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MICRO CREDIT ONG/ ASSOCIATION HUMANITAIRE

L'activité de microcrédit consiste généralement en l'attribution de prêts de faible montant à des entrepreneurs ou des artisans qui ne peuvent accéder aux prêts bancaires classiques. Le microcrédit se développe surtout dans les pays en développement, où il permet de concrétiser des microprojets favorisant ainsi l'activité et la création de richesse mais se pratique aussi bien dans les pays développés ou en transition. Les Nations unies ont décrété 2005 l'Année internationale du microcrédit. Le microcrédit s'inscrit dans une sphère plus complète qui comprend d'autres outils financiers tels que l'épargne, la micro-assurance et d'autres produits qui forment la microfinance.
Le 13 octobre 2006, la mise en place et le développement à grande échelle de ce système ont été récompensés par le prix Nobel de la paix attribué conjointement au Bangladeshi Muhammad Yunus et à la banque qu'il a créée, la Grameen Bank.

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AFD  AVIS D'APPEL AUX ONG  EAU ASSAINISSEMENT ET PROMOTION DE L'HYGIENE PROJET 2010


Les ONG sont invitées à déposer leurs propositions à l'AFD avant le 31 mars 2010, 16 heures. L'appel à propositions de l'AFD complémentaire à la Facilité ACP-UE pour l'Eau vise à : 1) faciliter l'accès au cofinancement offert par la Facilité Eau en apportant aux projets jugés pertinents un complément de subvention, jusqu'à 15 % du budget total du projet, 2) catalyser la mise en place de partenariats avec des acteurs appelés à jouer un rôle croissant dans le secteur de l'eau et l'assainissement : coopération décentralisée et fondations, 3) aider les ONG qui le souhaiteraient à préparer les dossiers de réponse à l'appel à propositions de la Facilité ACP-UE pour l'eau grâce à un appui conseil piloté par l'AFD

AVIS D'APPEL A PROPOSITIONS AUX ONG EN SOUTIEN A LEURS CANDIDATURES POUR LA FACILITE EAU ACP-UE 2010
I. CONTEXTE : LA FACILITE ACP-UE POUR L'EAU 2010

En réponse à la mobilisation de la communauté internationale sur les objectifs du Millénaire pour le développement, la Commission européenne a instauré en 2004 le programme Facilité ACP-UE pour l'eau, avec comme principaux objectifs l'approvisionnement en eau et un assainissement de base au service des populations pauvres, tout en améliorant la gouvernance dans les pays Afrique, Caraïbes, Pacifique (ACP).
La plupart des fonds de la 1re Facilité ont été alloués par l'intermédiaire de deux appels à propositions, le premier lancé en 2004 et le second en 2006.
Au titre du 10e Fonds européen pour le développement, la Commission européenne a affecté, en mars 2009, un montant de 200 M€ à la Facilité ACP-UE pour l'eau. Les deux objectifs spécifiques de cette nouvelle facilité sont :

1. de contribuer à l'atteinte des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) liés à l'eau et à l'assainissement : réduire de moitié, d'ici à 2015, la proportion de
personnes privées d'accès durable à l'eau potable et à l'assainissement de base, conditions essentielles à la réduction des mortalités infantile et maternelle et à la lutte contre les maladies ;
2. de participer à l'amélioration de la gouvernance et de la gestion des ressources en eau, au développement durable et à l'entretien des infrastructures hydrauliques. Dans ce cadre, la Commission européenne a lancé le 11 février 2010 un appel à propositions « Eau, Assainissement et Promotion de l'Hygiène pour les Objectifs du Millénaire pour le Développement », ouvert en particulier aux ONG. D'un montant de 110 M€, il porte sur le premier objectif mentionné ci-dessus.

Le but de cet appel à propositions est de fournir des moyens financiers pour la réalisation de projets d'infrastructures de base associant approvisionnement de l'eau, assainissement et projets de promotion de l'hygiène, en se concentrant sur les populations les plus vulnérables et nécessiteuses résidentes dans les régions rurales et périurbaines, en promouvant l'utilisation de simples technologies appropriées, et en réalisant des améliorations dans les secteurs de la santé, l'éducation et le développement socio-économique des populations.

SITE http://www.afd.fr/jahia/Jahia/home


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CENTRE RECHERCHE AGRONOMIQUE POUR LE DEVELOPPEMENT CIRAD



Etablissement public à caractère industriel et commercial, le Cirad est placé sous la double tutelle du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et du ministère des Affaires étrangères et européennes.

Le Cirad, en bref
    Le Cirad est un centre de recherche français qui répond, avec les pays du Sud, aux enjeux internationaux de l'agriculture...
      Notre mission
En partenariat avec les pays du Sud, le Cirad produit et transmet de nouvelles connaissances, pour accompagner leur développement agricole...
      Notre stratégie
Face aux mutations économiques, sociales et environnementales liées à la mondialisation, le Cirad a renouvelé sa stratégie scientifique. Celle-ci est...
      Nos partenariats
La recherche en partenariat est le principe d'action du Cirad, la raison d'être de ses activités. La présence de ses...
    Le Cirad dans le monde
A partir de ses directions régionales, le Cirad mène des activités de coopération avec plus de 90 pays. Il développe...
    Nos valeurs
Toute l'activité du Cirad se fonde sur un certain nombre de valeurs, qui déterminent ses choix et animent sa démarche....

En partenariat avec les pays du Sud, le Cirad produit et transmet de nouvelles connaissances, pour accompagner leur développement agricole et contribuer au débat sur les grands enjeux mondiaux de l'agronomie. La recherche agronomique pour le développement
L'agriculture est l'un des facteurs clés dans la réussite du développement des sociétés du Sud. Le Cirad s'acquitte de sa mission de recherche finalisée pour le développement en mettant ses compétences au service d'un objectif : imaginer une agriculture capable de nourrir 8 milliards d'êtres humains en 2030, une agriculture équitable, qui préserve la santé de chacun et l'environnement de tous
Du local au global, le Cirad fait avancer la science et l'agriculture au service de tous, Nord et Sud, dans un monde de plus en plus interdépendant.
Une mission légitimée par le contexte international : prégnance des grands défis mondiaux de l'humanité (maladies émergentes, gestion de la biodiversité, sécurisation des récoltes…), interdépendance des problématiques de recherche pour le développement, intérêt croissant pour les questions agricoles dans l'agenda du développement.
La formation et le partage des connaissances La formation, la diffusion de l'information, le partage des connaissances viennent tout naturellement compléter la recherche agronomique en contribuant à donner aux partenaires et aux acteurs du développement la capacité de faire les choix que leur reviennent. C'est une dimension essentielle de la mission du Cirad, qui relève de la responsabilité de chacun de ses chercheurs.

Le Cirad est aussi un interlocuteur majeur du dialogue entre l'Europe et le Sud. Engagé dans de nombreux réseaux européens et internationaux, il facilite l'accès de ses partenaires du Sud aux programmes communautaires et à l'excellence de la recherche européenne.

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PLANETE FINANCE


Lutter contre la pauvreté par la microfinance

PlaNet Finance est une organisation de solidarité internationale dont la mission est de lutter contre la pauvreté par le développement de la microfinance afin d'améliorer l'accès aux services financiers pour les populations pauvres qui en sont exclues.
Depuis sa création en 1998, PlaNet Finance s'est développée en un groupe d'organisations (Groupe PlaNet Finance) offrant une gamme de services diversifiée. Ces entités sont composées d'équipes dédiées et spécialisées réunissant plus de 1 000 professionnels.
Basée à Paris, PlaNet Finance et son réseau international sont actifs dans près de 80 pays.
PlaNet Finance soutient très concrètement les femmes à travers le monde

Focus sur les actions de PlaNet Finance à destination des femmes à l'occasion de la Journée de la Femme le 8 mars 2009
Les femmes représentent la moitié de la population mondiale et effectuent les deux tiers du temps de travail. Pourtant, elles ne gagnent qu'un tiers du revenu mondial et restent encore trop souvent exclues du système économique, politique, social et éducatif dans la plupart des pays en développement.
Face à ce constat, les institutions de microfinance (IMF) ont développé de nombreux programmes destinés aux femmes qui représentent aujourd'hui les deux tiers des bénéficiaires de microcrédits. Ces prêts leur permettent de développer une activité, augmenter leurs revenus et améliorer les conditions de vie de l'ensemble de leur famille, notamment en matière de nutrition, de santé et d'éducation. De plus, la microfinance permet de leur donner davantage d'autonomie, de confiance et d'estime de soi et participe ainsi également à l'évolution du statut de la femme, au sein de la famille et de la société.
En tant qu'expert en microfinance, PlaNet Finance soutient les acteurs du secteur dans cette mission avec plusieurs programmes spécialement destinés aux femmes du monde entier axés sur le financement et la formation. PlaNet Finance a également décerné un prix à la meilleure microentrepreneuse lors des International Microfinance Awards en octobre 2008.

