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PROJET MICRO CREDIT BENIN

PROJET MICRO CREDIT BENIN vous pouvez voir aussi  la rubrique Micro crédit

Le micro-crédit est défini comme un petit crédit remboursable mensuellement, servant à financer une activité économique, durable et rémunératrice pour son porteur. Il s'adresse à des personnes qui n'ont pas accès aux prêts bancaires classiques.
Pour parler de micro-crédit, il faut aussi que le montant du prêt soit inférieur à 25 000 euros (selon la Commission européenne). L'objectif du micro-crédit est de permettre à des petits entrepreneurs ou des artisans qui n'intéressent pas les banques, de trouver un financement pour développer une activité.

Au Sud comme au Nord
Quand on parle de micro-crédit, on pense souvent aux pays du Sud. Il est vrai le micro-crédit a vu le jour et s'est développé principalement dans les pays du Sud. Le phénomène a pris une telle ampleur que l'ONU a décidé de déclarer 2005 "année du micro-crédit".
Et depuis quelques années, cette façon originale d'encourager l'activité économique a même émigré en Europe. Aussi ajusté que possible aux besoins des activités de façon à limiter le poids de la dette et le risque de l'emprunt, il est proposé à des indépendants ou candidats indépendants, des associations car les banques ont refusé le financement.

PORTO NOVO LUTTE CONTRE LA POLLUTION SACHETS PLASTIQUES ET CREE DES EMPLOIS

En Afrique, une femme lutte contre la pollution des sachets plastiques et crée des emplois
Par toganim
le 15/03/2010

sachets plastiques
Ils sont devenus courants dans notre vie quotidienne, presque incontournables. Nous les utilisons chaque jour, sans même y prêter la moindre attention. Aujourd'hui, ils sont la cause d'une terrible pollution.
L'Europe a commencé à se préoccuper du problème que posent les sachets plastiques il y a quelques années avec un succès mitigé. Cependant, nos économies occidentales ont largement les moyens de faire front au désastre écologique que cause l'utilisation massive de ces sacs, c'est une simple question de volonté.
L'Afrique est confronté au même désastre, mais avec beaucoup moins de facilité pour réagir. Depuis une quinzaine d'années, l'utilisation du sachet plastique a pris une ampleur considérable. Il sert à transporter des objets, de la nourriture ou de l'eau avant de se retrouver abandonné dans la nature. Si un sachet met plusieurs siècles à se dégrader, il est en revanche de moins en moins solide. Afin de se garantir davantage de ventes et donc plus de profits, les usines qui les fabriquent les font de plus en plus fins, du coup, la durée de vie moyenne d'un sachet en Afrique est de moins de 48h.
Il suffit de se promener dans les rue des villes, de regarder le contenu des brouettes des pré-collecteurs d'ordures ou de visiter les dépôts d'ordures pour constater l'ampleur du problème. Pour l'homme de la rue qui cherche avant tout à faire vivre sa famille, les problèmes écologiques sont loin de ses préoccupations quotidiennes. Tant pis, si les sachets plastiques envahissent le sous sol et empêchent l'écoulement des eaux de pluie, favorisant ainsi le développement du paludisme, tant pis si les oiseaux, les poissons, les tortues meurent après avoir ingurgité un sachet, tant pis, si les très jeunes enfants peuvent s'etouffer en jouant avec des sacs ramassés dans la rue.
Contre cette fatalité, une femme s'est dressée, il s'agit d'une ancienne institutrice à la retraite, Mme Grâce Dotou. Basée à Porto Novo au Bénin, elle a décidé de lutter avec ses propres moyens contre la pollution dont est victime son pays. Avec quelques femmes, elle récupère les sachets usagés qu'elle transforme en articles de consommation courante ( Sacs à main, poupées, trousses scolaires, porte clés etc...) avant de les revendre.
Avec 300 sachets, elle fabrique un sac à main; avec 50 sachets, elle réalise une poupée. Ses articles sont revendus entre 60 centimes d'euros et au maximum 11 euros. Préalablement lavés, séchés et découpés en fines lamelles, les sacs plastiques sont ensuite tricotés au crochet. Chapeau Mme Dotou forme de nombreuses femmes au recyclage des sachets plastiques ce qui génère de nombreux emplois. Même si la moyenne tourne autour de 100 euros, les femmes les plus appliquées parviennent à gagner jusqu'à 230 euros par mois, ce qui représente dans ce petit pays africain environ 5 fois le smic local. Par ailleurs en cas de fortes commandes, Mme Dotou emploie des collecteurs qu'elle rémunérée sur une base de 50kg de sachets ramassés.
Chapeau Mme Dotou a fondé une ONG dénommée : Qui dit mieux ? , jusqu'à ce jour,elle disposait d'un local gracieusement prêté par la mairie. Malheureusement, suite à un nouveau plan d'urbanisme, le local vient d'être réattribué à un service public et les femmes de l'ONG n'ont pas pour le moment été relogées. Un sourire malgré tout : l'activité écologique de Mme Dotou a fini par intéresser quelques journalistes et a même fait l'objet d'un reportage sur TF1 il y a quelques années. Depuis, Mme Dotou reçoit de toute l'Europe de très nombreux encouragements, mais aussi des colis contenant.....de vieux sachets plastiques !!.Chapeau

