorités et populations, nous devons lutter avec vigueur contre cette maladie afin qu'à partir de l'an 2010 plus personne ne meure de paludisme en Côte d'Ivoire", a-t-il énoncé. "Dans le monde, le paludisme touche 300 millions de personnes. Il occasionne un million de décès chaque année", a-t-il ajouté.
Le coordonnateur du PNLP a ainsi exhorté les populations au respect des conditions d'hygiène et à l'utilisation des moustiquaires imprégnées pour éviter la maladie.
Le paludisme ou la malaria est une maladie beaucoup présente en Afrique subsaharienne. Il se transmet par des piqûres de moustiques.

Les médicaments à éviter
Selon une information du Docteur KONG Sakeo, Chargé de Cours à l' Université de Yaoundé I, au Cameroun, il est impérieux d'informer le grand public du danger qu'il encourt en achetant certains médicaments officiellement retirés de la liste des médicaments contre le paludisme mais qui sont encore en vente dans les officines.
Les médicaments concernés sont retirés, parce qu'il a été observé qu'ils causent «l'insuffisance rénale», elle-même source de l'affaiblissement du système immunitaire.
Voici la liste des médicaments à ne pas acheter pour le paludisme:

  •         PLASMOTRIN

  •         ARTEQUIN

  •         CO-ARINATE

  •         ARCO

  •         ARTEDAR

  •         ARTECON

  •         DIALQUIN

La rédaction de IvoireDiaspo
Info: Dr KONG Sakeo, Chargé de Cours / Université de Yaoundé I, B.P. 7500 Yaoundé (Cameroun),  Tél Bureau : (237) 22 23 77 53 Portables:  (237) 22 04 50 80 & (237) 70 14 28 28

LUTTE CONTRE LE SIDA

lundi 26 mars 2012
Projet Régional Commun de Prévention et de Prise en Charge des IST/VIH/SIDA le Long du Corridor de Migration Abidjan-Lagos
Après plus de deux ans de mise en œuvre, le Projet Corridor s'est imposé aujourd'hui comme un cadre irremplaçable d'engagements et d'actions consensuels et harmonisés pour les gouvernements, les populations, les CNLS et PNLS, la société civile, les ONG nationales, et Internationales les services des douanes et de l'immigration et surtout les Comités Frontaliers La revue à mi parcours du projet Corridor vient de s'achever sur des constats majeurs qui ouvrent de nouvelles perspectives pour la coopération sous régionale et multilatérale dans le domaine du transport et de la lutte contre la pandémie du VIH/SIDA.

En effet les résultats suffisamment probants enregistrés au cours du premier cycle du projet ont convaincu les différents partenaires présents des opportunités multiformes que pouvait représenter cette unique expérience pour les acteurs intéressés par les actions pragmatiques en faveur des populations vulnérables, particulièrement les groupes cibles encore plus exposés du fait de leur contact avec le territoire du Corridor.

Aujourd'hui, le projet corridor est perçu comme un exemple de coopération sous régionale capable de fédérer les énergies des Etats et des partenaires en développement. A cet effet, le défi majeur pour le Secrétariat Exécutif est de réorienter la gestion du projet en fonction des recommandations de la RMP pour saisir les nouvelles opportunités qui s'offrent au projet Corridor. De façon précise, il s'agit de :
  • Envisager parallèlement des études, la mobilisation de ressources additionnelles et la négociation de nouveaux partenariats
  • Envisager une extension aux gares routières et parkings (prévention)
  • Prendre en compte des petits vendeurs ambulants
  • Travailler en concertation avec les MAP
  • Capitaliser l'expérience de ONUSIDA
  • Faire participer GAMET
  • Mettre en place par pays d'un Comité regroupant CNLS, MSP, Ministères des transports et ALCO
  • Associer les autorités des Douanes, de la Police et de l'Immigration aux réunions des organes de l'OCAL
  • Elaborer et faire adopter un règlement intérieur (préciser les rôles des membres du CDP, définir conditions de stabilisation...)
  • Créer des organes d'exécution à base communautaire le long du corridor
  • Renforcer le partenariat avec la CEDEAO et établir des partenariats avec d'autres institutions comme GIP-Esther
  • Renforcer l'implication des programmes nationaux dans la fonctionnalité des sites
  • Consolider les acquis et corriger les insuffisances du Projet dans la perspective d'une capitalisation par un nouveau projet en cours de préparation pour le corridor
  • Exploiter les autres possibilités de mobilisation de ressources (9ème FED, BAD, etc.)
  • Mobilisation de ressources additionnelles, notamment pour le traitement (ARV).

Au total, cette belle et délicate aventure technique, pragmatique et institutionnelle ira en se raffermissant davantage pour le bonheur, des partenaires et des bénéficiaires du corridor Abidjan - Lagos.

INFOS DU MOIS

A la suite d'une demande urgente de la fondation Thiam, au Mali, l'association Matériel médical sans frontière (MMSF), basée à Villeneuve, a envoyé le 28 septembre un container contenant 13 générateurs de dialyse ainsi qu'un de traitement des eaux. L'aide de MMSF va permettre de créer une unité de dialyse à l'hôpital Gabriel-Touré de Bamako, ainsi qu'une unité de traitement en néphrologie à Kayes, au nord-ouest du pays. Une aide importante pour les Maliens, mais encore très insuffisante car des milliers d'insuffisants rénaux identifiés en Afrique vont mourir faute de soins. Avec ce nouvel envoi, l'association continue à soutenir les pays les plus défavorisés, le Mali est le dixième pays aidé par l'association. Lors du chargement de cet envoi, le maire est venu féliciter les membres de l'association. Le président Yves Gimeno a annoncé qu'un envoi important de matériel est prévu début 2011 en Côte d'Ivoire. 


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