Quelques exemples concrets :
Egypte : PlaNet Finance favorise l'accès des femmes à la microfinance dans les zones rurales
En Egypte, 57% de la population vit en zone rurale dont 70% de pauvres. Le secteur de la microfinance est très actif dans ce pays avec 20 institutions de microfinance et un million de bénéficiaires dont la moitié de femmes.
Cependant, les programmes proposés par les IMF ne sont pas adaptés aux attentes et besoins des femmes, notamment celles qui vivent et travaillent dans les zones rurales.
C'est pourquoi PlaNet Finance Egypt a lancé en juillet 2008, en collaboration avec le Catholic Relief Services Egypt (CRS), un programme d'assistance technique aux IMF pour favoriser l'accès aux services financiers des femmes travaillant dans les zones rurales, d'une durée de deux ans.

Colombie : PlaNet Finance facilite l'insertion économique des femmes déplacées
La Colombie est affectée depuis plusieurs années par un conflit armé interne opposant les forces armées aux groupes de guérilleros. Depuis 1985, plus de 3 millions de personnes, selon les ONG, sont victimes de déplacements forcés, auxquelles s'ajoutent un demi-million de réfugiés dans les pays voisins. Il existe donc un besoin urgent de réhabilitation et d'intégration de ces personnes déplacées, principalement des femmes issues des communautés afro-colombiennes et indigènes. A Cali notamment, la capitale du département Valle del Cauca, plus de 100 000 personnes déplacées vivent dans des conditions d'extrême pauvreté.
Grâce à son bureau PlaNet Finance Colombia, PlaNet Finance a développé en 2008, en partenariat avec la Commission Européenne et la Fondation Carrefour, un programme visant à faciliter l'insertion économique des femmes victimes de déplacements forcés, plus précisément celles vivant dans le district d'Aguablanca de Cali, une zone prioritaire en terme de vulnérabilité sociale et de violence urbaine.

Afrique de l'Ouest : PlaNet Finance développe le programme « Microfinance et Femmes » au Sénégal, au Mali et en Côte d'Ivoire
Malgré de nombreuses évolutions depuis les années 1990 sur le statut de la femme en Afrique, le poids de la tradition est encore très présent et le rôle des femmes n'est pas toujours reconnu. Elles sont pénalisées par un faible taux d'alphabétisation et sont peu présentes dans le secteur formel.
Le programme « Microfinance et femmes en Afrique de l'ouest » développé depuis février 2008 par PlaNet Finance en partenariat avec la Fondation Orange, valorise l'entreprenariat féminin et forme des microentrepreneuses.

Chine : PlaNet Finance soutient les femmes exclues de la santé et de l'éducation et récompense la meilleure microentrepreneuse
En Chine, les principaux freins à l'émancipation des femmes sont le manque d'éducation des filles, le manque d'accès aux soins médicaux et le fort taux d'illettrisme des femmes vivant à la campagne.
PlaNet Finance a donc lancé un programme en janvier 2009 qui vise à améliorer la place des femmes au sein de leurs communautés, favoriser leur accès aux soins et aux structures de microfinance et soutenir les IMF en zone rurale.

En octobre dernier, PlaNet Finance a également attribué le prix de la meilleure microentrepreneuse à une chinoise, Liu Qinghe, lors des International Microfinance Awards.
Titulaire d'un diplôme d'école primaire et après une formation sur l'industrie textile et l'utilisation de machines à coudre, Liu participe en 2000 au programme « Femme et développement » proposé par l'IMF TRWA, partenaire de PlaNet Finance, et devient directrice d'un centre de crédit - un poste à responsabilités qui lui permet d'améliorer considérablement ses conditions de vie. Liu décide alors de faire profiter de son expérience pour aider d'autres femmes à développer leur potentiel. Avec le soutien de la TRWA, elle fait l'acquisition de machines à coudre et donne des cours pour tailler et dessiner des vêtements. Aujourd'hui, Liu a formé 1300 jeunes femmes et encourage ses « diplômées » à monter leur propre petite entreprise.

AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT ( AFD)


Agence Française de Développement Un Groupe au service du développement
Institution financière, l'Agence Française de Développement (AFD) est au cœur du dispositif français de l'aide publique en faveur des pays pauvres. Sa mission : participer au financement du développement.
Grâce à la large gamme d'instruments financiers qu'elle a su développer et enrichir, l'AFD soutient les pouvoirs publics, le secteur privé et les réseaux associatifs locaux pour la mise en oeuvre de projets économiques et sociaux très divers. Elle intervient ainsi dans cinq continents et dans les collectivités d'Outre-mer.

1. L'AFD travaille-t-elle avec les ONG et les organisations de la société civile ?
2. L'AFD finance-t-elle les ONG et les organisations de la société civile ?
3. Les ONG peuvent-elles présenter des projets à l'AFD ? Quels sont les critères d'éligibilité?
4. Existe-t-il un montant minimum pour les projets que l'AFD finance ?
5. Mon association peut-elle recevoir des financements de l'AFD ?
6. Quels sont les domaines d'intervention de l'AFD ?
7. Comment sont organisées les relations de l'AFD avec les ONG et la société civile? Qui contacter ?
8. Les agences locales peuvent-elles financer les ONG ?
9. L'AFD travaille-t-elle avec des ONG internationales ?
10. Comment puis-je m'informer sur l'actualité de l'AFD liée aux ONG et à la société civile?
11. Quelles sont les procédures pour participer aux réunions de concertation ?
12. Que va changer le transfert des activités de la MAAIONG à l'AFD pour les ONG?

» Question 1

L'AFD travaille-t-elle avec les ONG et les organisations de la société civile?
Le travail entre l'Agence Française de Développement et les ONG comprend deux volets :
  • Un partenariat stratégique : il prévoit l'animation et l'institutionnalisation d'un dialogue entre l'AFD et les ONG par la tenue de réunions de concertation, le développement d'actions de capitalisation notamment par la signature d'accords-cadres de partenariat et le financement de l'action des ONG à travers des instruments et des procédures spécifiques tels que la FISONG. Lien Page financement FISONG.
  • Un financement des ONG : l'AFD s'est vue déléguer une partie de l'activité de financement public des initiatives des ONG, jusqu'à présent gérée par le MAAIONG au sein du MAEE. Les financements octroyés concernent des initiatives d'interventions locales (hors humanitaire et volontariat), des projets d'éducation au développement ainsi que du renforcement institutionnel.

» Question 2

L'AFD finance-t-elle les ONG et les organisations de la société civile?
Dans le cadre de la RGPP, l'AFD s'est vue déléguer une partie de l'activité de financement public des ONG, jusqu'à présent gérée par la MAAIONG au sein du MAEE. Ce transfert concerne le financement des initiatives d'interventions locales, des projets d'éducation au développement ainsi que le renforcement institutionnel.
L'année 2009 est une année de transition au cours de laquelle l'AFD entend privilégier la continuité avec le dispositif en vigueur à la MAAIONG. L'activité est menée pour le compte de l'Etat dans le cadre d'une convention signée entre l'AFD et le MAEE. Les modalités de transfert de l'activité ONG du MAEE vers l'AFD sont en cours de finalisation et le manuel de procédures sera mis en ligne dès que possible.

» Question 3

Les ONG peuvent-elles présenter des projets à l'AFD ? Quels sont les critères d'éligibilité ?
Les ONG peuvent présenter des projets à l'AFD à travers 3 voies différentes :
Dans la cadre de l'activité de financement des ONG, conduite jusqu'en 2008 par la MAAIONG et déléguée à partir du 1er janvier 2009 à l'AFD, les ONG peuvent s'adresser à la division du partenariat avec les ONG (DPO) afin de présenter un dossier de financement. Les modalités de transfert de l'activité ONG du MAEE vers l'AFD sont en cours de finalisation et le manuel de procédures sera mis en ligne dès que possible. Les ONG ont la possibilité de s'adresser directement aux départements opérationnels de l'AFD afin de leur proposer des projets.
Pour être éligible, un projet doit :
  • s'inscrire dans le cadre des stratégies sectorielles définies par l'Agence
  • concourir au développement économique et social du pays et des populations bénéficiaires, ou avoir un impact significatif sur l'environnement mondial,
  • être cohérent avec les priorités de la politique de coopération et de développement française et les orientations stratégiques de l'AFD,
  • être innovant et créer un effet démonstratif et reproductible,
  • présenter une pérennité sociale, institutionnelle et économique après le projet,
  • être mis en œuvre par un organisme efficient.
Les ONG peuvent également répondre aux appels à candidatures lancés dans le cadre de la Facilité d'Innovation Stratégique pour les ONG (FISONG). Cet instrument de financement se distingue des instruments classiques par sa volonté de promouvoir l'innovation. Par innovation, on entend la recherche partagée, entre l'AFD et les ONG, de nouveaux modes d'intervention, procédés techniques, dispositifs organisationnels ou partenariats permettant de créer de nouvelles dynamiques et de jouer un rôle moteur dans un secteur précis du développement. Instrument basé sur l'expérimentation, la recherche de créativité, la recherche & développement et la modélisation, la FISONG a pour vocation de promouvoir l'innovation dès la définition des thèmes d'intervention. Le processus de concertation AFD-ONG sur la définition des thèmes puis l'organisation d'une concertation spécifique sur chaque thème ont pour objectif de permettre une meilleure identification des potentiels d'innovation en amont du lancement des appels à candidatures. Le mode de financement est l'octroi d'une subvention par l'AFD. Les appels à propositions sont consultables sur ici.

