ORGANISME ET PROJET SANTE BURKINA FASO vous pouvez voir aussi la rubrique Santé   LUTTE CONTRE LA FIEVRE JAUNE Le Burkina Faso vient tout juste de lancer une importante campagne de vaccination contre la fièvre jaune. Près de 8 millions de personnes devraient être désormais protégées, grâce au soutien financier du Fonds mondial pour les Vaccinations Alliance (GAVI), qui consacre 11 millions de dollars à cette opération. Pour relever le défi, plus de 10 000 agents de santé et volontaires ont été déployés sur l'ensemble du territoire. Ils devront bien sûr administrer le vaccin, mais également sensibiliser la population à cette fièvre hémorragique grave –elle est mortelle dans 20% à 50% des cas- transmise entre vertébrés – le singe et l'homme - par un moustique. Cette campagne préventive fait partie de l'Initiative régionale contre la fièvre jaune lancée par Gavi Alliance dans toute l'Afrique de l'Ouest. A ce jour, le Mali, le Sénégal et le Togo ont déjà mis en œuvre des campagnes similaires. L'enjeu est de taille. Plus de 500 millions d'Africains dans 33 pays sont menacés par la maladie, et 30 000 en décèdent chaque année
LE FONDS MONDIAL POUR LES VACCINS ALLOUE 150 MILLIONS DE DOLLARS SUR CINQ ANS À 13 PAYS EN DÉVELOPPEMENT L'effort initial permettra d'atteindre quatre millions d'enfants et de sauver plus de 100 000 vies chaque année; les prochaines décisions sur les allocations de fonds seront effectuées en novembre Le Fonds mondial pour les vaccins de l'enfance fournira des vaccins et un financement pour une valeur de plus de 150 millions d'USD sur cinq ans pour améliorer les programmes de vaccination dans 13 pays en développement. Les premières contributions seront versées à 13 pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine — Cambodge, Côte d'Ivoire, Ghana, Guyana, Kenya, Laos, Madagascar, Malawi, Mali, Mozambique, République kirghize, Rwanda et Tanzanie. Ces pays pourront ainsi vacciner quatre millions d'enfants contre l'hépatite B d'ici la fin de 2001. En outre, plus de 600 000 enfants qui, sinon, auraient échappé à la toute vaccination seront protégés. Cela représente une progression de 10% de la couverture vaccinale de base. Selon les estimations, ces contributions initiales permettront de sauver plus de 100 000 vies chaque année.
"C'est la première fois que nous parvenons à fournir à des pays une assistance directe aussi considérable dans des délais aussi courts. C'est important parce que la vaccination est l'une des interventions de santé publique les plus rentables. Les vaccins sauvent des vies et il est inacceptable qu'aujourd'hui encore 30 millions d'enfants ne soient pas entièrement vaccinés", a déclaré le Dr Gro Harlem Brundtland, Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et Présidente du Conseil de l'Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI), une coalition d'institutions publiques et privées. "Le Fonds est l'un des mécanismes de financement qui sont utilisés pour enrayer la baisse des taux de vaccination et accélérer l'introduction de vaccins insuffisamment utilisés et de nouveaux vaccins dans les pays les plus pauvres du monde. GAVI est le type même du partenariat novateur dont nous avons besoin pour fournir des vaccins aux enfants qui en ont le plus besoin — et pour prouver à l'industrie que nous assumerons en partie les coûts des vaccins qu'elle mettra au point pour les pays les plus pauvres. C'est pourquoi j'ai demandé au Congrès d'investir cette année 50 millions de dollars dans le Fonds mondial pour les vaccins de l'enfance afin de soutenir l'action de GAVI", a déclaré Bill Clinton, le Président des États-Unis.
Le processus d'attribution des fonds est conçu de manière à allouer efficacement des ressources aux services de santé des pays en développement. Environ 98% des ressources actuelles du Fonds iront directement aux programmes nationaux de vaccination. Trente autres pays devraient soumettre des propositions au Fonds pour l'examen prévu en octobre; des examens sont prévus tout au long de 2001 et au début de 2002. Au cours des deux prochaines années, un soutien sera apporté aux 74 pays qui satisfont au critère de sélection — ceux dont le PNB par habitant ne dépasse pas 1 000 dollars. "Cette nouvelle approche, qui consiste à lancer un appel aux pays éligibles pour qu'ils mettent en place des programmes de vaccination améliorés, axés sur les besoins de la communauté, trouve un écho favorable auprès des donateurs et des responsables de la santé des pays en développement" a déclaré Carol Bellamy, directrice générale de l'UNICEF et membre du Conseil de GAVI. Les pays bénéficieront d'une assistance financière et technique soit pour renforcer leurs systèmes de vaccination, soit pour introduire de nouveaux vaccins comme le vaccin contre l'hépatite B et le vaccin contre l' Haemophilus influenzae type b (Hib). Certains pays recevront un soutien dans ces deux domaines. Les vaccins et les fonds sont octroyés après un examen attentif des propositions des pays, qui doivent soumettre un plan quinquennal complet prévoyant un investissement gouvernemental croissant (et une diminution de l'aide extérieure). Les aides subséquentes seront accordées en fonction de la capacité du pays à exécuter le plan et à réaliser ses objectifs.
"L'accès aux ressources du Fonds offre aux responsables de la santé une occasion de procéder à un examen critique de leurs programmes actuels et de définir des approches, plus durables et fondées sur une collaboration accrue, pour l'intégration des activités de vaccination dans leurs services de santé", a déclaré Jacques-François Martin, Président du Fonds. "C'est exactement ce que nous nous efforçons de faire — veiller à ce qu'un plus grand nombre d'enfants soient entièrement vaccinés et, dans le même temps, améliorer les services de santé." À l'heure actuelle, les vaccins sauvent quelque trois millions d'enfants chaque année. Toutefois, GAVI estime que trois autres millions de personnes meurent de maladies évitables par la vaccination. Chaque année, la rougeole, qui a pratiquement disparu dans les pays riches, tue près d'un million d'enfants, tandis que la pneumonie et la méningite provoquées par le Hib emportent 400 000 jeunes vies. Le Fonds a été lancé au début de l'année avec une contribution initiale de 750 millions d'USD de la Fondation Bill et Melinda Gates. Il a en outre obtenu plus de 100 millions de dollars de promesses de contributions de la Norvège, des Etats-Unis et du Royaume-Uni. D'autres pays, dont les Pays-Bas et le Canada, ont indiqué vouloir apporter un appui au Fonds.
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  LANCEMENT VACCIN MENINGITE EN 2010Burkina: lancement d'un nouveau vaccin anti-méningite en 2010 Le Burkina Faso utilisera en 2010 un nouveau vaccin contre la méningite qui a fait cette année plus de 500 morts dans ce pays ouest-africain, a-t-on annoncé dimanche au ministère de la Santé. Le Burkina Faso a été choisi comme "pays pilote" pour "introduire ce nouveau vaccin en Afrique de l'ouest" à cause de la "récurrence" des épidémies de méningite, a déclaré à l'AFP le directeur général du Programme élargi de vaccination (PEV) au ministère, le docteur Meté Bonkoungou. Grâce au soutien de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), nous allons avoir au premier semestre 2010 une campagne de vaccination contre la souche A de la méningite", a dit M. Bonkoungou. Le méningocoque de souche A est le germe responsable de 80% des cas de méningite chaque année au Burkina Faso et dans la "plupart des pays de l'Afrique de l'ouest, a-t-on ajouté de même source. Les bureaux de l'OMS à Ouagadougou ont confirmé l'information sur ce nouveau vaccin, précisant que le produit avait été fabriqué par un laboratoire pharmaceutique indien, sans plus de détails. Officiellement, 4.052 cas suspects de méningite avec 521 décès ont été enregistrés depuis janvier dans ce pays sahélien classé parmi les trois plus pauvres au monde par le Programme de Nations unies pour le développement (PNUD). Avec ce nouveau vaccin, ça ne veut pas dire que nous ne parlerons plus de méningite mais nous allons considérablement limiter les pertes (en vie humaine) parce que ce méningocoque était le plus meurtrier", a ajouté le docteur Bonkoungou.