Un prix des Nations Unies obtenu en 2002
Pour l'ensemble des actions de « Qui dit mieux ? », Grâce Dotou a reçu en 2002 le Prix des Nations Unies pour la Réduction de la Pauvreté et la Protection de l'Environnement. Elle s'est fait remettre le prix par M. Koffy Hannan, parmi les lauréats des autres continents, vêtue entièrement d'habits réalisés en matière plastique. Grâce nous montre une photo d'elle, radieuse, auprès du Secrétaire Général des Nations Unies, et l'on se rend compte que l'ancienne militante révolutionnaire a su reconvertir avec talent l'énergie de son engagement politique en une action citoyenne efficace de protection de l'environnement.
      Jamais fatiguée, Grâce Dotou entend continuer son action et, si l'organisation fonctionne aujourd'hui sur fonds propres, elle espère trouver des partenaires pour développer l'aspect formation de son programme. « Qui dit mieux ? » est membre du Réseau Des Femmes des ONG et des Associations Africaines (RIFONGA) et de l'Association des Femmes d'Affaires et Chefs d'Entreprises du Bénin (AFACEB).

Centre de recyclage des sachets en plastique
Face à la poste principale d'Oganla à Porto-Novo
01 BP 2197
Porto-Novo
BENIN
Tél : (229) 21 47 54
Fax : (229) 21 48 61
Courriel :qdm_org@yahoo.fr


Des médecins déconseillent les sacs plastiques
Vital Ahotondji
  • Des médecins béninois tirent la sonnette d'alarme face à l'utilisation abusive des sacs plastiques qui inondent de plus en plus les villes et les villages au Bénin.
La combustion du sac plastique est très toxique pour l'organisme humain, avertissent-ils, en soulignant des risques de maladies.
«Les sachets sont fabriqués avec les dérivés du pétrole : les polyéthylènes et les polypropylènes. Pour obtenir la couleur du sachet, on y ajoute des métaux lourds comme le soufre et le plomb. La combustion du sac plastique dégage par conséquent de la dioxine (un produit très toxique)», explique Dr Gildas Agodokpessi, pneumologue-tabacologue.
«Or», poursuit Dr Agodokpessi, «la dioxine intervient au niveau des gênes des individus exposés... et tue les cellules au cours de la production des gamètes. Ce qui entraîne la stérilité».
En service au Centre national hospitalier de pneumo-phtisiologie de Cotonou, Dr Guendehou Brice renchérit en expliquant que la manipulation des sachets expose aux maladies telles que les cancers de la peau, de la gorge, du poumon, etc.
«Pas plus que la semaine écoulée, j'ai reçu une patiente qui souffrait du cancer de poumon alors qu'elle n'avait jamais fumé ni souffert de quelque prédisposition à cette maladie. Ce sont des situations qui nous questionnent et nous poussent à rechercher les causes dans l'environnement immédiat de la patiente», témoigne Dr Agodokpessi.
Mais pour les utilisateurs, ces sacs sont très utiles. Ils s'en servent à plusieurs fins comme emballage, combustible à la place du pétrole, etc. «Je les utilise pour faire mes emplettes et je m'en sers également pour faire le feu avec le charbon de bois. Ils sont très pratiques et me permettent de faire beaucoup d'économie. Je ne sors plus un seul franc pour acheter du pétrole avant de faire la cuisine», explique Huguette Akpovo, mère de six enfants, rencontrée à Dantokpa, marché international de Cotonou. «Que pouvons-nous faire sans les sacs plastiques!», soupire-t-elle.
Consciente des dangers auxquels s'exposent les utilisateurs de sacs plastiques, Grâce Dotou, présidente de l'ONG "Qui dit mieux", conduit depuis 1998 une campagne de sensibilisation à Porto-Novo, la capitale politique du Bénin.