» Question 4

Existe-t-il un montant minimum des projets que l'AFD finance ?
Il n'existe pas de seuil pour le montant des projets financés par l'AFD.
La FISONG dispose d'un budget d'environ 15 millions d'euros sur 3 ans (2007-2009), les financements accordés dans ce cadre sont inférieurs à 1,5 millions d'euros.
Pour les financements entrant dans le cadre du transfert des activités de la MAAIONG, il n'existe pas de seuil mais les projets d'envergure seront privilégiés comme cela était le cas avec la MAAIONG.

» Question 5
Mon association peut-elle recevoir des financements de l'AFD ?
L'Agence Française de Développement travaille principalement avec des ONG de solidarité internationale. Cette collaboration s'établit à la suite d'appels d'offres ou de procédures de gré à gré.
Le mandat de l'AFD ne lui permet pas de financer des projets individuels. Il existe d'autres possibilités de financement, plus orientées vers les organisations de la société civile de petite ou moyenne taille souhaitant présenter leurs projets. Elles peuvent se renseigner auprès de :
  • l'Office Européen de Coopération (EuropeAid)
  • l'Agence des Micro-Projets de la Guilde Européenne du Raid
  • le Programme de petites initiatives
  • un fonds pour petits projets basé sur un appel à proposition est également en train d'être mis en place au sein du Fonds français pour l'environnement mondial (FFEM).
Pour bénéficier des financements de l'AFD dans le cadre du transfert des activités de la MAAIONG, une association doit justifier des dispositions suivantes lien vers guide pratique (les conditions générales d'éligibilité aux financements de l'AFD)

» Question 6
Quels sont les domaines d'intervention de l'AFD ?
L'AFD inscrit ses interventions dans le cadre des objectifs du millénaire pour le développement (OMD) des Nations Unies, à la croisée des objectifs de croissance économique, de réduction de la pauvreté et de préservation de l'environnement. Ses domaines d'actions sont le développement urbain et les infrastructures, le développement rural, l'industrie, les systèmes financiers ainsi que l'éducation et la santé. Le développement durable oriente la stratégie de l'Agence. Les droits de l'homme, l'urgence et le post-conflit ne font pas partie des attributions de l'AFD. Ces secteurs d'intervention restent du domaine de compétences du Ministère des Affaires Etrangères et Européennes. Cependant dans le cadre de l'activité de financement des ONG, les secteurs des droits de l'homme, de l'éducation au développement et du renforcement institutionnel sont éligibles.

» Question 7

Comment sont organisées les relations de l'AFD avec les ONG et les acteurs de la société civile? Qui contacter ?
La Division de Partenariat avec les ONG (DPO), au sein du département des Relations extérieures et de la Communication, assure le partenariat stratégique avec les ONG établi dans le cadre du POS2. Dans ce cadre, elle travaille à l'animation et l'institutionnalisation d'un dialogue stratégique, au développement d'actions de capitalisation et au financement de l'action des ONG à travers des instruments financiers et des procédures adaptées, tels que la FISONG. Dans le cadre du transfert des activités de la MAAIONG à l'AFD, elle assure parallèlement l'activité de financement des ONG. La DPO est dirigée par Catherine Bonnaud, chef de division. Elle est composée de Valérie Huguenin, chargée de mission, Quentin Lebègue, chargé de mission, Quiterie Pincent, chargée de mission et Isabelle Lise, chargée de gestion.
Pour toute information, contactez Isabelle Lise, lisei@afd.fr, 01.53.44.45.54
Les différents départements sectoriels ont aussi des relations directes et plus opérationnelles avec les ONG. Ils rencontrent les différents acteurs de la société civile investis dans les mêmes domaines d'actions qu'eux au moins une fois par an à l'occasion des réunions de concertation sectorielle. Ils peuvent également faire appel à certaines ONG dans le cadre d'études nécessitant une expertise particulière.
Enfin, les agences locales de l'AFD entretiennent des relations de terrain avec les organisations de la société civile du Nord comme du Sud.

» Question 8
Les agences locales peuvent-elles financer les ONG ?
Oui, les agences locales disposent d'un instrument de financement simplifié : les concours locaux de faible montant. Ces concours ne s'adressent pas exclusivement aux ONG mais celles-ci peuvent en bénéficier.

» Question 9

L'AFD travaille-t-elle avec des ONG internationales ?

L'AFD opérant selon un principe d'aide déliée, elle travaille indistinctement avec des ONG françaises et internationales.

» Question 10

Comment puis-je m'informer sur l'actualité de l'AFD liée aux ONG et aux acteurs de la société civile? Qui contacter ?
L'actualité des relations entre l'AFD et les ONG se trouve sur les pages « ONG et société civile » du site internet de l'AFD.
Une lettre d'information est également spécialement dédiée aux ONG et aux organisations de la société civile. Il est possible de la consulter sur le site et de s'abonner en ligne.
Pour tout complément d'informations, contacter Isabelle Lise à la Division de Partenariat avec les ONG (DPO), lisei@afd.fr, 01.53.44.45.54

» Question 11

Quelle est la démarche à suivre pour participer aux différentes réunions de l'AFD?
Il existe trois principaux types de rencontres AFD-ONG. Les modalités d'inscription à ces différentes rencontres ne sont pas toutes les mêmes.
Pour assister à la réunion plénière annuelle, les ONG sont invitées à se renseigner auprès de Coordination SUD, fédération d'ONG françaises, qui s'occupera de la sélection des ONG participantes (contacter Clémence Pajot : pajot@coordinationsud.org). Les dates des prochaines réunions sectorielles sont disponibles sur le site http://www.coordinationsud.org/ et dans les rubriques Agenda et actualité.
Enfin, les réunions de capitalisation sont décidées et initiées par les départements opérationnels de l'AFD à la suite des réunions de concertation sectorielle.
Il n'existe pas de critères de sélection absolus des ONG pour la participation aux réunions. La sélection s'opère en accord avec Coordination SUD en fonction de caractéristiques concernant la taille, le domaine d'intervention, l'expertise ou la motivation des ONG voulant participer aux rencontres. Pour participer aux réunions de concertation préparatoires aux appels à proposition de la FISONG, il vous suffit de vous faire connaitre auprès d Isabelle Lise à la Division de Partenariat avec les ONG (DPO), lisei@afd.fr, 01.53.44.45.54.

» Question 12

Que va changer le transfert des activités de la MAAIONG à l'AFD pour les ONG?
Les modalités de transfert de l'activité ONG du MAEE vers l'AFD sont en cours de finalisation et le manuel de procédures sera mis en ligne dès que possible.
Le nouvel interlocuteur des ONG sera donc la Division du Partenariat avec les ONG (DPO) au sein de l'AFD.
L'année 2009 est une année de transition au cours de laquelle l'AFD entend privilégier la continuité avec le dispositif en vigueur à la MAAIONG. L'activité est menée pour le compte de l'Etat dans le cadre d'une convention AFD/MAEE.
Tout au long de l'année, une réflexion sur l'élaboration de la stratégie à adopter et la création de nouveaux instruments de financement sera menée, conjointement avec les ONG, pour préparer le transfert de cette activité pour le compte propre de l'AFD prévu en 2010.

info Le 21 avril 2010
  • A trois jours de son départ, le directeur général de l'Agence française de développement, Jean-Michel Severino, dévoile en avant-première une partie de son rapport. Il dépoussière les idées reçues sur les aides de la France à l'Afrique.
Directeur général de l'Agence française de développement depuis avril 2001, Jean-Michel Severino présentera demain jeudi au Centre d'accueil de la presse étrangère (Cape) le rapport d'activité 2009. Et ce trois jours avant le terme de son mandat. Né en 1957 à Abidjan (Côte d'Ivoire), cet énarque fut tour à tour directeur du développement au ministère de la Coopération, et vice-président de la Banque mondiale pour l'Europe centrale, puis pour l'Asie. Il a publié récemment deux ouvrages: un précis pédagogique intitulé L'aide au développement (Cavalier Bleu) , cosigné par son adjoint Jean-Michel Debrat, l'un des candidats à la succession; et un essai rédigé avec Olivier Ray sous le titre Le temps de l'Afrique (Odile Jacob). A l'heure des bilans, Jean-Michel Severino a accordé à LEXPRESS.fr un entretien dont voici les extraits les plus éclairants.