Dénommé MenA, ce vaccin a une durée d'immunité de 10 ans contre trois pour l'actuel. "Les cycles des épidémies vont aussi s'espacer de manière très importante a cause de l'immunité plus longue que confère ce nouveau vaccin", a relevé M. Bonkoungou, sans préciser le nombre de personnes qui seront touchées par cette campagne de vaccination. D'autres pays, notamment le Tchad, le Mali, le Niger et le Nigeria, logés dans la ceinture africaine de la méningite qui s'étend de la Mauritanie (à l'ouest) à l'Éthiopie (à l'est) bénéficieront de cette campagne après le Burkina, a-t-il indiqué. |
  DEVELOPPEMENT DE TROIS MUTUELLLES DE SANTE AUX PRODUCTEURS DE COTON Développement de trois mutuelles de santé au profit des producteurs de coton La Journée de lancement du projet « Appui technique à l'Union Nationale des Producteurs de Coton du Burkina Faso pour l'initialisation d'un réseau régional de Mutuelles de santé» se déroulera à Bobo Dioulasso le 8 avril 2009. Elle consacrera le démarrage du projet qui concerne le développement de trois mutuelles de santé au profit des producteurs de coton de l'Union Nationale des Producteurs de coton du Burkina Faso (UNPCB). La journée de lancement du projet « Appui technique à l'Union Nationale des Producteurs de Coton du Burkina Faso pour l'initialisation d'un réseau régional de Mutuelles de santé» se déroulera le 8 avril 2009 à 16h, au Conseil régional de la Région Hauts Bassins à Bobo Dioulasso. Cet appui technique est destiné aux producteurs de coton et est co- financé par la Commission européenne. Le projet est porté conjointement par l'UNPCB et par la Caisse Centrale de la Mutualité Sociale Agricole. Sa mise en œuvre opérationnelle est assurée par la Caisse de MSA de la Charente Maritime et le Réseau d'Appui aux Mutuelles de Santé (RAMS). Ce projet fait suite à un premier projet co-financé par le Service de Coopération et d'Action Culturelle de l'Ambassade de France à Ouagadougou, ayant conduit à l'ouverture, en avril 2007, d'une mutuelle de santé « pilote » : la Mutuelle de Santé des Cotonculteurs de Karangasso Sambla. Devant le succès du premier projet, ce nouveau projet offre ainsi la possibilité de développer trois nouvelles mutuelles de santé dans les départements de Peni, Bama et Satiri sur le modèle de la MUSACOKS et de créer un réseau régional de mutuelles de santé professionnelles.
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  LE SAMU SOCIAL AU BURKINA FASOSecourir les enfants des rues de Ouagadougou Le samu social International agit dans l'urgence, allant à la rencontre des personnes devenues des victimes puisqu'elles subissent leur sort. Il a une vocation internationale et agit spécifiquement dans les villes, particulièrement dans les mégapoles. Ses opérations de sauvetage consistent à porter aide et assistance aux populations exclues : leur prodiguer les premiers soins, les orienter, les accompagner vers un abri. Ces personnes sont ensuite orientées vers des structures locales pérennes, afin de préparer leur sortie de l'urgence, en vue de l'insertion. Le samu social International se caractérise par sa mobilité, son ubiquité, sa technicité, sa polyvalence et ses réseaux. Il forme le personnel local, sur place et en France, pour lui permettre de s'inscrire dans la dynamique sanitaire et sociale du pays. Il regroupe les samu sociaux locaux de droit local qui se créent pour agir selon ses méthodes et sa charte. Le samu social International est une organisation non gouvernementale qui se présente sous la forme d'une fédération de samu sociaux locaux. Les équipes mobiles, composées d'un infirmier et de deux secouristes, sillonnent 7 jours sur 7 Ouagadougou, garantissant une présence quotidienne auprès des enfants de la rue. Elles effectuent des tournées de nuit (5 fois par semaine) à bord d'une ambulance facilement identifiable, et des tournées de jour en mobylette (5 matinées par semaine), pour repérer les enfants en situation de rupture familiale et/ou sociale dans la rue, leur apporter une aide et, si besoin est, procéder à leur orientation. Un hébergement temporaire est proposé par les équipes du Samu social aux enfants en grand danger médical ou psychosocial ainsi qu'aux enfants considérés comme "prêts" à sortir de la rue. Le samu social Burkina Faso travaille en étroite collaboration avec le Centre Renaissance de l'Action Sociale burkinabé où il a installé sa base arrière et un cabinet de soins. Le Centre est un lieu de transit médical et/ou social qui permet, d'une part, de répondre à des situations d'urgence, et d'autre part, de créer un relais entre l'action de rue menée par les équipes mobiles et les organismes qui prennent en charge les enfants sur le long terme. En effet, la réinsertion de ces enfants est un processus long et complexe qui nécessite un travail d'évaluation, de préparation et de mise en confiance afin d'optimiser les chances de réussite. En 2004, le samu social Burkina Faso, a mis en place, au Centre Renaissance, un accueil de jour pour les enfants de la rue où plusieurs activités de resocialisation leur sont proposées. Par ailleurs, les enfants des rues atteints de pathologies graves sont immédiatement orientés vers les centres hospitaliers partenaires. Des garde-malades du samu social Burkina Faso assurent leur accompagnement durant l'hospitalisation. Le Samu social prend en charge les frais inhérents, assure la distribution des médicaments et effectue un suivi social de ces enfants..
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  GROSSESSES NON DESIREES CHEZ LES ADOLECENTES AU BURKINABURKINA FASO: Inquiétudes face à la multiplication des grossesses non désirées chez les adolescentes OUAGADOUGOU, 18 janvier 2008 (IRIN) - Chaque année au Burkina Faso, près de 500 filles tombent enceintes contre leur gré et bon nombre d'entre elles abandonnent leur nouveau-né dans des toilettes, des poubelles ou derrière des immeubles. Ce phénomène choquant devient particulièrement fréquent à Ouagadougou, la capitale, à mesure que de plus en plus de personnes quittent les campagnes pour venir s'y installer. Les traditions paysannes qui veulent que les filles se marient jeunes, souvent lorsqu'elles ont 13 ans ou moins, entrent en conflit avec les pratiques moins conservatrices et les mœurs plus légères de la vie citadine. Pas instruites, ces filles ne comprennent même pas pourquoi elles ont leurs règles, et ne savent pas vers qui se tourner, le poids de la tradition étant encore très présent, et les services de santé publique, inadaptés, a expliqué Asseta Sanfo, assistante sociale.
Agir pour faire face au problème « Il n'y a pas un jour où notre centre ne reçoit pas un enfant abandonné ou une mère ayant fugué en abandonnant son enfant », a confié à IRIN Mme Sanfo, qui travaille dans un foyer public pour jeunes filles-mères à Ouagadougou. Face au manque de places disponibles dans les orphelinats et à l'incapacité des autorités provinciales à trouver une solution à ce problème, l'Etat est intervenu pour la première fois en 2006 en faisant construire un foyer pour les jeunes filles-mères et leurs bébés. D'après les assistantes sociales, lorsque cela est nécessaire, elles encouragent les jeunes mères à garder leurs bébés après l'accouchement plutôt qu'à les confier à des orphelinats déjà débordés.« Nous nous sommes rendu compte que nous avions l'obligation d'accepter tous les enfants amenés [dans les orphelinats] et nous avons donc dû construire un foyer pour héberger les mères et leurs enfants », a déclaré Raphaël Zongnaba, directeur régional de l'Action sociale et de la solidarité nationale. « Si nous n'aidons pas ces filles, elles vont chercher à se débarrasser de leurs bébés où elles le pourront », a fait remarquer Asseta Sanfo, assistante sociale au foyer. Le foyer héberge actuellement 10 filles et 50 enfants, mais il fonctionne grâce à un financement annuel de 13 500 dollars américains du gouvernement italien.
Besoin d'une aide accrue Dans un pays où près d'un quart des adolescentes burkinabè sont soit enceintes soit déjà filles-mères - selon une étude démographique du ministère de la Santé – et où il n'y a qu'un seul hôpital national susceptible de leur venir en aide, l'action de certaines œuvres caritatives catholiques et organisations non-gouvernementales (ONG) a permis de combler le vide. Sœur Marie Ouédraogo travaille à Carmen Kisito, un centre d'accueil de l'église catholique qui vient en aide à 100 jeunes filles enceintes. Ce centre a été créé en 2006 lorsque les religieuses se sont rendu compte que l'orphelinat qu'elles dirigeaient recevait plus d'enfants abandonnés que d'orphelins. « Aujourd'hui, dans notre orphelinat, quatre enfants sur cinq sont des enfants abandonnés », a affirmé sœur Ouédraogo. Carmen Kisito étant une structure qui vit de petits dons privés, et chaque naissance coûtant de 67 dollars américains à 336 dollars, selon les complications, les moyens financiers du centre sont limités et sœur Ouédraogo doit parcourir plusieurs marchés pour trouver les produits alimentaires les moins chers pour pouvoir nourrir toutes les pensionnaires.