«Nous leur disons que toute matière plastique brûlée dégage des gaz toxiques nocifs.
Aujourd'hui à Porto-Novo, il y a une nette amélioration», témoigne Dotou. Ses mérites ont été reconnus et récompensés par le prix de l'ONU pour l'élimination de la pauvreté à New York le 30 octobre 2002.
Malgré les sensibilisations, de nombreuses femmes persistent dans leurs habitudes. Emilie Gohoungo, 25 ans, mère de deux filles, révèle : «Mes parents ont toujours utilisé le sachet pour faire le feu et pourtant ils n'en sont pas morts. Moi je crois que nous mourons tous et il faut bien mourir de quelque chose».
Devant un tel fatalisme, Dr Agodokpessi insiste pour déconseiller l'utilisation des papiers plastiques. Il allonge la liste des maladies engendrées par la combustion des sacs plastiques: «Lorsqu'ils sont brûlés, les sacs plastiques entraînent des irritations liées aux bronches, et si cela se prolonge, une susceptibilité des poumons aux infections qui peuvent occasionner la fibrose pulmonaire, un état assez grave car le poumon longtemps agressé perd sa solidité. Il y a comme un vieillissement prématuré. La fibrose se manifeste par l'incapacité de l'individu à faire des activités en rapport avec son âge. Il devient un inadapté de la société».
Dotou confirme la résistante de certaines femmes à changer leur comportement. «Il y en a qui se plaisent à acheter de la bouillie chaude dans les sachets plastiques», déplore-t-elle. Mais elle ne baisse pas les bras : «Nous faisons actuellement une sensibilisation de proximité auprès des vendeuses (qui emballent les articles vendus dans des sachets) au bord des rues. Ça ne prend pas encore mais nous y croyons», confie-t-elle, un peu optimiste.
Comme Dotou, d'autres femmes mènent la même lutte. Guedègbe Odile, géographe environnementaliste et universitaire béninoise, éduque en donnant l'exemple : «Moi je vais au marché avec mon panier. Chez moi, il n'y a pas de sachets pour le feu. Je le déconseille à tout le monde. Dans les sachets, il y a beaucoup de métaux lourds nuisibles au corps humain».
Outre l'homme, les sols, les cours d'eau et les animaux souffrent aussi. Victor Gbedo, spécialiste en gestion des déchets et développement local, directeur du département de développement communautaire et assainissement du milieu de l'ONG Bethesa, explique : «Les sachets bouchent les marécages, désorganisent l'écosystème et favorisent l'inondation tout en rendant l'agriculture difficile». Il faut donc faire quelque chose pour arrêter ce fléau, exhorte-t-il
Whisky, le chien de Dotou, est mort en 1996 après avoir avalé un sachet. «Suite à une réjouissance organisée par mes enfants à la maison, les restes de nourriture ont été emballés dans un sachet et jetés à la poubelle. Mon chien a mangé le contenu et le contenant et est tombé malade. Je lui ai donné un vomitif et il a rendu des débris de sachet. J'ai compris qu'une partie était restée dans son ventre. Malheureusement, quelques jours plus tard, il en mourut», témoigne tristement Dotou. «C'est depuis ce jour que j'ai véritablement décidé de combattre les sachets», conclut-elle.
Depuis février 1999, il existe au Bénin une loi cadre sur l'environnement, établissant d'une façon globale le principe pollueur-payeur, et un décret du 27 août 2003 sur la gestion des déchets solides et ménagers en République du Bénin. Mais point de texte interdisant de façon spécifique le sachet plastique ; et ce vide ne favorise aucune action vigoureuse.

Gbedo prépare une thèse de doctorat sur les déchets. Pour ses recherches, il a parcouru plusieurs pays. «Au Rwanda, le sachet plastique est interdit. En Tunisie, le législateur a prévu des écotaxes pour faire respecter le principe pollueur-payeur», témoigne-t-il.  L'ONG Bethésa préconise la même chose à travers un mécanisme de responsabilisation de ceux qui polluent. «Si ce principe est appliqué, la pollution sera atténuée», assure Gbedo.
voir plus http://www.mediaterre.org/

TRANSFORMER SON ASSOCIATION HUMANITAIRE EN ENTREPRISE

Transformer son association humanitaire en entreprise :
L'APAID soutient un projet de sport adapté dans les bidonvilles de Nairobi, au Kenya.

INITIATIVE
Ils n'ont que 23 ans mais leurs ambitions dépassent déjà les frontières. Le Dunkerquois Pierre Bataille et la néerlandaise Steffie de Jong sont devenus en quelques mois« entrepreneurs sociaux. » Leur association, l'APAID, soutient l'intégration, par le sport, des personnes en situation de handicap dans les pays en développement. Elle vient de remporter le prix Nike pour le sport et le changement social.
Leur langue de travail, c'est l'anglais. Ils l'utilisent pour dialoguer avec les partenaires locaux en Afrique, avec leurs éventuels financeurs, et aussi entre eux. Alors c'est tout naturellement que Pierre Bataille et Steffie de Jong, 23 ans chacun, ont baptisé leur association avec un acronyme anglais : APAID. En français, ça signifie « développement international de l'activité physique adaptée ». En clair, l'association promeut le sport comme vecteur de développement physique et psychologique pour les personnes en situation de handicap qui vivent dans les pays en développement