En quoi le champ de manœuvre de l'AFD a-t-il changé au fil de la décennie écoulée?
L'Agence est avant tout aujourd'hui une banque de développement. Elle a dû s'adapter, s'assigner de nouveaux objectifs: l'intégration euro-méditerranéenne, une croissance équilibrée au sud du Sahara, une croissance de qualité dans les pays émergents, la nécessité d'opérer jusque dans les zones de conflits. Il s'agit de contribuer à la sécurité dans l'espace sahélien comme à la gestion des massifs forestiers du bassin du Congo. Sur le front climatique, nous finançons les efforts entrepris en faveur d'une exploitation durable du bois ou les avancées scientifiques dans le domaine du stockage du carbone.
La France a besoin d'une institution capable d'aller partout, de jouer sur toute la gamme des instruments financiers, de la subvention à la prise de participation. Soit en instaurant des partenariats, soit en influençant les politiques publiques. Reste que notre action ne se limite pas -loin s'en faut- au "pré carré" francophone. Les trois-quarts de nos engagements portent aujourd'hui sur l'Afrique anglophone.

De quel poids pèsent la tutelle des Affaires étrangères, de la Coopération, du Budget, voire les injonctions de l'Elysée?
Au cours des neuf années écoulées, les interventions de nature politique ont été très rares. Sans doute puis-je les compter sur les doigts de la main.
Un exemple?
En 2003, nous avions refusé de financer la construction d'une voie rapide de deux fois deux voies entre l'aéroport de Conakry et le centre-ville. Or, la Guinée siégeait alors au Conseil de sécurité des Nations unies. Paris ayant besoin, à l'heure de la crise irakienne, de son soutien, j'ai reçu un appel du secrétaire général de l'Elysée de l'époque. Il a fallu faire volte-face...
Entre nous et les décideurs politiques, il peut y avoir des débats très vifs. Mais en règle générale, quand je dis non en argumentant, j'ai de bonnes chances de convaincre. Les messages sont entendus.

Même en matière d'effacement total ou partiel de la dette des "pays amis"?
En l'espèce, la décision nous échappe. Cela posé, c'est avec d'autres instruments des politiques publiques que les relations peuvent s'avérer plus conflictuelles. Citons la Commission européenne sur les subventions agricoles ou la politique migratoire. Ou le ministère de l'Agriculture sur le commerce de la banane. Là, il peut y avoir des problèmes de cohérence.

Quel est à votre sens le cliché le plus tenace dont pâtit l'aide au développement?
L'obstacle numéro un, c'est cette croyance qui veut que l'aide va sauver le monde. Ainsi, au sein des ONG, maints acteurs au demeurant sincères rêvent d'œuvrer au salut de la planète. La déception naît de là. Elle est à la mesure de cette attente déraisonnable. Autre idée reçue, à l'inverse: l'aide serait inefficace. Objection là encore. Nous pouvons rendre des services. Contribuer à consolider les taux de croissance, à améliorer la redistribution des richesses, à économiser des tonnes de carbone.
Dans le concret, il faut porter l'effort sur l'interconnexion des réseaux électriques, l'amélioration des infrastructures routières et ferroviaires, le désenclavement des pays dépourvus de façade maritime, l'adoption de normes communes en matière sociale, juridique, environnementale. Il est donc tout aussi absurde de prétendre que l'aide serait fatale.
Allusion, à l'évidence, à l'essai de l'économiste zambienne Dambisa Moyo, intitulé précisément L'aide fatale (Lattès)...
C'est un très mauvais bouquin, qui tend à troubler le jugement. Deux choses vraies toutefois en filigrane de cette thèse. Primo, comme tout flux financier extérieur, l'aide à a priori un impact négatif, en terme d'inflation et de dépendance. C'est la règle de l'effet pervers immédiat.

Aux jeunes qui arrivent à l'Agence, je dis ceci: la première conséquence de votre implication sera néfaste; tout l'enjeu consiste à faire en sorte que les effets positifs l'emportent sur les effets négatifs. Secundo, le ras-le-bol de l'intelligentsia africaine envers trente ans de discours social et moral.
Ce n'est pas avec des leçons sur la gouvernance, la démocratie et la corruption qu'on développe. D'ailleurs, on trouve aux commandes de nombre de pays en croissance des régimes dictatoriaux ou corrompus, mais qui ont investi. Admettons-le: la crise boursière, les sub-primes, les escroqueries à grande échelle, la financiarisation de l'économie mondiale ont anéanti ce qui restait de la crédibilité et de la légitimité du discours occidental.

Est-il sain de subordonner toute aide à la satisfaction de conditions précises portant sur la transparence, le suivi ou l'obligation de résultat?
La méthode est parfois indispensable. Car cette conditionnalité procède d'une logique de contrat. Mais il convient de limiter le plus possible ces cas de figure. D'autant qu'on a vu ça et là des équipes de jeunes idéologues inexpérimentés imposer des politiques erronées. Pour déjouer ce piège, nous nous efforçons de financer les résultats, plus que les moyens de les atteindre. En clair, l'amélioration du taux de scolarisation de tel pays plutôt que les modalités adoptées pour y parvenir. C'est relativement facile avec des gouvernement structurés. Pas avec les pays très pauvres ou dotés d'institutions faibles. Il faut aller de plus en plus vers la construction de capacités locales adossées à des instruments financiers qui récompensent la performance

Le micro-crédit est-il la panacée?
C'est un instrument utile, qui ne fait ni tout, ni rien. N'oublions pas que le taux de bancarisation en Afrique reste très faible: au mieux, 7% à 8% des ménages disposent d'un compte. D'où les difficultés d'accès au crédit. Mais tout prêt n'aboutit pas nécessairement à un investissement productif. Il y à là un risque de surendettement; lequel a conduit certains établissements à la faillite.

Quelles initiatives récentes de l'AFD vous paraissent exemplaires?
La mise en place d'instruments de garantie -tel le Fonds d'investissement et de soutien aux entreprises en Afrique (Fisea)- qui ont vocation à épauler les très petites, petites et moyennes entreprises. Ce dispositif permet d'irriguer le tissu social et de générer de l'emploi. Autre exemple, le soutien apporté à des projets de géothermie au Kenya ou en Ouganda. L'Afrique perd 1 à 1,5 point de croissance tous les ans par manque d'énergie. Guère plus de 2% à 3% des Africains ont accès à une électricité stable. Il y a là un enjeu essentiel en terme d'indépendance. Car le siècle qui commence verra la fin de l'ère des énergies fossiles.

Quel regard portez-vous sur l'offensive économique chinoise en Afrique?
J'ai longtemps travaillé sur l'Asie. Sachez d'abord que ce que nous, Occidentaux, pouvons en penser n'a aucune influence sur le cours des choses. Pékin a décidé que l'Afrique subsaharienne constitue un terrain d'opération essentiel sur les fronts économique et géopolitique. Du fait bien entendu de ses appétits en matières premières et en denrées alimentaires, mais aussi de ses besoins en terme d'importation et d'exportation. Le marché africain est certes modeste, mais nécessaire. De plus, la puissance industrielle chinoise est adaptée aux dimensions du continent, et elle contribue à faire baisser les prix. L'Empire du Milieu sera, que cela nous plaise ou pas, un investisseur majeur dans cet espace. Mais il sait qu'il doit aussi devenir un acteur politique. Pour ce faire, ses dirigeants affichent, au risque d'une certaine hypocrisie, des principes très différents des nôtres.
A commencer par l'inconditionnalité de l'aide, qui n'est nullement liée à la transparence, à l'orthodoxie budgétaire, au respect des droits de l'homme ou des normes démocratiques. Les autorités chinoises ont récemment promis à l'Afrique dix milliards de dollars de prêts bonifiés sur trois ans. On peut les mettre en garde quant à leurs méthodes d'intervention. Les inviter à ne pas rééditer les erreurs commises par l'Occident dans les années 1970 et 1980. Leur tenir un discours carré notamment sur l'impact social et environnemental de leur montée en puissance. Mais les Chinois apprennent vite. Ils vont bouger. De tout cela, nous devons parler avec eux comme avec les Africains. Au fond, nos intérêts sont convergents.

Source: Vincent Hugeux, L'EXPRESS.f  http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/les-trois-quarts-de-nos-engagements-vont-vers-l-afrique-anglophone_886449.html




 
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DEVELOPPEMENT INTERNATIONAL DESJARDINS

L'argent au service des gens

Depuis 1970, Développement international Desjardins (DID) s'emploie à améliorer l'accès des communautés des pays en développement à des services financiers de qualité, qui répondent à leurs besoins. Pour y arriver, DID appuie la création, le développement et le renforcement d'institutions financières durables et ancrées dans leur communauté.

Grâce à l'action de DID, plus de 7 millions de familles issues de pays parmi les plus pauvres au monde peuvent déposer leur épargne en sécurité, accéder au crédit et à d'autres types de services financiers comme l'assurance. Ce sont là autant d'outils qui leur permettent de prendre en main leur développement socio-économique. Voilà ce qu'on appelle mettre l'argent au service des gens.