Déshonneur L'ONG Un monde pour tous (UMPT) essaie d'apporter une aide à long terme à ces jeunes filles-mères en leur accordant un prêt de 90 dollars pour leur permettre de subvenir à leurs besoins après l'accouchement. Souvent les familles rejettent ces jeunes filles parce qu'elles les ont déshonorées, a expliqué à IRIN Etienne Zombra, coordinateur à l'UMPT ; dans ce cas, une médiation est nécessaire. Jusqu'à présent, l'ONG est parvenue à rapprocher de leur famille 130 des 164 filles qu'elle a reçues.« Les familles refusent souvent de reprendre les filles en raison de leurs croyances socioculturelles. En cas d'inceste, c'est encore plus difficile pour les filles. Les parents refusent définitivement de voir le bébé ».
Etapes suivantes Le Burkina Faso a un taux de natalité assez élevé, avec en moyenne sept naissances par femme. Le pays présente aussi l'un des taux de mortalité maternelle les plus élevés au monde, avec 930 décès maternels pour 100 000 naissances, selon le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA). [Census shows population growth rising] Alors que 86 pour cent des femmes et des jeunes filles burkinabè ont des relations sexuelles non protégées, selon l'enquête démographique et de santé réalisée en 2003 par le ministère de la Santé, il faudrait introduire dans les écoles secondaires des cours sur la santé reproductive, pour éviter déjà que les jeunes filles ne tombent enceintes, a recommandé Siaka Traoré, chargé de communication à l'UNFPA. L'UNFPA mène également une campagne médiatique pour informer les adolescents sur les différents moyens de contraception.
Parallèlement, le gouvernement espère pouvoir ouvrir un deuxième foyer à Bobo-Dioulasso, la deuxième grande ville du pays, mais la construction de ce foyer a été retardée faute de financement.
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  EXCISION SANS FRONTIEREBurkina-Mali : excision sans frontières La pratique, interdite au Burkina Faso, s'exporte au Mali au sein de la communauté burkinabé
Au Burkina Faso, l'application de la loi contre l'excision a confiné la pratique à la transfrontalité. Profitant du vide juridique entourant cette pratique au Mali, des parents s'en vont exciser leurs filles dans ce pays, sous le regard impuissant des acteurs de la lutte. Koro, porte d'entrée au pays dogon, à l'Est du Mali, par la frontière burkinabè. Cette petite ville sahélienne attire de nombreux touristes occidentaux. Son marché, à la renommée bien établie, draine, chaque samedi, des commerçants et clients venus des pays voisins. Il n'y a pas que des touristes et des marchands qui accourent à Koro. Depuis quelques années déjà, la ville tient lieu de forum shopping, à de nombreux burkinabè, venus faire exciser leurs filles. « Au Burkina Faso, affirme le Dr Nestorine Sangaré, directrice exécutive d'un centre de recherche sur le genre et le développement, la loi contre l'excision a confiné la pratique dans la clandestinité dont la transfrontalité est l'une des formes émergentes. » Les populations feignant d'avoir abandonné la pratique, ont trouvé une nouvelle trouvaille en vue de la perpétuer. Contourner la loi en amenant exciser leurs fillettes à l'étranger est devenu le nouveau stratagème. Le Mali est leur destination favorite. Là, aucune loi n'interdit la pratique qui, du reste, est perçue favorablement dans l'opinion publique. « On nous l'interdit ici. Ce n'est pas le cas à Koro, pourquoi je n'y irai pas », se satisfait sans gène, Mariam [nom d'emprunt], venue de Ouahigouya, ville burkinabè frontalière à Koro.
Pratique soutenue par la communauté burkinabè Pour l'heure, aucune donnée statistique ne permet de mesurer l'ampleur du phénomène. Mais les témoignages s'y rapportant sont édifiants. « Un des chefs de villages avec lequel nous menons le combat contre l'excision, m'a dit un jour que si nous voulions réussir notre combat, il nous fallait poster des agents de sécurité et de santé à la frontière avec le Mali, tant les populations y allaient en masse pour exciser leurs filles », atteste Fati Ouédraogo, chargée d'un projet de lutte contre l'excision à Ouahigouya, dans la région Nord du Burkina, frontalière du Mali. La pratique est soutenue et organisée par une communauté burkinabè bien implantée à Koro. Craignant des dénonciations anonymes, Mariam a prétexté une visite à sa sœur aînée, mariée à koro. Elle y a été rejointe plus tard, par l'exciseuse. Après l'opération, cette dernière s'en est retournée au Burkina dans l'insouciance la plus totale. A charge maintenant pour Mariam et les siens de s'occuper des pansements. D'autres par contre, explique Fati Ouédraogo, déplacent simultanément les victimes et l'exciseuse. Par petits groupes, à dos d'âne, à moto ou à vélo, les fillettes sont convoyées à Koro, décrit Fati Ouédraogo.
« Chaque fois que nous communiquons à nos collègues maliens des cas d'excision, ils n'agissent pas » Contre l'excision transfrontalière, aucune action n'a été entamée. Les acteurs de la lutte assistent impuissants au spectacle, faute de moyens et surtout par manque de légitimité. « Cette boucherie silencieuse m'écœure. Mais, je n'ai pas les moyens de l'empêcher », se désole la septuagénaire Aminata Magassa, responsable de l'association féminine " Kafo" de Koro. N'ayant pas une convergence de vue sur la pratique de l'excision, la coopération policière entre les forces de sécurité des deux pays est inefficace. « Chaque fois que nous communiquons à nos collègues maliens des cas d'excision, ils n'agissent pas », regrette Kpinh Dah, commandant de brigade de la gendarmerie territorial de Thiou. Une conférence tenue, en septembre 2008, a regroupé les épouses des chefs d'Etat de la sous-région ouest africaine. La première dame du Mali, Lobo Touré, ne s'y était pas rendue. Au cours de cette rencontre, le Mali avait été critiqué pour ne pas avoir légiféré sur l'excision et avait été invité à le faire. Mais face aux groupes de pression et aux lobbies islamiques, cette loi risque de ne jamais voir le jour. Du moins, pas de sitôt. Les jeunes et les nouvelles technologies, un binôme efficace contre l'excision ? Enda Tiers Monde en est convaincue. L'organisation sénégalaise a lancé le concours « Excision : jouez et gagnez », le 15 janvier, sur le site Les jeunes changent l'Afrique.org. Jusqu'au 28 février, les participants doivent soumettre « soit une image (photo, dessin, caricature…), soit une vidéo (théâtre, mime, comédie, musique…) » dénonçant les mutilations génitales féminines (MGF), qui concerneraient entre 100 et 140 millions de femmes, selon l'Unicef. Le concours est né d'une étude qu'Enda et ses partenaires ont menée de 2006 à 2008 au Sénégal, au Mali et au Burkina Faso : « Contribution des TIC [1] à l'abandon des MGF en Afrique francophone : rôle citoyen des jeunes ». Afin que l'existence du jeu se propage, Enda a directement contacté les collectifs de jeunes rencontrés au cours des deux ans de recherche, qui doivent à leur tour faire circuler l'information.