Soutiens prestigieux
L'association est toute jeune. Née d'abord aux Pays-Bas mais basée à Dunkerque, elle n'existe officiellement en France que depuis septembre. « Il nous fallait une structure pour être reconnus et avoir une crédibilité, explique Pierre Bataille. Et pour pouvoir recevoir des fonds. » Car même si l'association est en bonne marche, Pierre et Steffie ne sont encore que
bénévoles. « L'argent que nous récoltons finance les projets mais ne suffirait pas à couvrir nos frais de fonctionnement », déplorent-ils. C'est que les réalisations sont ambitieuses : le budget du projet au Kenya s'élève, rien que pour les trois premières années de fonctionnement, à 72 000 E.
Alors s'occuper du développement d'APAID, c'est du boulot à plein temps : pour sélectionner les associations partenaires sur place, organiser la formation des éducateurs et superviser les opérations. Pierre et Steffie ne sont plus des amateurs. « C'est le minimum si on veut convaincre les gens de nous soutenir. » Particuliers, entreprises, institutions ou fondations, l'appel aux dons est lancé tous azimuts. « Il nous faut négocier. Les financeurs ne font pas de la charité. On essaie de leur montrer qu'ils peuvent aussi, en nous aidant, satisfaire leurs
intérêts. » Pour attirer l'attention, l'association a sensibilisé à sa cause quelques noms prestigieux, avec des contacts à l'Unicef, chez Handicap International, et même dans des
universités comme Paris X ou Stanford, en Californie. La semaine dernière, APAID a d'ailleurs remporté le prix international Nike-Ashoka, d'une valeur de 1000 $, qui récompense, parmi 520 candidatures, cinq actions combinant le sport et le changement social.
Ça fait déjà une bonne carte de visite.

CONTACT
Tél : 03 61 44 62 43 ou info@apaid.org.i
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LA COOPERATION DECENTRALISEE

Qu'est-ce-que la coopération décentralisée ?
La coopération décentralisée est un engagement politique de collectivité territoriale à collectivité territoriale, à travers une convention qui s'inscrit dans la durée et qui implique les différents acteurs des territoires concernés.

Motivations et valeurs
L'engagement international des collectivités locales est fondé sur :
  • des valeurs universelles (paix, solidarité, engagement pour une mondialisation citoyenne, sensibilisation aux enjeux internationaux). - une ouverture des habitants au monde.
  • une sensibilisation du territoire aux questions internationales
  • une meilleure compréhension des réalités internationales des échanges de savoir-faire et renforcement des compétences locales.
Les autres expressions de l'action internationale des collectivités (hors convention de partenariat) sont : l'aide humanitaire, le soutien aux associations locales, à des associations caritatives, à des ONG, le commerce équitable et la promotion économique.
Des informations générales sur les relations franco-béninoises et sur la coopération décentralisée sont cunsultables sur le site internet de l'ambassade de France au Bénin.
Partenaire indispensable des collectivités françaises pour leurs coopérations internationales, le portail de la coopération décentralisée et de l'action des collectivités territoriales françaises est une véritable mine d'informations.

La coopération décentralisée albigeoise
Lors du séjour de la délégation albigeoise à Abomey en décembre 2004, un audit avait permis de dessiner les axes d'échanges entre les deux collectivités.
En juin 2005, le maire d'Abomey et le maire d'Albi signaient une convention-cadre qui scellait officiellement les liens entre la ville française et la ville béninoise.
En 2006 les deux volets de la coopération (mairie et société civile réunis au sein d'un comité de pilotage mixte) développent des projets complémentaires, inscrits dans la durée.

Présentation de Cités Unies France
Cités Unies France fédère les collectivités territoriales françaises engagées dans la coopération internationale est présidée par Charles Josselin, vice-président du conseil général des Côtes d'Armor, sénateur et ancien ministre de la coopération. Il succède à ce poste à Bernard Stasi.

Cités Unies France compte 500 adhérents et anime un réseau de 3 000 collectivités territoriales, engagés dans la coopération décentralisée.
Les adhérents comprennent deux tiers des régions françaises, plus d'un quart des départements, la grande majorité des grandes villes, un pourcentage important des villes moyennes, ainsi que de nombreuses communes de taille plus modestes. Les structures intercommunales, plus récentes, adhèrent progressivement.
Depuis 30 ans Cités Unies France a été de tous les combats et de toutes les avancées en matière de coopération décentralisée. L'association a pu faire évoluer les pratiques et inspirer l'évolution législative. Plus que jamais, elle est à l'écoute de l'évolution de la coopération décentralisée.
Les activités de Cités Unies France comprennent, entre autres, l'animation des groupes-pays, de groupes thématiques, l'organisation de journées de la coopération décentralisée, du conseil, …
Une convention régulièrement renouvelée avec le ministère des Affaires étrangères et européennes donne à l'association mission d'animation et de coordination pour l'ensemble des collectivités territoriales françaises engagées dans la coopération internationale. Elle forme un réseau unique de solidarité entre les collectivités et vers le monde.
L'Association des Maires de France (AMF), l'Assemblée des départements de France (ADF) et l'Association des Régions de France (ARF) sont membres de droit du bureau exécutif de CUF. La collaboration avec l'Association des Maires de Grandes Villes de France (AMGVF) est ancienne.
Tout adhérent de CUF est, ipso facto, membre de l'organisation mondiale de collectivités territoriales, Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU), installée à Barcelone, Nations Unies des pouvoirs locaux

La coopération décentralisée albigeoise
Elue référente : Françoise Larroque
Coopération décentralisée
05 63 43 43 66
Mairie d'Albi
16, rue de l'hôtel de ville
81023 Albi Cedex 09
cooperationdecentralisee@mairie-albi.fr

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GROUPE DE RECHERCHE ET D'ACTIN POUR LA PROMOTION DE L'AGRICULTURE ET DEVELOPPEMENT

GRAPAD - Groupe de recherche et d'action pour la promotion de l'agriculture et du développement
Le GRAPAD a été créé en 1989 à l´initiative de quelques jeunes ingénieurs agronomes béninois en quête de l´emploi et aussi de voie de développement pour les populations béninoises défavorisées. Privilégiant le monde rural, en particulier les femmes, le GRAPAD accorde une attention particulière aux problèmes de gestion. Il assiste les organisations paysannes au travers des conseils, de la microfinance et la formation.