L'action de DID s'appuie sur l'expérience plus que centenaire du Mouvement Desjardins, le plus grand groupe financier coopératif au Canada.


MONTAGE AU PROJET DE MICRO PROJET

Sensibilisation au montage de micro projet
Le projet consiste à construire une case de santé, composée d'une salle d'attente, d'une salle de consultation et d'une salle d'accouchement, dans chacun des villages. Ces cases sont équipées en matériel, mobilier et médicaments nécessaires. Un villageois, ayant effectué une formation d'Agent de Santé Communautaire (ASC), procure des soins de santé primaire aux villageois. Un comité de gestion formé gère les comptes de la case. Une matrone, après avoir reçu une formation pratique et théorique, fait les accouchements dans la case. Les villageois participent en payant leur ticket de consultation et leur ordonnance et en cultivant un champ communautaire dont les bénéfices reviennent à l'ASC. Un suivi-évaluation régulier est assuré par l'ASDI (Agriculteurs sénégalais et développement international : partenaire local), par l'Infirmier Chef de Poste et par les membres de Sankana. Des programmes de prévention par le conte et le théâtre sont mis en place avec l'ASC. L'ASC développe avec les villageois des actions pour l'hygiène et la prévention des maladies

II. Les méthodes de prévention utilisées par l'association Sankana

Le conte oral
Le conte oral est un vecteur traditionnel pour faire passer des messages au Sénégal. Depuis toujours, la culture se transmet par oral et non par écrit. Le travail des griots consiste à raconter toutes les histoires qu'ils ont pu vivre ou entendre durant leurs voyages. Nous nous appuyons sur ce vecteur pour faire passer nos messages de prévention. Des contes décrivant les péripéties de villageois tombant malades ont été rédigés et sont lus aux villageois lors de veillées. Ils sont suivis de questions.

Le théâtre
Le théâtre est aussi un moyen d'expression très apprécié des villageois, surtout en milieu rural où il y a peu d'animation. À l'issu des contes, des troupes de théâtre mixtes et informelles sont formées au sein des auditeurs. Ils ont quelques jours pour monter eux-mêmes une pièce de théâtre sur le thème du conte qu'ils ont choisi en faisant ressortir les messages importants de santé. Les différents villages sont regroupés lors d'une grande fête où ils assistent aux représentations sur plusieurs thèmes.

Les causeries
Depuis toujours quand on veut faire passer un message ou discuter d'une décision, on convoque une causerie sous l'arbre à palabre. Tout le monde est invité à donner son avis. Nous pratiquons surtout les causeries avec les femmes pour évoquer les sujets difficiles de la grossesse et du planning familial. En effet, en présence des hommes, les femmes ne peuvent pas vraiment se permettre de prendre la parole. De plus les hommes sont réticents aux questions de planning familial et considèrent que la santé est l'affaire des femmes. Ces causeries sont pérennisées par la matrone.

L'enfant pour l'enfant
La technique « L'enfant pour l'enfant » vise à éduquer les enfants à l'hygiène et aux problèmes de santé, puis les responsabiliser en leur donnant des missions au sein de leur famille (questionnaire sur le lavage des mains et des dents, transmettre ce qu'ils ont appris aux plus jeunes et les surveiller pour qu'ils respectent les règles d'hygiène,…). Ces séances sont illustrées par des activités pratiques qui permettent à l'enfant de vraiment prendre conscience des risques de certains comportements. Toutes ces animations de prévention sont montrées aux ASC et matrones. Des livres techniques reprenant ces animations pour différents thèmes de santé sont mis à leur disposition afin qu'ils effectuent des animations régulières.


III. Engagement
La réalisation de projets de solidarité internationale implique de multiples intervenants. Avant d'en prendre connaissance, on peut s'interroger sur l'engagement du bénévole dans cette nébuleuse d'acteurs
Qui peut participer ?
Tout le monde peut participer à un projet . Ce n'est pas une question de compétence préalables (études de médecines,…) mais plus une question de motivation personnelle. Les capacités seront acquises grâce à l'implication dans les projets.

L'engagement solidaire
Il est important de s'interroger sur le pourquoi de notre engagement. Il n'est jamais complètement altruiste. On le fait toujours en partie pour soi : désir de voyager, de partir à l'aventure, de réaliser une bonne action, de se valoriser, de se sentir utile, de changer d'environnement… Ce sentiment est naturel. Ce qui est important c'est d'en avoir conscience. Une fois que l'on a identifié ses propres intérêts que l'on a choisi une action adaptée, il faut aussi prendre conscience qu'on le fait pour les autres. Il faut donc arriver à comprendre l'autre, ses besoins, son vécu d'un tel projet, sa vision de notre culture, … Pour çà il faut prendre le temps de se renseigner sur la culture locale, d'assister à des formations, de participer à des débats, de rencontrer des gens expérimentés,… C'est seulement après avoir effectué un travail sur soi que l'on sera prêt à comprendre l'autre et à agir de façon adaptée
Les bénévoles s'engagent dans une histoire collective qui commence avant eux et continuera après eux.
Monter un projet de solidarité internationale comme le projet d'appui aux soins de santé primaire ne peut pas se faire seul et se faire bien. Souvent on a envie de créer et monter son propre projet du début jusqu'à la fin pour se l'approprier et se valoriser. Ceci est risqué si on n'a pas d'expérience dans le domaine car on peut facilement faire plus de mal que de bien dans le milieu de la solidarité internationale. Il est plus sûr de s'impliquer dans une association expérimentée qui réalise des actions qui ont déjà fait leurs preuves. On peut facilement prendre des responsabilités dans une association si on est motivé et être amené à gérer un projet. Pour les personnes ayant une idée de projet bien précise, beaucoup d'associations sont prêtes à accueillir de nouveaux projets et à les accompagner. Ceci permet de développer son projet dans un cadre structuré avec des personnes expérimentées pour vous accompagner. L'autre possibilité est de monter sa propre association avec un groupe de bénévoles très motivé. Mais ceci demande beaucoup de temps, de travail et nécessite de suivre des formations sur le fonctionnement des associations, leur gestion,… et de rencontrer d'autres associations pour obtenir des conseils.

Un engagement pérenne
Quand un bénévole prend des responsabilités, il doit se donner un certain nombre de moyens : se préparer et se former, étudier le terrain, rechercher les fonds, réaliser, suivre et évaluer son action et transmettre son expérience. Toutes ces étapes prennent du temps et implique un engagement à long terme des bénévoles. Quand le bénévole n'a plus de temps à consacrer, il doit prévoir de transférer son expérience à un nouveau bénévole pour que tout le travail effectué et les leçons apprises ne soit pas définitivement perdus. C'est tout le problème des associations étudiantes qui ont un turn over rapide sur 1 ou 2 ans et ne prennent pas le temps de transmettre leurs acquis.

IV.Le partenariat et la multiplicité des acteurs
Un projet ne se fait pas tout seul. On a vu qu'il nécessite l'engagement dans une association mais l'association est fragile si elle travaille seule. Il faut donc qu'elle s'ouvre vers différents acteurs qui ont tous un rôle important à jouer.
Ces acteurs sont :
Les bénéficiaires et acteurs villageois
L'association locale partenaire
Les partenaires qui apportent une aide financière ou matérielle
Les autorités locales au niveau du village, du gouvernement et du domaine de la santé
Les autres associations intervenant dans le même milieu géographique
Les réseaux d'associations, les formateurs, les associations professionnelles
Les associations partenaires en France

Le concept central de ce travail est le PARTENARIAT.
Le partenariat est basé sur plusieurs valeurs : la confiance (reconnaissance de valeurs, visions et objectifs communs), la durée, l'égalité-reciprocité, la sincérité et la communication. A près avoir identifier une demande locale émergeant directement des bénéficiaires (villageois), le premier partenariat à mettre en place est celui avec une association locale qui pourra assurer un travail continu et adapté à la culture locale sur le terrain. Il est donc important de rencontrer une association qui suit des objectifs communs aux notres et qui est intéressée pour travailler en partenariat avec une association française (c'est-à-dire ne pas seulement recevoir des fonds de cette association, mais vouloir travailler, réfléchir et créer ensemble). La mise en place d'un partenariat est une étape difficile mais fondamentale pour le bon déroulement des projets. Elle passera par la rédaction d'une charte de partenariat qui définira les objectifs, les moyens apportés par chaque association, les responsabilités prises par chacune des parties,… La partenariat est un processus évolutif et une aventure.
Le partenariat concerne aussi d'autres acteurs comme les associations partenaires françaises avec lesquelles on monte des projets en commun, les autorités locales qui jouent également un rôle (par exemple lorsqu'ils s'engagent à assurer le suivi des cases de santé après leur mise en route), les partenaires financiers (qui s'engagent à nous apporter une aide en échange d'une restitution sur le projet par exemple), les villageois (qui s'engagent à participer au fonctionnement de la case et à sa construction), les associations professionnelles (qui peuvent apporter un soutien dans la réflexion sur le projet par ex.)
Les bénéficiaires du projet sont les villageois qui vont profiter des soins procurés par la case de santé.
Bien au-delà d'être simples bénéficiaire, ils sont de véritables acteurs du projet. Tout d'abord ce sont les initiateurs du projet car c'est de leur demande qu'il émerge. La case est construite par les hommes du village eux-mêmes sous la coordination d'un maçon. Le futur agent de santé communautaire et la future matrone sont deux villageois bénévoles choisis par l'ensemble du village. Le comité de gestion est élu par les villageois parmi les personnes les plus représentatives qui reçoivent une formation par le coordinateur.
Les premières personnes à impliquer dans le projet sont les autorités traditionnelles du village.