Les garçons concernés par l'excision La compétition est réservée aux 15-30 ans de neuf pays d'Afrique de l'Ouest francophone : le Bénin, le Burkina-Faso, la Côte d'Ivoire, la Guinée, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Togo. « Nous avons ciblé l'Afrique de l'Ouest parce que c'est là que sont concentrées les principales zones d'excision. Il est vrai que l'excision existe dans des pays anglophones d'Afrique de l'Ouest, mais la langue française était pertinente, notamment à cause du problème des coûts de traduction », commente Marie-Hélène Mottin-Sylla, responsable de l'équipe synergie, genre et développement chez Enda. « Excision : jouez et gagnez » redouble d'originalité en ce qu'il permet aux hommes de s'exprimer sur l'excision, souvent qualifié de « problème de femmes ». « L'un des résultats de l'étude, précise Marie-Hélène Mottin-Sylla, montre que les jeunes garçons s'approprient plus les TIC que les filles. Elle montre aussi qu'ils se sentent concernés par l'excision parce que leur mère, leur sœur, leur petite amie l'a peut-être vécue. Le sujet les touche d'autant plus qu'ils sont appelés à devenir chefs de foyers, et qu'à ce titre ils seront amenés à prendre des décisions… » selon la présidente de l'ONG allemande, Christa Müller, INTACT qui appuyait seulement 3 organisations de lutte contre l'excision basées dans les régions des Plateaux et Centre, a décidé de s'ouvrir à 4 autres pour une riposte plus efficace contre les mutilations génitales féminines qui, au Togo, ont un taux de prévalence de 6 à 7%, selon les dernières études menées par la Direction de l'Action sociale et de la Promotion de la Femme. Le nouveau partenariat qui va couvrir la période 2008-2011, sera signé en août prochain, et va permettre au projet "Libération", élaboré à cet effet, de quadriller les zones de prévalence au Togo comprenant 19 des 31 préfectures que compte le pays, a indiqué Mme Müller, au cours d'une conférence de presse samedi au Goethe Institut de Lomé. Dans le cadre de ce projet, il est prévu 4 séminaires visant la reconversion des exciseuses. Ces femmes bénéficieront, à cet effet, de financements pour mener des activités génératrices de revenus, a précisé la présidente de l'ONG "Odjougbo" (principale partenaire de INTACT), Mme Akuavi Odah. L'ONG allemande, pendant 3 ans, va prendre en charge 21 animateurs et animatrices de programmes et va les déployer sur le terrain afin qu'ils sensibilisent les populations sur les dangers des mutilations génitales féminines, précise le Plan d'action de ces ONG togolaises. L'ONG allemande qui a mené pendant longtemps des actions similaires au Bénin, compte aider le Togo a éradiquer le phénomène de l'excision, a martelé la présidente de INTACT. "Le pays principal pour nous aujourd'hui pour cette lutte est le Togo, car il dispose d'une loi qui combat l'excision", a-t-elle déclaré, soulignant que son ONG va mener des actions en concert avec des associations de femmes, des responsables religieux et traditionnels ainsi que le gouvernement du Togo. L'ONG allemande INTACT créée en 1996, intervient au Bénin, au Burkina Faso, au Sénégal et au Togo pour l'éradication de l'excision.
l'excision : deux points de vue africains
interviews sur l'excision Le psychologue togolais Ferdinand Ezembe est le président-fondateur de l'association Afrique Conseil qui s'est fixée pour objectif d'exprimer les opinions des Africains sur des problèmes qui les concernent. Kadidia Sidibe est, quant à elle, la responsable de l'Association malienne pour le suivi et l'orientation des pratiques traditionnelles (AMSOPT), créée en 1984 et agréée en tant qu'ONG en 1991 par Falila Gbadamassi Ferdinand Ezembe :
Afrik.com : Que pensez-vous de l'excision ?
Dr Ezembe : Je voudrais tout d'abord dire que c'est un problème de femmes et que de fait en tant qu'homme je ne suis pas le mieux placé pour donner un avis.
Il est clair que l'excision a eu un sens à une époque donnée. Je vous fais cependant remarquer qu'on ne peut pas se permettre de juger une pratique de l'extérieur. La souffrance est bien sûr universelle mais il faut faire l'expérience de l'excision pour en parler. Dans ma profession, j'ai rencontré des excisées traumatisées et d'autres qui la revendiquaient tout en ne voulant pas l'imposer à leurs filles. Je ne parle pas ici de l'infibulation mais de la simple ablation du clitoris.
J'ai reçu le témoignage d'une femme de l'Afrique de l'Ouest qui m'expliquait qu'elle avait une sexualité normale .Elle avait d'ailleurs attendu l'excision avec impatience pour accéder à un lac où seules les excisées avaient le droit de se baigner. Elle m'a aussi expliqué qu'avant le grand jour, elle avait reçu une initiation sexuelle dont elle n'a pas voulu révéler le contenu puisque c'est un secret d'initiée. Il est normal que l'excision pose un problème dans un univers (le monde moderne) où elle est désacralisée.
Si les risques médicaux sont certains, il est cependant des régions entières où les femmes sont en majorité excisées. Ce ne sont pas pour autant des régions où la population féminine est décimée. En outre ramener le débat sur l'excision à un problème sexuel est quelque peu farfelu. Les femmes frigides, ça existe ! Ne déniions pas cependant la possibilité d'un droit de regard même si il appartient aux femmes des ethnies concernées de décider. Ne nous érigeons surtout pas en donneurs de leçons.
Afrik.com : Que pensez-vous de la position française ? Et de celle des hommes ?
Dr Ezembe : La France attaque l'excision parce que c'est avant tout une pratique africaine. Elle a elle même abrité au 19è siècle, un éminent chirugien, le professeur de Broca, fondateur de l'école anthropologique française qui conseillait l'excision. J'attends le jour où des Africains pourront proscrire une pratique culturelle française sous prétexte de barbarisme. Les hommes et les femmes dans ce domaine se rejettent la responsabilité. C'est le serpent qui se mord la queue. L'excision est devenu un problème économique quand on considère le statut de l'exciseuse.
Afrik.com : La position de l'ethnopsychiatrie telle que développée par Tobie Nathan vous paraît-elle probante en ce qui concerne l'excision ?
Dr Ezembe : La démarche de Tobie Nathan est intéressante parce qu'il est parti de l'assertion que nul ne devait s'ériger en donneur de leçons mais il s'est fait piéger par le travers que lui même dénonçait. Il n'est pas le mieux placé pour parler de l'excision. C'est comme si un psychiatre togolais était l'expert en ce qui concerne des pratiques typiquement occidentales. Tout le monde trouverait cela aberrant. La chose semble moins évidente quand il s'agit de demander l'avis de Nathan sur l'excision.
Kadidia Sidibe :
Afrik.com : Quelle est votre action au Mali et comment est venu votre intérêt pour la lutte contre l'excision ?
K. Sidibe : Je suis enseignante de formation et j'ai été très touchée par la mort d'une de mes élèves qui avait été excisée.
Afrik.com : Que pensez-vous de l'assertion selon laquelle l'excision est une ruse machiste ?
K. Sidibe : Il est vrai que les hommes historiquement en sont les initiateurs. Et ce sous le prétexte de préserver la fidélité des femmes. Ce sont pourtant elles qui la pratiquent et la revendiquent. Elles ont été psychologiquement marquées. On leur a toujours dit que non excisées, elles nuiraient à leurs enfants ou à leurs maris, coeur de leur vie.
Ce n'est pas seulement un concept de villageoises mais c'est aussi celui d'intellectuelles. La différence réside dans le fait qu'elles invoquent la médicalisation. Toute opération est d'ailleurs proscrite par un arrêté au Mali qui prévoit des poursuites pénales. On a constaté des grands changements dans la mesure où dans les 70 villages dans lesquels j'interviens, 20 ont arrêté de pratiquer l'excision.
Afrik.com : Qu'est ce qui vous paraît le plus important à retenir de l'excision ?
K. Sidibe : J'ai toujours cherché à comprendre l'excision. En tant que sonraï, groupe ethnique qui ne pratique l'excision qu'au contact des populations qui le font, je n'avais pas vraiment été confrontée à la chose. Je ne dis jamais que l'excision est une mauvaise chose. Seulement dans la culture africaine, il existe des aspects positifs et négatifs, malheureusement l'excision en fait partie. D'autant plus qu'elle a perdu sa valeur culturelle. L'excision, pratiquée à la puberté était précédée d'une période initiatique pendant laquelle la jeune fille apprenait à satisfaire sexuellement son époux en plus d'être une bonne épouse. C'est aujourd'hui, à mon avis, un problème économique. L'exciseuse dans le village est une femme reconnue qui reçoit des dons des villageois. La fin de l'excision mettrait fin à cet avantage économique non négligeable.