Objectifs
Le GRAPAD a pour objectif principal la recherche des voies et moyens pour améliorer la condition de vie des secteurs les plus défavorisés de la société béninoise, en particulier les femmes et les paysans. Pour ce faire, l´organisation a défini quelques orientations de base dont le microcrédit, l´assistance conseil et la formation des membres en matière de gestion et de techniques agricoles.

Réalisations et modes d´intervention
Sur le plan de la recherche en développement, le GRAPAD a réalisé des nombreuses études en collaboration avec différentes institutions internationales dont la Banque mondiale, le Forum des organisations civiles ACP, etc. Du point de vue des réalisations de terrain, l´activité du GRAPAD ne cesse de s´étendre notamment dans le domaine de la microfinance, l´éducation informelle ou l´alphabétisation pratique, c´est-à-dire ayant comme point de départ les besoins concrets des populations pour déboucher sur les questions essentielles de développement et de gestion de la société. Pour la réalisation de ses différentes initiatives, le GRAPAD compte aussi bien sur l´engagement de ses membres que sur le soutien des partenaires étrangers.

email:Grapad@intnet.bj
Adresse:
GRAPAD
04 BP 1119,
Cotonou (Bénin)
Téléphone:229 32 48 83
Fax:229 38 01 72
Personne contact:
Mr Emmanuel GAHOU, Directeur.
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PROJET  MICROCREDIT AUX PLUS PAUVRE BENIN 

Objectif du programme
Objectif général :
      Rendre économiquement actives, à travers la mise en place de micro crédit et de divers services d'accompagnement, les populations les plus pauvres.
  * Objectifs spécifiques :
          Fournir à ces populations, des services d'encadrement susceptibles de développer en elles une capacité de gestion d'activités génératrices de revenus ;
          Mettre à la disposition de celles-ci du micro crédit destiné au développement d'activités génératrices de revenus.
Il convient de préciser que le MCPP répond à l'une des recommandations de la semaine nationale de la microfinance, à savoir l'élaboration par le gouvernement d'un programme spécial pour les plus pauvres.

La zone d'intervention du programme
Tout le territoire du Bénin et spécifiquement les zones endémiques de pauvreté ;
Les conditions générales d'accès au programme
Les populations cibles du programme
Ce sont les plus pauvres c'est- à – dire ceux qui ont un besoin de financement d'au plus trente mille (30 000) francs CFA pour démarrer des activités génératrices de revenus. Il s'agira de les organiser en :
groupes solidaires de trois (3) à cinq (5) personnes ;
groupements solidaires de cinq (5) à quinze (15) personnes.
Les produits financiers et non financiers du programme
La formation (principes mutualistes, gestion des AGR, notions comptables de base et principes du crédit) ;
Le micro crédit ;
L'épargne (2 formes : volontaire et/ou constituée sur une partie du montant des intérêts)
Montant du crédit
Le montant du crédit est plafonné à :
30 000 CFA, à la première phase du programme ;
50 000 CFA, à la deuxième phase du programme.

Taux d'intérêt
Le taux d'intérêt sensiblement bonifié, est de :
à la première phase du programme : 5 % l'an dont un maximum de 3 %, servant d'épargne stratégique ;
à la deuxième phase du programme : 8 % l'an dont un maximum de 5 %, servant d'épargne stratégique.
A la troisième phase du programme, les bénéficiaires des services du programme seront soumis aux conditions des partenaires stratégiques. Les autres frais s'élèvent à 1000 FCFA (frais d'adhésion, de formation et de dossier).

garanties
Groupes ou groupements solidaires.
durée de remboursement du crédit et différé
Six (6) mois renouvelable avec franchise d'un (1) mois.
L'agence d'exécution du programme
L'agence d'exécution du programme est le FNM créé par décret n° 2006-301 du 27 juin 2006. Il démarre avec un effort initial de l'État de six (06) milliards de francs CFA et est ouvert aux ressources des partenaires privés et de la communauté internationale.
Les partenaires stratégiques du programme
Les partenaires stratégiques du programme sont les institutions financières implantées au Bénin (IMF ou banques) et ayant reçu l'autorisation d'exercice ; Une catégorisation desdits partenaires stratégiques sera faite en fonction de la taille afin de susciter la compétition à armes égales en leur sein et de diviser le risque programme. L'éligibilité au programme se fera sur la base des critères de sélection ci-après :
    * les indicateurs de performance ;
    * les zones d'intervention ;
    * la pertinence des approches opérationnelles proposées.