Elles regroupent le chef du village (par qui toutes les informations et les décisions passent), l'imam (chef religieux musulman), la présidente du groupement féminin (porte parole de l'ensemble des femmes du village très respectée par les hommes), le guérisseur traditionnel, les notables (personnalités du village respectées et participant aux prises de décisions), le sage du village (personne influente pesant sur les décisions du village et consulté pour sa sagesse), les vieux du village (les aînés sont considérés comme les hommes les plus sages et bénéficient du soutien de tout les villageois)
Il est important de saluer toutes ces autorités à chaque visite au village et de les tenir informées régulièrement.
Les autorités sanitaires locales sont les acteurs de la santé et s'inscrivent en parallèle de la décentralisation des soins. Au niveau national, le ministère de la santé avec ses différentes divisions, au niveau régional, le médecin chef de région, au niveau départemental, le médecin chef de district, au niveau des communautés rurales, l'infirmier chef de poste. Nous rendons visite à toutes ces autorités. Elles apportent leur point de vue sur le projet, l'adaptent aux directives gouvernementales et y participent en assurant la formation des ASC et matrones et le suivi du fonctionnement des cases.
Les autorités administratives doivent être visitées et informées car elles peuvent se révéler utiles pour prendre des contacts ou résoudre certains problèmes : Maires, Sous-préfets, Préfets, Gouverneurs, Ministres
Rien ne serait possible sans les partenaires financiers. Grâce à leur soutien et leur confiance, le projet monté peut être mis en œuvre et atteindre ses buts. Il existe différents partenaires : publics (facultés, mairie, département, région, ministère, Europe) et privés (fondations, associations, ONG, appel à projet,…)


V. Les formations
La formation est le point central de l'intervention dans les pays du Sud. L'objectif de l'association étant de permettre aux bénéficiaires de prendre en charge eux-mêmes leur développement. Nous facilitons l'accès aux formations pour les villageois et les acteurs de santé locaux.
Les villages, où sont construites les cases, ont participé au programme d'alphabétisation de l'ASDI. L'alphabétisation permet aux villageois d'avoir accès à l'information notamment en matière de santé.
Un villageois reçoit une formation pratique et théorique pour devenir agent de santé communautaire par l'infirmier chef de poste.
Une villageoise suit une formation pratique de matrone par la sage femme.
L'agent de santé et la matrone sont formés aux méthodes de prévention et de sensibilisation.
Dans le cadre d'autres projets, Sankana-ASDI organise des formations sur le paludisme et le SIDA pour tous les acteurs des organisations communautaires de base (associations sportives et culturelles, groupement féminin,…)
Les membres de Sankana bénéficient de formations internes lors des week-ends Sankana et lors de certaines réunions.
Ils suivent également des formations externes : forum des associations étudiantes, maison pour un développement solidaire, campus en été, rencontre internationale des jeunes francophones, agence des micro projets, Etudiant et développement, SRT-ANEMF, GRDR,…
Chaque membre fait des recherches personnelles pour appréhender le contexte local et l'éthique de la solidarité internationale.
Les coordinateurs de programmes de l'ASDI suivent également des formations notamment avec le CONGAD.
Ainsi la formation concerne tous les acteurs des projets de développement qu'ils soient bénéficiaires ou non. La formation exige un effort personnel et du temps mais elle est fondamentale pour effectuer des projets de qualité et pour se remettre en question.

VI. La mise en oeuvre
La mise en œuvre est l'étape fondamentale du montage de micro projets de solidarité internationale. La solidarité internationale étant un secteur compliqué, il convient de bien identifier les besoins locaux et les moyens à mettre en œuvre pour y répondre.
La première chose à faire est d'établir un partenariat avec une association locale qui pourra nous aider à identifier les besoins et les réponses adaptées à mettre en œuvre. Notre partenaire est l'ONG ASDI (agriculteur sénégalais et développement international).
L'expression d'une demande locale des bénéficiaires est nécessaire à l'appropriation ultérieure du projet. Tous les villages recevant nos cases de santé en ont exprimé le besoin lors du programme d'alphabétisation de l'ASDI.
Pour établir le partenariat et identifier les besoins, la première étape est d'effectuer une mission exploratoire ou diagnostique pour étudier le terrain, comprendre le contexte local, se renseigner sur les directives gouvernementales déjà mises en place, rencontrer les bénéficiaires et les autorités locales, consolider le partenariat, évaluer les coûts de l'action, recenser les autres associations travaillant dans le même domaine et las mêmes localités, identifier les indicateurs qui serviront à l'évaluation à la fin du projet (taux de paludisme dans le village, nombre d'accouchement au village,…), … La première mission exploratoire du projet case qui a eu lieu en 2000 a permis de créer le partenariat ASDI-Sankana. L'été 2002, une mission exploratoire a permis de monter le projet pour les villages de Bangalère, Lérane Coly et Sadio M 'Bayard.
Cette mission permet aussi de pouvoir reculer, de dire non quand on sent qu'un projet n'est pas viable. Ce fut le cas de Sankana en 2000. La mission exploratoire était initialement prévue pour trvaille avec une association de Thiès. Les membres de la mission se sont rendus compte du manque de sérieux et de l'intérêt financier personnel de certains membres de l'association locale ce qui nous a permis de refuser le partenariat.
Comme les associations du Nord ne sont pas sur le terrain en permanence et rencontrent des barrières culturelles, la collaboration avec une structure du Sud permet d'avoir un travail continu et un suivi sur le terrain. Le partenaire peut rédiger un pré-projet qui sera adapté après la mission exploratoire. On remarque que ce projet nécessite de s'investir sur un temps suffisant pour les phases exploratoires, de réalisation et de suivi.
Les acteurs du Nord et du Sud doivent suivre des formations pour se remettre en question sur le projet et pour l'intégrer dans des actions globales.
Ce projet nous a appris que l'on peut facilement faire plus de mal que de bien si on ne se donne pas un minimum de moyens.

VII. Le suivi
Le suivi est important car il s'assure du bon déroulement du projet après les missions. La présence de notre partenaire local, l'ASDI, permet d'assurer une présence constante sur le terrain. Ainsi des solutions rapides peuvent être trouvées quand un problème se fait ressentir (dégâts matériels de la case,…). Si ces problèmes devaient attendre la venue d'une nouvelle mission, les conséquences pourraient être plus graves. Le suivi permet aussi de s'assurer du bon déroulement du projet et de ses objectifs, de valider le passage d'une étape à l'autre et de réorienté le projet si le besoin s'en fait ressentir. Pour cela l'ASDI emploie un coordinateur et met à sa disposition un moyen de transport (moto ici). Le coordinateur tape des rapports de missions de suivi.

VIII.L'évaluation
L'évaluation est un moment indispensable pour savoir si les objectifs sont atteints. Elle repose sur des indicateurs (nombre de consultation, taux de paludisme,…) qui sont définis à l'avance. Elle peut se faire à différents temps et à différents niveaux: pendant les première mission pour avoir les chiffres initiaux des indicateurs, par l'agent de santé qui remplit ses cahiers de consultation et de compte, par l'ASDI lors de ses missions de suivi, par des missions ASDI-Sankana consacrées à l'évaluation des indicateurs une fois la case mise en route. Elle permet de valider les objectifs ou de constater des problèmes que l'on cherchera à résoudre et qui permettent d'améliorer le projet dans les éditions futures.
L'évaluation de la première édition du projet case de santé (2000-2001) a permis d'identifier plusieurs problèmes. Ce fut l'occasion d'essayer de résoudre ces problèmes et de modifier le nouveau projet pour ne pas refaire les mêmes erreurs. Par exemple, nous nous sommes aperçu que l'ASDI n'avait pas pu assurer un suivi régulier dans les villages faute de moyen. Dans le projet actuel un budget est consacré au suivi-évaluation (financement d'une moto, prise en charge des déplacements, des indemnités du coordinateur et des réparation de la moto). Nous nous sommes aperçu que la qualité des soins procuré par les ASC laissait parfois à désirer. Nous sommes entrain d'envisager un recyclage des ASC et les nouveaux ASC sont évalués en cours de formation. Nous avons pu constater des lacunes dans la formation d'un nouvel ASC et négocié une prolongation de sa formation au niveau du poste de santé. Nous avons aussi rencontré des problèmes d'appropriation de la case dans les premiers villages. Le projet actuel a accentué la sensibilisation préalable et la participation des villageois aux décisions en vue de stimuler une réelle appropriation et de dépasser les non-dit. Beaucoup d'autres exemples pourraient être développés.