Appel à la solidarité Suite à son excision, la lycéenne Fanta Camara souffre de troubles graves liés à la rupture de son sphncter urinaire. Une autre jeune fille âgée de 17 ans a besoin d'une intervention chirurgicale. Les internautes qui souhaiteraient aider au financement de ces opérations peuvent entrer en contact avec Fadidia Sidibe, à l'Association malienne pour le suivi des pratiques traditionnelles (AMSOPT), BPE 1543 Bamako (Mali), tél. 00 223 295 895. E-mail : amsopt@datatech.toolnet.org
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  LE RESEAU LAFIA GUIDE MEDECINELe réseau Lafia est constitué d'acteurs du monde de la santé qui animent le site, proposent des articles et interviennent bénévolement sur les forums pour répondre à vos questions. Vous êtes médecin, pharmacien ou infirmier, vous souhaitez rejoindre le Réseau Lafia : Nous écrire ou appeler M. LEGA Ibrahim au (226)70033448.
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  SOIGNER LES MALADIES NEGLIGEESPrès de 450 millions de dollars de médicaments pour soigner les maladies « négligées » Plusieurs firmes pharmaceutiques se sont engagées à fournir au Burkina Faso des lots de médicaments d'une valeur de quelque 450 millions de dollars américains pour lutter contre certaines maladies « négligées », responsables de la cécité ou d'autres formes d'infirmité chez des millions de personnes dans le pays, a révélé le ministre de la Santé. Près de 4 000 travailleurs de la santé sont actuellement déployés à travers le pays pour assurer la distribution prochaine de ces médicaments et mener des opérations de sensibilisation et de prévention contre ces maladies, ont affirmé les responsables de la santé. Ce programme national vise cinq des maladies que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) appelle des « maladies tropicales négligées » ou MTN : la filariose lymphatique, l'onchocercose, la schistosomiase, le trachome et les vers intestinaux. S'il est vrai qu'au fil des années, le Burkina Faso a mené divers programmes visant à traiter certaines de ces maladies, le nouveau programme adopte une approche intégrée permettant de prendre en charge plusieurs de ces pathologies à la fois. « Cette approche vise à coordonner notre lutte contre ces maladies négligées afin d'assurer que nos interventions soient plus efficaces, plus performantes, plus fiables et plus pérennes », a expliqué Alain Yoda, ministre de la Santé, devant la presse et les chefs de communauté à l'occasion du lancement du programme, le 8 janvier, à Diapaga, 400 kilomètres à l'est de Ouagadougou, la capitale.
« Le Burkina Faso et certains pays en voie de développement souffrent plus que d'autres de ces maladies, causes de décès, d'infirmités et d'autres souffrances pour la population », a-t-il affirmé. « Les médicaments existent, mais ils ne sont pas à la portée des malades ». Un des médicaments de la firme Pfizer utilisés dans le traitement du trachome – deuxième cause de cécité au Burkina Faso après la cataracte – coûte environ 26 000 francs CFA (58 dollars) la dose, a confié à IRIN Seydou Touré, responsable national du programme MTN. Pays enclavé, le Burkina Faso se trouve à la lisière sud du désert du Sahara et fait partie des pays les plus pauvres de la planète. Dans le dernier indice de développement humain du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), il est classé 176e pays sur 177. Selon l'OMS, bon nombre de MTN sévissent dans les zones où les systèmes d'assainissement sont inadéquats, l'eau insalubre et l'accès aux soins de santé de base limité. D'après les statistiques du gouvernement, seuls 10 pour cent environ des 13,7 millions d'habitants que compte le pays ont accès à un système d'assainissement adéquat. Pour l'OMS, les MTN sont un « symptôme de la pauvreté et du dénuement », car elles sévissent au sein des communautés les plus pauvres et les plus marginalisées.
Si on les qualifie de maladies « oubliées », c'est parce qu'elles sont souvent moins visibles et qu'on ne leur accorde qu'une faible priorité par rapport à d'autres pathologies à fort taux de mortalité, alors qu'elles provoquent généralement des douleurs chroniques sévères et des infirmités permanentes, selon l'OMS. La schistosomiase urinaire est une maladie parasitaire qui peut entraîner des lésions de la vessie et des reins. Selon le ministère de la Santé, elle touche environ trois millions de personnes au Burkina Faso, soit près de 25 pour cent de la population. L'Agence américaine pour le développement international (USAID) soutient le programme MTN du Burkina Faso grâce aux dons de médicaments offerts par les firmes pharmaceutiques Pfizer, Merck et GlaxoSmithKline, certains de ces dons s'inscrivant dans le cadre du programme de donation Mectizan, de l'initiative de lutte contre la schistosomiase et de l'initiative internationale de lutte contre le trachome. La contribution financière du gouvernement burkinabé à ce programme est de 200 millions de francs CFA (450 000 de dollars) – environ le tiers des coûts de fonctionnement. La plupart des lots de médicaments offerts sont déjà arrivés dans le pays, selon M. Touré, le responsable pays du programme MTN. Au cours de la première phase du programme, qui durera jusqu'au début du mois de février, les travailleurs de la santé vont soigner environ 11 millions de personnes âgées de cinq ans et plus, atteintes de filariose lymphatique, d'onchocercose ou de vers intestinaux. Pendant la deuxième phase, de février à la mi-mars, quelque 2,5 millions de personnes souffrant de trachome seront soignées. Enfin, pendant la troisième et dernière phase du programme, de mi-mars à fin mars, les travailleurs de la santé distribueront des médicaments à 6,6 millions de personnes atteintes de schistosomiase, a dit M. Yoda, le ministre burkinabè de la Santé. En 2007, le gouvernement burkinabè et les bailleurs de fonds avaient lancé un projet pilote dans trois districts, en prévision du programme, a indiqué M. Touré.
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  LISTE DES MEDECINS SPECIALISTES ET ORGANISMEListe des médecins
1. Liste indicative et non exhaustive des médecins et cabinets médicaux :
Médecins spécialistes
Dr. Ali NIAKARA (cardiologue) Tél. : 00 226 31 16 55 ou 00 226 35 61 53
Anesthésiste
Dr. Hamade OUEDRAOGO adresse : Hôpital Yalgado Ouedraogo Tél. : 00 226 30 66 43
Chirurgiens
Pr. SANOU adresse : Clinique du Centre Tél. : 00 226 31 37 78
Dr. OUEDRAOGO adresse : Clinique Notre Dame de la Paix Tél. : 00 226 35 61 53
Chirurgiens-dentistes
Dr. Ingrid SAWADOGO Tél. : 00 226 30 64 72
Dr. WAEGELE adresse : centre ADRA Tél. : 00 226 30 86 21
Gynécologues
Dr. Luc SAWADOGO Tél. : 00 226 31 42 42
Dr. TRAORE Tél. : 00 226 35 61 53
Ophtalmologue
Dr. René KAN adresse : 1200 Logements Ouagadougou Tél. : 00 226 36 27 87
Orthopédiste
Dr. Oumar TRAORE adresse : Hôpital Yalgado Ouedraogo Tél. : 00 226 30 66 43
Pédiatres
Dr. Jean-Baptiste OUEDRAOGO adresse : Clinique de la Paix Tél. : 00 226 35 61 53
Dr. Alphonse SAWADOGO
adresse : Hôpital Yalgado Ouedraogo Tél. : 00 226 31 16 55
Psychiatre
Dr. A. OUEDRAOGO adresse : Hôpital Yalgado Ouedraogo Tél. : 00 226 31 16 55
Radiologue
Dr. Bernard OUEDRAOGO adresse : Clinique NINA Tél. : 00 226 36 33 81
Urologue
Dr. SANOU (médecin militaire) adresse : Clinique de la Paix Tél. : 00 226 30 60 07
. Liste indicative et non exhaustive des établissements de santé et cabinets médicaux :
Clinique Notre Dame de la Paix (conventionné CFE) 50 35 61 53/54/55
Clinique El Fateh-Suka 50 43 06 00/01
Clinique des Genêts 50 37 43 80/81/82/83
Clinique les Flamboyants 50 30 76 00
Centre médico-social : heures d'ouverture et permanences
Rue Nazi Boni OUAGADOUGOU
tél : 50 30 66 07 port :70 20 00 00 fax : 50 30 66 07 Le Centre Médico Social (CMS) est un service du Ministère des Affaires Etrangères (MAE) chargé d'assumer, en coordination avec les structures de santé locales, les soins courants pour :
- les ayants droits (personnel du MAE) ;
- l'ensemble des autres personnes au titre de l'Association Française de Santé AFDS (à l'exception des nationaux Burkinabè).
Le CMS est ouvert :
- du lundi au vendredi : de 8h à 12h et de 15h à 17h30.
- le samedi matin : de 8h à 12h.