Une convention sera signée et fixera les droits et obligations de chaque partie et les frais de gestion du partenaire stratégique.
NB : Les frais de gestion du partenaire stratégique seront de 5% l'an du montant de crédit placé. Des six institutions retenues, quatre sont des IMF dont deux n'ont pas l'autorisation d'exercice, une banque de l'État en l'occurrence la BRS et un projet.
La durée du programme
Durée illimitée mais mutation possible pour satisfaire au mieux les attentes des populations cibles.

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FORMATION AVEC TAKA

Objectifs de takanon.net
                Comme chacun l'aura compris, pour s'inscrire sur TAKA il faut remplir certaines conditions. TAKA ne veut pas être un site de recensement à but passif et exhibitionniste mais un site dynamique et à jour qui pourrait participer directement à l'épanouissement de la jeunesse intelligente du Bénin. Le bonheur de TAKA n'est pas de dénombrer les inscrits (plusieurs inscriptions par jour sont d'ailleurs invalidées) mais son souhait est de rester le support de la promotion d"une jeunesse sérieuse et assidue. L'Intelligentsia de la République du Bénin est vieillissante et nous devons prendre conscience que nous sommes la bonne génération ; nous sommes porteurs des espérances de la terre de nos ancêtres et seront garants de l'héritage de nos parents. Nos parents ont vieilli, ils sentent le besoin de préparer une relève digne de leurs réalisations. Nous avons grandi sous les yeux de nos mères et pères sans qu'ils aient eu l'occasion de nous voir entreprendre et réussir. Il nous faut un outil d'expression qui nous permettent de les convaincre de notre capacité à gérer et à bien gérer.

TAKA est cet outil.
On se demande à plusieurs moments de son parcours social quels sont les moyens dont on dispose pour réussir. La réussite personnelle, contrairement à ce dont des âmes malveillants peuvent essayer de nous persuader, est aussi une sorte de réussite nationale ; on dit que l'argent ne fait pas le bonheur certes, mais l'argent permet d'aller chercher le bonheur partout où on pense qu'il se trouve. Notre réussite personnelle doit rejaillir sur l'éclat de notre pays par des décisions citoyennes que nous prendrons en sa faveur. Les objectifs de TAKA peuvent se formuler selon deux paramètres, ceux qui sont explicites et ceux qui sont implicites mais découlent des premiers. Les objectifs explicites de TAKA sont ceux qui sont affichés directement sur le site dont le but principal est de nouer des liens forts entre toutes les jeunes forces vives de la nation. Ils devraient aboutir grâce aux différents forums ainsi que grâce au dialogue en direct ; le jeu d'invisibilité que TAKA organise en ligne est aussi un moyen de diminuer les distances qui nous séparent à travers le monde.
Sur un autre plan, TAKA aspire à participer au développement général du Bénin par l'exposition et le soutien aux idées jeunes qui vont dans ce sens. Vous trouverez sur TAKA des rubriques permettant d'exposer des projets et des idées diverses ; le CV-thèque de TAKA présente les potentialités de la jeunesse béninoise. TAKA aidera à résoudre des maux simples dont nous souffrons. Vous avez dû remarquer qu'au Bénin il n'y a pas eu de Forum de l'Etudiant Béninois ; il n'y avait pas, jusqu'à un passé très récent, d'Ordres Nationaux des Médecins, des Vétérinaires, des Pharmaciens, ou des Ingénieurs structurés. Nous serons les artisans de la bonne organisation chez nous et TAKA devrait nous permettre, par son forum et son espace Projets de confronter nos idées et trouver une solution potable à ces incertitudes nationales.
Prochainement, avec les infos qu'il donnera sur toutes les possibilités de bourses d'études à travers le monde, TAKA devrait aider à la formation d'une jeunesse plus apte et plus entreprenante pour notre pays.
Implicitement, TAKA est le moyen dont dispose la jeunesse pour participer au débats nationaux ; nos forums et projets seront lus, étudiés et ils permettront aux décideurs (si nous n'en sommes pas déjà) de repenser, remodeler leurs visions par rapport à celle des jeunes. TAKA sera l'outil qui nous aidera à organiser le lobby que nous sommes. Une confédération Internationale de la Jeunesse est envisageable. Vous pourrez faire de TAKA le site porteur des destinées de la nation béninoise.

Pour s'inscrire sur TAKA il faut :
  • Être de nationalité béninoise,
  • Avoir au moins le BAC (ou un diplôme équivalent),
  • Avoir moins de 40 ans.