L'évaluation permet aussi de capitaliser l'expérience grâce à des fiches techniques, des bilans de mission, des formations,….

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FINANCER ET GERER UN PROJET HUMANITAIRE

Un mot sur le Développement
Sont nombreux les responsables, les chercheurs et les acteurs à parler du développement, peut-être même trop. Il est impossible de nier que la problématique de développement s'est amplifiée et préoccupe le monde entier. Par ailleurs, chacun perçoit ce mot - ce concept - selon sa conception et sa perception des choses. En réalité, ce « phénomène » a fait l'objet d'une succession de définitions et sa signification continue à évoluer. Cela a nécessité bien évidemment une évolution au niveau des approches et stratégies de ce développement.
La question des approches de développement est tellement complexe quelle constitue un carrefour des interventions de différents acteurs, un croisement de plusieurs logiques d'acteurs et une interférence de perception différente de l'espace, du temps, du dimensionnement même du sujet et de sa problématique.
Le développement constitue en fait un « espace » d'interaction d'objectifs, de programmes, de valeurs et d'actions. Bref le sujet de développement forme un champ de rencontre de tous les acteurs parfois avec des intérêts similaires ou complémentaires et d'autres fois avec des intérêts opposés et divergents.

Définition d'un projet de développement
Vue l'importance du besoin ressenti au niveau du terrain (chez les entités territoriales de l'Administration Publique et de la société civile) en matière d'intervention et de travail avec la population et à la base, il s'avère utile de toucher dans cet article également les aspects méthodologiques du travail de terrain. Pour ce faire, des notions sur ce qu'est un projet de développement ainsi que des lignes directrices sur le management d'un projet de développement seront exposées.
Un projet « est une image d'une situation, d'un état que l'on pense atteindre »
C'est un ensemble de :
  • Objectifs à réaliser
  • Par des acteurs
  • Dans un contexte précis
  • Dans un délai donné
  • Avec des moyens définis
  • Nécessitant l'utilisation d'outils appropriés.

Tous les projets ont deux points communs :
  • 1. Ils doivent respecter un cheminement donné et un certain nombre de règles de base ;
  • 2. Ils sont confrontés à des événements aléatoires qu'ils doivent gérer.
Pour la norme internationale ISO 10006, le projet est un processus unique, qui consiste en un ensemble d'activités coordonnées et maîtrisées comportant des dates de début et de fin, entrepris dans le but d'atteindre un objectif conforme à des exigences spécifiques telles que les contraintes de délais, de coûts et de ressources.

Cycle de vie d'un projet de développement
Il est à noter, ici, que chaque phase du projet devrait être perçue d'une manière globale tout en assurant une action au niveau local. Aussi, la programmation doit se définir au plus petit niveau d'intersection et d'interface entre les orientations nationales et régionales, d'une part et les besoins émanant de la base, d'autre part.
Quelques lignes directrices du management participatif du projet de développement
Un projet peut être comparé à une activité opérationnelle avec une durée de vie limitée. Il doit être Manager c.-à-d. :
  • Organiser (c'est décider qui doit faire quoi, où, quand et comment : la stratégie d'intervention) ;
  • Gérer (c'est utiliser d'une meilleure façon les ressources humaines , financières et matérielles) ;
  • Animer ( c'est donner la vie au projet pour faire un événement extraordinaire ).
Le management du projet n'est pas une chose facile, puisque parfois il est nécessaire de faire des arbitrages entre les objectifs à réaliser, les délais et les moyens.
Toute la question est donc de trouver un compromis et un point d'équilibre entre les objectifs, les délais et les moyens.
Il faut signaler que les processus et les objectifs du management de la qualité ( voir ISO 8402) s'appliquent pour l'ensemble des processus du management du projet.
Le projet doit utiliser un certain nombre d'outils techniques tout au long de la durée de vie. Ainsi les trois piliers du management du projet sont l'organisation, la gestion et l'animation.

Organisation & Stratégie d'intervention participative
Pour organiser un projet, il faut faire recours à :
  • un organigramme technique (projet, sous projet, tâches,) ;
  • une planification stratégique (activités, délais, moyens) ;
  • une stratégie d'intervention participative ;
  • un suivi régulier.
Il faut adapter le discours sur le développement à la réalité du terrain pour réduire le décalage entre la théorie et le contexte marocain.

Stratégie d'intervention participative
En ce qui concerne la stratégie d'intervention au niveau du terrain, nous recommandons le recours aux approches participatives. Nous rappelons dans le présent article quelques notions importantes du travail du terrain que nous avons appelé portes d'entrées.
En effet, le discours tenu actuellement montre un consensus de plus en plus large sur la nécessité de la participation communautaire. A notre avis, cette participation doit être volontaire et décisionnelle.
Pour ce faire, un dispositif de formation en la matière s'impose à tous les niveaux : population, services techniques, ONG et les autres acteurs locaux.
Ainsi, pour réussir l'action sur le terrain, et par la suite assurer une intervention positive et efficace, il faut :
  • installer une atmosphère de confiance et des bases de concertation ;
  • promouvoir un partenariat véritable entre les acteurs locaux ;
  • enclencher une dynamique "locale" pour un développement durable.
Un point sauvent oublié dans le cadre des projets de développement est celui de renforcer et d'intégrer d'autres actions, pour favoriser la mise en œuvre de l'approche participative en partenariat avec les autres services techniques (Etat)

Organisation sociale
Pour assurer la participation des acteurs concernés par le projet dans l'identification et la réalisation des actions, il faudrait que celle-ci (participation) soit faite dans le cadre d'une organisation villageoise pour affirmer la viabilité et la continuité et donc la durabilité de l'action. Dans le cadre de la réalisation du projet, nous sommes amenés à travailler avec deux types d'organisations différentes :
  • a) la première est informelle : le Douar (ou le quartier pour les projets urbains et péri-urbains) comme unité sociale qui regroupe des individus vivant ensemble et qui ont une même histoire, et partagent un même espace et les mêmes ressources naturelles. Cette organisation qui, au fur et à mesure, impose ses normes et ses règles de jeu et de fonctionnement, peut arriver à terme à une organisation formelle.
  • b) la seconde est une organisation formelle, généralement une association ou coopérative. D'après notre expérience la forme organisationnelle qui peut donner des résultats satisfaisants dans l'immédiat est ce type d'organisation. Dans ce sens, nous proposons d'organiser l'espace rural (cela est très dépendant des compétences et du temps) en associations et coopératives tout en passant par les formes organisationnelles informelles (comité villageois, groupement paysan,...).

Gestion du projet & Cadre logique
La gestion du projet consiste à réaliser le projet dans des bonnes conditions. Ceci revient à utiliser des outils adéquats notamment un tableau de bord du projet. Ce dernier est constitué d'un ensemble d'indicateurs lui permettant de suivre et de maîtriser l'avancement du projet. Pour être complet, il doit contenir différents types d'informations et mettre en évidence les réalisations par rapport aux prévisions. A ce niveau, nous recommandons l'utilisation du Cadre Logique.
Le cadre logique est en fait un outil de gestion très intéressant pour le cas des projets de développement. Ainsi nous pensons que la méthode de Gestion du Cycle du Projet qui se base sur le cadre logique peut contribuer à la recherche d'une méthodologie d'intervention participative en matière de développement.
Cette méthode fait appel à trois étapes essentielles à savoir :
  • 1. analyse des problèmes
  • 2. analyse des objectifs
  • 3. analyse des stratégies.
La logique de l'intervention est reprise dans un tableau sous forme de matrice à double entrée ( les activités du projet - le questionnement systémique) en signalant ainsi les principales informations nécessaires pour une meilleure gestion du projet.
Le cadre logique définit (souvent d'une manière assez globale) les activités à entreprendre. Il peut être utilisé pour mieux déterminer les responsabilités et/ou les contributions de chaque intervenant, par activité planifiée.
A noter que le cadre logique s'applique dans le processus de préparation, de mise en œuvre et d'évaluation d'une intervention. Il ne peut être complété qu'au fur et à mesure que les informations sur le contexte, les objectifs/effets (impacts), les résultats, les perspectives de viabilité etc. de l'intervention sont disponibles.