Deux médecins et une infirmière y exercent à temps plein :
- Dr GAIDOT - PAGNIER, médecin chef,
- Dr Kouhin-Nea DORE
- Mme KAM (infirmière Diplômée d'Etat).
Une orthophoniste :
- Mlle Pénélope SALON consulte trois après-midi par semaine (mardi, jeudi et vendredi)
Une sage femme :
- Mme WEIRICH dispense des séances de soin pour la préparation à la naissance, ainsi que pour les patientes en situation post-natale, les lundi et mercredi.
REGIME DES PERMANENCES Une permanence médicale est assurée en dehors des heures ouvrables, en appelant le 70 20 00 00 :
- les nuits (de 17h30 à 8h)
- les week-ends (du samedi à 12h au lundi à 8h)
- les jours fériés.
Conseils pratiques
Vaccinations
Obligatoires : Fièvre jaune
La méningite au Burkina Faso
En 2002 l'épidémie saisonnière de méningite a été principalement due au sérotype WA35 du méningocoque. L'habituel vaccin "MENINGO A+C" ne protège pas contre ce sérotype. Si vous devez voyager pendant la période de l'Harmattan (de mars à juin), il convient de se faire vacciner par un vaccin tetravalent couvrant quatre sérotypes : A, C, W135 et Y.
Fortement conseillées :
- Diphtérie-Tétanos-Polio ( pentacoq chez les petits enfants)
- Méningite A+C
- Typhim Vi
- Hépatite B
- Hépatite A
- ROR
Paludisme A plus de 95 % à Falciparum .10% d'accès grave - Responsable de décès - Endémique toute l'année avec poussée " épidémique " de juillet à janvier
Prévention
1 - Protection contre les moustiques Moustiquaire de lit Répulsifs le soir sur les parties découvertes
2 - Prise journalière en posologie adaptée au poids de chloroquine ( NIVAQUINE) + proguanil (PALUDRINE) (la SAVARINE est une spécialité associant les deux produits dans le même comprimé) - Prévention efficace au Burkina
Diverses précautions Les maladies diarrhéiques (salmonelloses. shigelloses. amibes. etc. .. ) et les divers parasites (vers..) sont extrêmement fréquents ( avec parfois des tableaux sévères). Boisson : en bouteilles capsulées de préférence Nourriture : attention aux crudités, sauce, glaces, crèmes. Eviter de manger des aliments crus ou des sauces hors de restaurants à la réputation assise (mais cela n'exclue pas les risques totalement....)
La méningite cérébro-spinale A et C surtout est fréquente avec des épidémies régulières : vaccination impérative
La rage est assez répandue. Il faut éviter tout contact avec des animaux non identifiés (non vacciné, pas de maître connu).Tous les mammifères sont susceptibles de transmettre la rage au Burkina. En cas de morsure contacter le CMS ou le centre antirabique. Tétanos-poliomyélite - hépatiteA et B : très répandus : vaccination impérative. SIDA et autres maladies sexuellement transmissibles : fréquentes au Burkina La bilharziose est fréquente : ne pas se baigner en eau douce (sauf piscines traitées..) Le choléra : quelques cas sporadiques et parfois petites épidémies circonscrites dans le Sud. Mêmes règles d'hygiène que les maladies diarrhéiques. Fièvre jaune : quelques cas possibles aux frontières sud, vaccination obligatoire Dengue et arboviroses dengue-like : assez fréquente de novembre à janvier (urbaine +++). Eviter les piqûres de moustiques (moustiquaires. répulsifs) Fièvres hémorragiques : à priori exceptionnel (seulement un cas recensé de fièvre de LASSA en 1980)
Accidents de la route :
Absence de secours organisés. infrastructures défaillantes pour la prise en charge des polytraumatisés souvent à la " grâce de Dieu". Respecter les règles de conduite de façon draconienne. Rouler doucement (animaux errants charrettes, mobylettes extrêmement nombreuses surtout en ville) Ceinture de sécurité Véhicule à bien vérifier sur les points sécurité Souscription impérative d'une assurance type assistance auprès de sociétés solides... avec si possible garantie pour les soins sur place. Prévoir un budget santé dans ses déplacements car il faut tout acheter (médicaments perfusion etc.) et rien n'est fourni ou avancé gracieusement sans garanties. Les médicaments sont chers et le traitement d'une gastro-entérite atteint vite plus de 20 000 FCFA et un paludisme également (sous réserve qu'il soit simple...). Une journée d'hospitalisation dans des conditions correctes peut dépasser 100 000 FCFA selon les traitements.
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  MISSIONS DE CHIRURGIES HUMANITAIRE BURKINA FASOlundi 26 mars 2012 Missions de chirurgies humanitaires au Burkina Faso Les causes liées aux enfants en détresse ne manquent pas. Parfois, la manière de les présenter culpabilise indûment. Alors on détourne les yeux, écoeurés de ces mises en scène de la misère face à laquelle nous nous sentons si impuissants. Mobilisation Enfants du monde, cette ONG dont je veux vous parler, m'était inconnue jusqu'à ce que son instigatrice me téléphone la semaine dernière, référée par des amis. Elle, c'est Monique Mujawamariya, une Rwandaise rescapée du génocide, deux fois honorée par Human Rights Watch, une maîtresse femme engagée pour les droits des enfants. Une volonté en action, un sens aigu de la connexion interculturelle, tel est, je dirais, son engagement quotidien.
Depuis 8 ans, Monique Mujawamariya bâtit des partenariats singuliers entre sa société d'accueil, le Québec, et l'Afrique qu'elle a dans le sang. Comment s'y prend-elle ? Avec une énergie à déplacer les montagnes, elle convainc, entre autres, des équipes de spécialistes de la santé à aller mettre, ponctuellement, leur savoir-faire et leur expertise au profit de petits malades souvent rejetés de leur collectivité. Pourquoi ? Parce qu'ils sont atteints d'une maladie dont on dira qu'elle est le signe d'une malédiction divine, ou encore une punition pour un crime passé sous silence par leur famille... Des exemples ? Des maladies qui défigurent, qui rendent les visages et les corps repoussants, et le terrible noma, une gangrène foudroyante qui ravage le visage, favorisée par la malnutrition et le manque d'hygiène, mortelle dans 80 % des cas. On l'appelle la maladie de la pauvreté. Elle atteint 100 000 enfants par année, parmi les plus pauvres d'Asie, d'Amérique latine et d'Afrique sub-saharienne. Une maladie éradiquée depuis plus d'un siècle dans les sociétés industrialisées. Grâce au travail de Mobilisation Enfants du monde et de sa relation humanitaire, des cardiologues québécois sont allés au Maroc en 2006, et une équipe de chirurgie plastique de l'Hôpital Sainte-Justine, sous la direction du docteur Louise Laberge, est rentrée avant Noël du Burkina Faso. Soixante-deux enfants y ont été opérés en quinze jours. Ces missions se font, bien sûr, de concert avec les autorités publiques locales. Une deuxième mission est en préparation pour l'automne 2008, encore au Burkina Faso, où la première dame du pays a fait de la santé des enfants et de leurs mères son engagement personnel. Je rappelle que le Burkina Faso a interdit les mutilations sexuelles sur son territoire, ce qui ne les élimine pas totalement, bien sûr. Donc, l'angle d'attaque actuel de Mobilisation Enfants du monde est de trouver des soins spécialisés pour des jeunes atteints de maladies généralement causées par la pauvreté ou par des pratiques traditionnelles désastreuses pour leur intégrité physique et morale. On pense tout de suite à l'excision et au mariage forcé des gamines, souvent incapables de supporter l'enfantement par la suite. Ces fillettes subissent des déchirures d'organes génitaux internes et externes et, comme si ce n'étaient pas assez, développent parfois des fistules qui causent l'incontinence urinaire. Ce qui va condamner la jeune fille, qui porte sur elle une odeur repoussante, à vivre en paria dans une société qui n'a pas su la protéger. C'est à ces opérations de fistules que la mission de cette année sera consacrée.
Voulant les libérer de la souffrance et de l'opprobre public, les parents vont parfois atteindre à la vie de leur enfant et les enterrer discrètement. Au contraire, quand l'enfant revient au village opéré, soigné, sa vie change du tout au tout, sa famille est perçue comme bénie des dieux et la communauté se ressoude autour d'elle. Je n'avais jamais entendu parler de pareilles missions humanitaires où des équipes médicales du Québec partent prêter main-forte à des équipes locales mal outillées pour colmater des plaies terribles, mais surtout redonner un nouveau souffle aux familles et à leur collectivité.