Pour des informations supplémentaires, veuillez adresser un mail à consensus@takanon.net.
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CENTRE REGIONAL POUR L'EAU POTABLE

le Centre régional pour l'eau potable et l'assainissement à faible coût (CREPA)
Le gouvernement béninois cherche à augmenter considérablement le pourcentage de Béninois ayant accès à l'eau potable d'ici à 2015 et une organisation,  espère combler cette lacune grâce à une solution simple, qui ne demande guère plus qu'un peu de soleil et une bouteille en plastique. Créée par l'Institut fédéral suisse pour les sciences et technologies de l'eau , cette méthode, baptisée désinfection solaire de l'eau, ou SODIS, utilise les rayons UV-A et la chaleur du soleil pour décontaminer l'eau. Jusqu'ici, pas moins de deux millions de personnes dans 20 pays ont eu recours à cette méthode, bien que le Bénin soit l'un des rares pays d'Afrique de l'Ouest à l'avoir testée.
Grâce au soleil, qui rayonne à foison, les responsables du CREPA affirment que la méthode de la SODIS pourrait contribuer à résoudre en bonne partie le problème de l'eau potable dans la région.
« D'après ce que nous savons sur les avantages que cette méthode a, à l'heure actuelle, pour bon nombre de personnes, nous pensons que la SODIS contribuera à orienter les stratégies adoptées par les autorités nationales dans le domaine de l'eau dans beaucoup de pays d'Afrique, dans le cadre d'un plan de lutte contre la pauvreté », a indiqué Yadjide Gbedo Adissoda, conseillère technique et ingénieur au CREPA. Seuls 41 pour cent des Béninois qui vivent en milieu rural ont actuellement accès à l'eau salubre, mais le gouvernement espère porter ce nombre à 67 pour cent d'ici à l'an 2015, dans le cadre des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).
La diarrhée provoque pas moins de 17 pour cent des décès de nourrissons observés dans le pays, selon Countdown to 2015, une organisation non-gouvernementale (ONG), et elle tue, dans le monde, 2,5 millions de personnes chaque année.

Mode d'emploi
La plupart des Béninois qui ne sont pas reliés au réseau hydraulique s'en sortent en purifiant leur eau eux-mêmes (en la faisant bouillir, en la javellisant, ou en filtrant les sédiments).
La méthode SODIS est plus simple. Les utilisateurs prennent une bouteille de plastique transparente d'une contenance maximale de trois litres, la remplissent d'eau et la placent sur leur toit, ou sur une plaque de tôle ondulée pour qu'elle absorbe les rayons du soleil.
Six heures à deux jours plus tard, en fonction de l'intensité des rayons du soleil, l'eau devrait être purifiée.
Selon les responsables de l'EAWAG, les UV-A tuent les organismes pathogènes de l'eau et la chaleur du soleil a un effet pasteurisant. Ces effets conjugués permettent de détruire jusqu'à 99,9 pour cent des microorganismes responsables du choléra et de la diarrhée.
« Un nombre important de bactéries coliformes ont disparu lorsque la méthode SODIS a été appliquée en laboratoire », a affirmé Mme Adissoda du CREPA.
Selon les études d'impact de la SODIS, le taux d'infections diarrhéiques chute de 20 à 70 pour cent lorsque la méthode est appliquée. Cette méthode est peu coûteuse (les bouteilles coûtent environ six centimes de dollar la pièce et peuvent être réutilisées si elles sont bien entretenues), et sûre (selon les études menées jusqu'ici, il n'y a aucun risque de voir le plastique se diluer dans l'eau, selon Mme Adissoda). Et le goût de l'eau n'est pas chimique« Cette eau a vraiment bon goût », a affirmé Gnona Marthe, une habitante du village de Sèkandji, à la périphérie de Cotonou, où les villageois testent actuellement la méthode SODIS.
Jean Yadouléton, directeur du CREPA, a confirmé les dires de Gnona Marthe, déclarant à IRIN que « lorsqu'ils ont comparé l'eau traitée selon la méthode SODIS avec ce qu'ils étaient habitués à consommer, ils ont noté une différence de goût considérable ».

Une méthode qui traîne à être adoptée
Malgré les avantages de leur méthode, les responsables de la SODIS à la Société nationale des eaux du Bénin (SONEB) disent n'avoir pas encore décidé de promouvoir la SODIS en tant que stratégie officielle et ne souhaitent pas annoncer ouvertement si cela changera ou non.
« La SODIS est recommandée uniquement dans les cas où il n'y a pas d'eau potable. Dans les régions bien approvisionnées en eau potable, il n'y a pas de problème », a déclaré une source proche du ministère béninois de l'Eau, sous le couvert de l'anonymat. En outre, la SODIS ne fonctionne pas lorsque les conditions requises ne sont pas réunies. « Il est impératif d'utiliser des bouteilles soigneusement lavées et d'avoir les mains propres », a indiqué Mme Adissoda. Cela suppose un degré important de sensibilisation à l'hygiène, or les campagnes d'information publique peuvent coûter jusque deux dollars par personne, a-t-elle ajouté. L'eau elle-même ne doit pas être trop sale : si elle est trop trouble, elle risque de résister aux rayons du soleil. Enfin, bien que les bouteilles en plastique soient peu coûteuses, on n'en trouve pas toujours en abondance dans les régions rurales. En revanche, l'ingrédient principal, le soleil, rayonne à profusion dans des pays tels que le Bénin.
Les responsables de la SODIS s'efforcent de sensibiliser les populations à cette méthode dans l'ensemble de la région, en espérant voir évoluer les attitudes à l'égard de celle-ci. Leurs efforts commencent peut-être à porter leurs fruits à la Société nationale des eaux du Bénin.
D'abord peu loquace, un autre haut responsable de la SONEB a en effet fini par déclarer à IRIN, sous couvert de l'anonymat : « A mesure que nous commençons à approvisionner l'ensemble du territoire national en eau potable, nous pensons que nous devrions nous réjouir de l'intérêt que la SODIS peut susciter au sein de la population béninoise ».
CREPA, Institution de Prévoyance
L'institut fédéral suisse pour les sciences et technologies de l'eau EAWAG