Animation du projet
L'animation du projet consiste à communiquer tout ce qui concerne le projet entre tous les acteurs et avec l'environnement du projet. Cette animation peut se faire par le biais de :
  • concertation, sensibilisation avec les acteurs concernés par le projet
  • concertation et partenariat avec les différents acteurs
  • information de l'environnement externe sur le projet
  • ateliers de formation et de réflexions.
A noter qu'à ce niveau, l'outil le plus utilisé dans l'animation du projet est le rapport d'état d'avancement, c'est un outil de communication entre tous les acteurs du projet qui permet de :
  • synthétiser l'état d'avancement des travaux et les décisions prises
  • homogénéiser le niveau de connaissance des différents acteurs
  • entretenir la dynamique auprès des partenaires.
Il reste important de souligner la dimension de la communication et de l'information dans la réussite de chaque action entreprise par l'organisme de développement. En effet, la communication externe et surtout interne constituent toutes les deux la colonne vertébrale du projet. Ces deux types de communication permettent en fait les fonctions suivantes :
  • la fonction de ‘bibliothèque' permettant à tout le personnel de l'organisme et à tous les acteurs de disposer d'un même niveau d'information et de connaissance sur le cycle de vie d'un projet
  • la fonction ‘qualité de gestion et de coordination' qui permet à tous les acteurs de conjuguer leurs efforts dans l'identification, programmation, exécution et suivi-évaluation du projet
  • fonction ‘d'information et de formation' via l'échange et l'interaction entre les différents acteurs, en effet le terrain constitue le premier lieu d'apprentissage.
Enfin, les points présentés ci-dessous peuvent contribuer à notre avis à la réussite du management participatif du projet :
  • mettre en place un cadre clair de concertation et de partenariat intra et inter-institutionnel
  • assurer un travail par le management en équipe de tout projet avec des objectifs précis et clairs
  • mettre en place un système de formation au profit de tous les acteurs du projet, notamment en matière de management du projet, dynamique de groupe, approche intégrée de la gestion du projet, gestion de l'information, etc.

Élaboration d'un document de projet (pour les ONG)
Selon les lignes directrices pour la qualité en management du projet (ISO 10006), au moment de l'élaboration du contenu du projet, il convient d'identifier et de consigner par écrit aussi précisément que possible les caractéristiques du produit dans des termes mesurables destinés à être utilisés en tant que base de conception et de développement. Il y a également lieu de spécifier les conditions pour mesurer ces caractéristiques ou la manière d'évaluer la conformité aux exigences du client et de toute partie prenante.
Pour une association demandant le financement, le document du projet est un écrit qui doit regrouper toutes les données analysées dans un enchaînement logique sur une situation donnée. Il doit :
  • justifier l'opportunité et la pertinence pour influencer son financement
  • présenter et exposer un plan d'action concret et opérationnel.
On peut trouver que chaque bailleur de fond peut ‘exiger' une forme de document de projet.
A signaler que la forme est aussi importante que le contenu, ce dernier qui est presque le même pour tous les projets doit contenir une vision d'ensemble des principales informations concernant le projet.
Nous présentons, à titre indicatif, dans le tableau suivant un schéma élémentaire d'un document du projet qui peut servir de support d'une demande de financement :

Contenu d'un dossier de demande de financement
  • 1. Présentation de l'association
  • 2. Enoncé du projet
  • 3. Description du projet
  • a. Objectif global
  • b. Objectifs spécifiques
  • c. Indicateurs
  • d. Activités
  • e. Plan d'opération
  • 4. Organisation devant en permettre la réalisation
  • 5. Acteurs & Concernés (bénéficiaires)
  • 6. Moyens
  • 7. Coûts des opérations
  • 8. Echéancier physique et financier
  • 9. Faisabilité et durabilité du projet
  • 10. Suivi Evaluation
  • 11. Résultats escomptés
  • 12. Financement global
  • 13. participation demandée à l'organisation d'appui.
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ENTREPRENEUR DU MONDE

Entrepreneurs du Monde agit de préférence au travers de partenaires locaux partageant les mêmes principes qu'elle. Elle les aide à développer leurs activités. Si aucun partenaire n'a été identifié, elle met directement en place ces activités et favorise l'émergence d'une entité locale pour porter le projet. Dans les deux cas, elle intervient selon les principes d'action suivants :

    Etre proche des familles bénéficiaires
Les agences sont implantées dans les bidonvilles, où sont également recrutés les agents-conseil qui seront formés et encadrés. Des comités de bénéficiaires participent à la définition des actions.

    Etre flexible pour toucher les plus pauvres
Chaque dossier est étudié au cas par cas et les montants des remboursements et de l'épargne à mobiliser sont adaptés à la capacité de la famille.

    Proposer un prêt et un outil d'épargne
EdM accompagne au long terme les micro-entrepreneurs en leur apportant le nombre de micro-prêts successifs nécessaire pour créer et/ou développer une micro-activité, et des outils d'épargne adaptés pour de vitales petites économies.
Construire un accompagnement complet De nombreux services non financiers aident les bénéficiaires à améliorer leurs conditions de vie : apprentissage d'activités rémunératrices, aide à la gestion, orientation vers des organismes sociaux sélectionnés, accompagnement des jeunes dans la construction de leur projet professionnel et leur recherche d'emploi.

    Planifier l'autonomisation du projet :
          o construire une équipe locale solide et compétente
          o organiser une structure institutionnelle légale
          o autofinancer progressivement l'activité de microcrédit
          o trouver des subventions locales pour les services non financiers

Afin de toucher le plus grand nombre de familles, parmi les plus pauvres, et de s'assurer de l'impact économique et social des programmes, Entrepreneurs du Monde n'a de cesse de faire évoluer sa méthode : elle teste de nouvelles approches, comme actuellement la microassurance, et participe activement à des partages d'expériences avec d'autres ONG.


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AUTRE TERRE MICRO CREDIT

Nous
Autre Terre est l'ONG du Groupe Terre. Son action, en lien direct avec l'économie sociale et la coopération au développement, est partagée entre le Nord et le Sud.
                                 
Vous
Au Nord, l'ONG propose des activités d'éducation, à destination de tous les publics, principalement centrées sur la promotion de l'économie sociale et solidaire ainsi que sur la sensibilisation aux relations Nord/Sud. Elle invite également les personnes qui souhaitent s'impliquer davantage à participer aux événements qu'elle organise en vue de soutenir les projets de développement.
                                 
Ils
Au Sud, et plus particulièrement en Amérique latine (Pérou, Brésil), en Afrique (Burkina Faso, Mali, Sénégal) et en Asie (Philippines), Autre Terre soutient un grand nombre de partenaires. Ses axes de travail sont la récupération et le recyclage, les filières agricoles, le commerce et le théâtre-action.

La philosophie d'Autre Terre
Les actions menées par les partenaires du Sud avec le soutien d'Autre Terre relèvent de la solidarité internationale. Elles privilégient la réciprocité grâce à la création de réseaux permettant les échanges entre acteurs au Nord et au Sud. Cette ambition invite à la valorisation des capacités locales. Les interactions décloisonnent les activités et sont alors d'ordre technique et professionnel mais également économique, culturel voire, politique.
La première caractéristique de l'ONG est d'appuyer des initiatives locales dans le domaine économique. Les projets ne sont donc pas exportés depuis le Nord mais réfléchis sur place dans une logique de processus - qui permet de répondre aux changements permanents qui émanent du terrain - et conceptualisés à partir des propositions ou savoir-faire locaux.
La pluralité de la société civile fait que chaque ONG a des valeurs qui lui sont propres et des convictions avec lesquelles elle entend mener ses actions. Dans le cas d'Autre Terre, l'approche est économique mais en même temps sociale. Cela veut dire qu'il y a une réappropriation de l'économie. Cette dernière est investie de sens et de valeurs solidaires. Elle redevient un moyen de subsistance et n'est plus une fin en soi. En résumé, il ne s'agit pas d'une économie capitaliste donnant priorité au revenu mais d'une économie sociale remettant l'humain au centre des préoccupations. Cette approche du développement par l'économie sociale est essentielle et partagée au quotidien avec l'ensemble des partenaires, en tenant compte de la singularité de chacun d'entre eux. Une priorité est donnée à l'information et à la participation directe des travailleurs ainsi qu'à l'autonomie - de gestion comme de financement - des associations du Sud.
Au Nord, pour Autre Terre, il est par conséquent utile de promouvoir des espaces de dialogue, de formation et de travail autour de l'économie sociale. En tant qu'alternative économique, celle-ci doit être considérée comme un des chemins privilégiés à emprunter pour que le développement socio-économique puisse apporter sa pierre à l'édifice de la justice sociale, de l'équité, de la solidarité ainsi que du respect de l'autre et de son environnement.
Ce site est à votre disposition pour parcourir les grands axes de travail dans lesquels l'ONG s'inscrit au Sud ainsi que les actions de sensibilisation et de formation qui sont menées au Nord, pour vous et avec vous...

INFOS DU MOIS 

Jeunesse en action SUBVENTION
Financements européens accessibles aux collectivités territoriales dans le cadre de la coopération décentralisée
Dans le cadre de la nouvelle période de programmation de l'Union européenne (2007-2013), de nouvelles possibilités de cofinancement s'offrent désormais aux collectivités territoriales françaises pour promouvoir leurs partenariats de coopération décentralisée.

http://www.cites-unies-france.org/index.php


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