Human Rights Watch Est l'une des principales organisations indépendantes au monde qui se consacrent à la protection et à la défense des droits humains. En attirant l'attention internationale sur les situations où les droits humains sont violés, nous donnons une voix aux opprimés et nous exigeons que les oppresseurs répondent de leurs crimes. Nos enquêtes objectives et rigoureuses, ainsi qu'un plaidoyer ciblé et stratégique, nous permettent d'exercer une pression intense qui incite les décideurs à agir et accroissent le prix à payer pour les auteurs d'atteintes aux droits humains. Depuis 30 ans, Human Rights Watch œuvre avec ténacité pour poser les bases morales et légales de changements profonds et lutte pour apporter plus de justice et de sécurité aux peuples du monde entier.
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  PALUDISMELe paludisme est dû à un parasite, le Plasmodium, transmis par les moustiques qui en sont porteurs. Chez l'être humain, ces parasites se multiplient dans le foie puis s'attaquent aux globules rouges.
Le paludisme se manifeste par de la fièvre, des maux de tête et des vomissements. Ces symptômes apparaissent généralement dix à quinze jours après la piqûre de moustique. En l'absence de traitement, le paludisme peut entraîner rapidement le décès par les troubles circulatoires qu'il provoque. Dans de nombreuses régions du monde, les parasites sont devenus résistants à plusieurs médicaments antipaludéens. Les principales mesures de lutte contre le paludisme prévoient: un traitement rapide et efficace par des associations médicamenteuses comportant de l'artémisinine, l'utilisation de moustiquaires imprégnées d'insecticide et la pulvérisation d'insecticide à effet rémanent à l'intérieur des habitations pour lutter contre les moustiques vecteurs. *Principaux points* * Le paludisme est une maladie pouvant être mortelle. Il est dû à des parasites transmis par les piqûres de moustiques infectés. * Un enfant en meurt toutes les trente secondes. * Il y a eu 247 millions de cas en 2006, à l'origine de près d'un million de décès, pour la plupart des enfants africains. * Le paludisme est une maladie évitable dont on guérit. * Environ la moitié de la population mondiale est exposée au risque de paludisme, en particulier dans les pays à faibles revenus. * Les voyageurs venant de régions exemptes de paludisme et se rendant dans des zones «sensibles» sont particulièrement vulnérables. * Le paludisme a des répercussions économiques et peut entraîner une baisse du taux de croissance allant jusqu'à 1,3% dans les pays fortement affectés.
LUTTE CONTRE LE PALUDISME: En 2009, le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) et Plan Burkina, soutenus par Accès au Médicament/Impact Malaria, initient pour la première fois une campagne de sensibilisation des écoliers à Ouagadougou, au Burkina Faso.
Les écoliers au cœur de la prévention Le paludisme est au Burkina Faso la première cause de décès chez les enfants de moins de 5 ans avec un taux de 52,78% et de nombreux enfants atteints de paludisme sévère conservent des séquelles neurologiques toute leur vie. Par ailleurs, la maladie est responsable d'une grande partie des cas d'absentéisme en milieu scolaire. Cette année pour la première fois, le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) et Plan Burkina initient la campagne de sensibilisation « Les écoliers contre le paludisme ». La campagne se déroulera en plusieurs étapes dans les écoles des cinq arrondissements de Ouagadougou et vise à la sensibilisation de 9000 élèves de CM1 et CM2 d'ici juin 2009. La première phase s'étend sur six mois (de janvier à juin 2009). Cinq écoles finalistes seront sélectionnées et participeront à un concours théâtral inter-arrondissement le 23 avril 2009 à la Maison du Peuple dans la capitale. Une des originalités du projet burkinabé est que les enfants formés lors de cette campagne auront pour mission de sensibiliser, chacun, un certain nombre de personnes de leur entourage. La deuxième phase s'étend d'octobre à décembre 2009 et servira à évaluer la première édition du concours en vue de la prochaine édition. Le département Accès au Médicament/Impact Malaria de sanofi-aventis soutient activement l' initiative « Les écoliers contre le paludisme », qui témoigne de sa conviction que « les médicaments seuls ne suffisent pas » pour lutter contre le paludisme.
Le Burkina veut distribuer six millions de moustiquaires en 2010 Le Burkina Faso prévoit de distribuer gratuitement, l'an prochain, six millions de moustiquaires imprégnées, pour prévenir le paludisme, première cause de mortalité dans ce pays parmi les plus pauvres du monde, a-t-on appris lundi de source officielle. Au Burkina Faso, 46 à 56% des hospitalisations sont dues au paludisme qui tue 15.000 personnes par an, essentiellement des enfants de moins de 5 ans, selon le ministère de la Santé. "Le gouvernement avec l'aide de ses partenaires projette, en 2010, de faire une campagne nationale de distribution gratuite de moustiquaires imprégnées qui va toucher toute la population", a déclaré à l'AFP le responsable de la prise en charge des cas de paludisme et de la prévention au Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), le dr Victor Nana. "Cela nous conduira à acheter, pour un coût de plus de 18 milliards de FCFA (27,4 millions d'euros), 6,6 millions de moustiquaires imprégnées pour organiser cette campagne", a ajouté le médecin. Il s'agit d'atteindre l'objectif de "deux personnes, une moustiquaire" dans un pays qui compte plus de 14 millions d'habitants. Le paludisme (ou malaria) est transmis par la piqûre d'un moustique (femelle), lui-même infecté après avoir piqué un individu impaludé. Le programme de distribution de moustiquaires est financé par l'Etat, le Fonds mondial de lutte contre le paludisme, le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Le gouvernement prévoit par ailleurs des opérations de pulvérisation d'insecticides dans les maisons et de destruction des "gîtes larvaires". Plus d'un millier de scientifiques et spécialistes de la santé en Afrique participent actuellement (jusqu'au 6 novembre), à Nairobi, à une conférence panafricaine sur la lutte contre le paludisme.
voir la vidéo sur le paludisme au Burkina Faso
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  LUTTE CONTRE LE SIDA BURKINA FASOLe Sida au Burkina Faso
Rencontre avec le docteur Martin Revillion, attaché à la direction de la médecine hospitalière, mise en place par la coopération Française dans le but d'améliorer la qualité des soins dans les hôpitaux.
Quelle est la position de l'Etat par rapport au SIDA ? Martin Revillion : Depuis 1998, l'Etat considère le SIDA comme un problème majeur de santé publique. Avec un taux de prévalence de 7 à 9,8 % selon les études, le Burkina est l'un des pays les plus touchés. Le comité National de Lutte contre le Sida créé en 2000 est parrainé par la présidence. C'est un comité multisectoriel qui englobe plusieurs ministères.
Combien de personnes sont sous traitement ? Actuellement, 1 000 patients sont sous traitement dans tout le pays.. sur plus de 600 000 séropositifs. Les traitements sont disponibles, mais les fonds manquent pour qu'ils soient achetés par les malades. Le CTA (Centre de Traitement Ambulatoire) distribue 300 des 1 000 traitements. Des médecins privés distribuent des médicaments à quelques privilégiés. La politique actuelle du gouvernement consiste à développer des centres de traitement et à nommer des personnes habilitées à prescrire les thérapies. Mais pour cela, il est nécessaire de former du personnel médical.
Y a-t-il des protocoles de traitements ? Très récemment, un protocole thérapeutique a été instauré par tous les responsables du pays pour définir les conduites à pratiquer, avec possibilité de changement de traitements. Le problème réel est le manque de prescripteurs. Sachant qu'un médecin ne peut prendre en charge plus de 400 malades, et qu'il y a 600 médecins généralistes dans le pays, je vous laisse imaginer l'hécatombe. Beaucoup d'infirmiers compensent le manque de médecins. Souvent dans un hôpital, il n'y a qu'1 à 3 médecins. Il y a une carence terrible de personnel. Même si l'apport de médicaments évolue lentement mais favorablement, le manque d'effectifs est pénalisant. En plus, le FMI et la banque mondiale limitent les dépenses de l'Etat et l'empêchent ainsi indirectement d'embaucher le personnel nécessaire.
Est-ce que le SIDA est révélateur d'autres problèmes au Burkina ? Le SIDA est un fléau au Burkina et beaucoup d'argent est investi pour le combattre. C'est normal, mais la situation sanitaire dans son ensemble est catastrophique. Le Sida est presque un épiphénomène : 1 enfant sur 5 meurt avant l'âge de 5 ans, non pas du SIDA mais de paludisme à cause de l'absence de Nivaquine. Le SIDA tue tout le potentiel de développement du pays car il touche une population adulte et active. Le SIDA est un problème grave mais il ne doit pas masquer les autres. Certaines maladies peuvent être soignées facilement, mais deviennent mortelles par manque de moyens. Toutes les ressources de santé sont actuellement affectées au SIDA, comme toutes les aides des bailleurs de fonds internationaux, mais les équipements de base eux sont totalement négligés. Il y a une "mode SIDA " qui a pour conséquence de délaisser les autres postes. La parade consiste à utiliser une partie des fonds SIDA pour remettre en état l'infrastructure générale, rétablir des conditions d'hygiène de base. Par ailleurs, il faut rester vigilent avec les associations qui se montent. Des parasites se greffent sur la lutte contre le SIDA.
Existe-t-il des traitements en faveur des enfants ? Actuellement, il n'y a pas de gamonit enfant, mais certains vont être importés. Cependant peu de gens veulent mettre des enfants sous traitement, car les parents ne peuvent pas payer, ils ont déjà du mal à payer leur propre trithérapie. Un programme national pour lutter contre la transmission mère enfant est en cours de développement et des centres se mettent en place doucement à travers le pays, reste ensuite à s'occuper des mères séropositives.
Quelle est la situation sociale des séropositifs au Burkina ? La stigmatisation des malades est violente. Les femmes sont chassées. Des maisons sont détruites. Les séropositifs se cachent. Tous ces facteurs empêchent les gens de se faire dépister, surtout que la confidentialité n'est pas garantie. Certains cherchent à faire des dépistages dans des petits centres, ou déposent des prélèvements par l'intermédiaire d'une tierce personne. Des facteurs culturels supplémentaires assombrissent le tableau : la polygamie, le lévira (à la mort d'un homme, son frère prend sa femme, donc risque démultiplié d'être contaminé, ndlr).
La prévention est-elle efficace ? La prévention est plus efficace en milieu urbain, mais reste réduite. Hors des villes, le mot SIDA est quasiment inconnu, alors que la maladie est omniprésente. S'il est plus localisé dans les concentrations urbaines, à cause de la mobilité des populations, le virus se répand dans les campagnes. Il existe une réelle route du SIDA, celle des travailleurs saisonniers, des émigrés revenants de Côte d'Ivoire, du Ghana, du Mali qui fréquentent des prostituées en chemin.
La prise de traitement est-elle bien suivie ? La trithérapie est difficile à prendre même en Europe...Ici, l'isolement, la pauvreté rendent la prise des médicaments encore plus difficile, ajouté aux problèmes d'observance. Elle ne s'accompagne pas forcément d'une alimentation régulière et équilibrée, ce qui ne favorise pas son effet. Mais elle apporte l'espoir et peut inciter à se faire dépister. Alors qu'avant, le dépistage n'apportait qu'une seule certitude, celle de la mort. Les traitements sont le moteur indispensable à une campagne de dépistage.
Quels sont les projets de coopération entre la France et le Burkina ? Il s'agit surtout du projet STR ( ensemble pour une solidarité thérapeutique hospitalière en réseau). C'est une série de jumelages entre quatre hôpitaux français et des établissements burkinabés, pour préparer le pays à l'arrivée des thérapies. Il faut développer dans les hôpitaux des centres pour analyser la charge virale, les CD4. Il y a des échanges pour la formation des médecins locaux. Le projet STR est intéressant car il désenclave les hôpitaux burkinabés, leur permet d'être au courant des avancées internationales. Le STR a aussi pour but l'insertion des initiatives associatives au sein des hôpitaux pour l'accompagnement des malades, pour une prise en charge en réseau qui va au delà du clinicien.
Comment s'effectue le choix des bénéficiaires des trithérapies ? Suite à l'attribution des 1 350 traitements par le fonds mondial, un comité d'attribution a été mis en place pour sélectionner les bénéficiaires. C'est un problème déontologique et éthique grave. Doit-on soigner les femmes qui suivent un traitement limitant les risques de transmission de la mère à l'enfant, ou un père de quinze enfants ? Il y a des risques avérés d'effets « pervers » : la tentation de tomber enceinte pour bénéficier d'un traitement. Certains pensent aussi que le personnel de santé doit avoir un accès privilégié aux traitements. Il y a des critères thérapeutiques, et aussi un critère d'assiduité de prise des traitements. D'autres veulent prendre des garanties avec des associations, et sélectionner avec leur aide ceux qui en ont le plus besoin. Ce dilemme est tellement délicat qu'il débouchera forcément sur quelques perversités. On estime que 60 000 personnes nécessitent un traitement immédiat, ce qui représente plus que le budget de l'Etat. Le budget de santé de l'Etat burkinabé équivaut à 1/10ème du budget de l'hôpital de Montpellier...
Un exemple à suivre:
Les 10 principes fondamentaux de la politique VIH/SIDA/IST de l'ONEA Vendredi, 15 Janvier 2010 07:55
1-Reconnaissance du VIH/SIDA en tant que question liée au lieu de travail Le VIH/SIDA et les IST sont considérés comme toute autre maladie au sein de notre entreprise.
2-Non-discrimination liée au statut VIH/SIDA L'Administration s'engage à ne pratiquer à l'égard des travailleurs aucune discrimination fondée sur leur statut sérologique réel ou supposé.
3-Egalité entre hommes et femmes Une attention particulière sera accordée à l'égalité homme/femme dans les activités de prévention du VIH/SIDA et des IST.
4-Milieu de travail sain L'administration s'engage à tout mettre en œuvre pour garantir un milieu de travail sain et sûr aux travailleurs afin de prévenir la transmission du VIH/SIDA et des IST.
5-Dialogue social L'administration, les représentants de travailleurs, le Comité de lutte contre le VIH/SIDA, et les agents de santé de l'entreprise s'engagent à instaurer des rencontres périodiques pour discuter des questions liées à la lutte contre le VIH/SIDA et les IST.
6-Non dépistage en vue de l'exclusion de l'emploi et du travail Le dépistage du VIH/SIDA n'est pas exigé lors des visites médicales des travailleurs, comme une condition à une embauche ou au maintien d'un emploi.
7-Confidentialité Les agents de santé au travail, les membres du CELS et des cellules relais, ainsi que les pairs éducateurs de l'entreprise demeurent tenus par le secret professionnel lorsqu'ils ont connaissance du statut sérologique des travailleurs.
8-Maintien de la relation d'emploi L'infection par le VIH ne peut pas être un motif de licenciement ou de discrimination d'aucune sorte au sein de notre entreprise.
9-Prévention L'administration et le comité de lutte contre le VIH/SIDA s'engagent à mener des actions de prévention et de lutte contre le VIH/SIDA au sein de notre entreprise.
10-Prise en charge et soutien L'administration et le comité de lutte contre le VIH/SIDA s'engagent à mener des actions conjointes de solidarité, de prise en charge et de soutien aux personnes infectées et/ou affectées par le VIH/SIDA.
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 UN CENTRE DE CONTROLE DES MALADIES | Bientôt un centre de contrôle des maladies en Afrique de l'Ouest publié sur ufctogo.com
Les ministres de la santé d'Afrique de l'Ouest se sont engagés à mettre en œuvre un plan de plusieurs millions de dollars sur 10 ans, afin de créer un centre régional pour le contrôle des maladies. Le laboratoire de référence sera basé à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso. L'objectif est de faire du centre d'Afrique de l'Ouest le premier de quatre centres régionaux africains pour le contrôle des maladies. Les autres étant le Kenya Medical Research Institute, le National Institute for Communicable Diseases d'Afrique du Sud, ainsi qu'un nouveau bureau en Angola. La nouvelle structure se concentrera sur les maladies transmissibles : onchocercose, méningite, VIH/SIDA, paludisme, tuberculose. D'autres maladies tropicales négligées, des maladies émergentes, épidémies ou pandémies éventuelles seront également prises en compte. D'ici 2019, près de 68 employés de laboratoire devraient être formés. Notons que le bureau de l'OMS à Lyon a justement pour mission de former ces techniciens. |
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