voir la rubrique formation :
formation eau

SOUMETTRE DES PROPOSITIONS DE PROJETS

Comment soumettre une proposition de projet ?
En réponse à des urgences humanitaire, les ONG et les organisations internationales partenaires peuvent soumettre à ECHO des propositions de projets à tout moment dans l'année. Pour ce faire, les organisations humanitaires doivent se mettre en contact avec le responsable géographique de ECHO à Bruxelles et avec l'assistant technique de ECHO sur le terrain pour présenter leur projet. Une aide peut être obtenue à ce sujet du personnel ECHO sur le terrain. Il est possible d'être régulièrement informé sur les visites de terrain entreprises par les responsables géographiques de ECHO à Bruxelles. Veuillez noter que dans des circonstances spécifiques, des appels à propositions peuvent être publiés sur ce site Web. Les propositions sont jugées sur leurs mérites techniques et en tenant compte de la stratégie définie par ECHO en réponse à une urgence donnée et sur la base des besoins qui ont été identifiés. Si, en consultation avec les experts de terrain, le personnel de ECHO à Bruxelles évalue favorablement la proposition, une convention de subvention pour l'opération humanitaire proposée peut être conclue entre ECHO et l'ONG qui a présenté la proposition.
Lors de circonstances humanitaires particulières, des ONG qui ne sont pas signataires du CCP peuvent présenter des propositions de projets couvrant les régions ou secteurs pour lesquels il n'y a pas de propositions éligibles présentées par des ONG partenaires. Des propositions d'ONG non partenaires, jugées favorablement, ne seront retenues qu'après une vérification positive de l'éligibilité de l'ONG au financement communautaire pour des opérations humanitaires. Cette vérification inclut une consultation entre ECHO et les autorités nationales du lieu de l'enregistrement de l'ONG en question, ainsi que la vérification de la bonne gestion administrative et financière de l'ONG. Plus particulièrement, des rapports d'audit externe portant sur les deux dernières années d'exercice financier, une déclaration jurée d'intégrité morale signée par le Président de l'organisation ainsi qu'une garantie financière seront requis. Si l'ONG remplit ces critères, sa proposition de projet peut être retenue et financée par une convention de subvention. Le nombre de projets en faveur d'une ONG non signataire du CCP qui peut être financé est limité à maximum 2 projets.

Une ONG qui met en œuvre un projet financé par ECHO sans avoir signé le Contrat Cadre de Partenariat (CCP) sera ensuite considérée pour la signature du CCP à la lumière des résultats de ce projet.
ECHO n'intervient pas directement sur le terrain. Son assistance est essentiellement distribuée et mise en œuvre par ses partenaires , selon la stratégie générale d'ECHO.

Travailler main dans la main
ECHO travaille avec environ 200 organisations non gouvernementales, agences des Nations unies et organisations internationales telles que le Comité international de la Croix-rouge et la Fédération Internationale de la Croix-rouge et du Croissant rouge. La diversité des partenaires est un atout précieux pour l'action d'ECHO car elle permet de couvrir de manière large des besoins de plus en plus nombreux dans différentes régions du monde, dans des aires de plus en plus complexes. ECHO développe avec ses partenaires un dialogue sur les grandes orientations de l'action humanitaire aussi bien que sur la gestion des opérations d'aide humanitaire sur le terrain.

FORUM SUR LA PROMOTION DEMOCRATIE AFRIQUE DE L'OUEST

Forum sur la promotion de la Démocratie en Afrique de l'Ouest: Pour une plus grande implication de la jeunesse
Auteur : Diori Ibrahim

Du 10 au 12 décembre dernier s'est tenu, à Grand PoPo, au Bénin, le premier forum des jeunes leaders pour la promotion de la démocratie en Afrique de l'Ouest. Issus des organisations de la société civile, des organisations professionnelles de médias, des partis politiques, des structures artistiques et culturelles, 30 jeunes activistes venus du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d'Ivoire, de la Guinée Conakry, du Mali, du Niger et du Togo, ont pris part à cette rencontre organisée par Africa Peace, une ONG béninoise, avec l'appui de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). Après analyse de la balbutiante situation démocratique dans la sous région, à la lumière de la déclaration de Bamako, le forum s'est particulièrement penché sur la nécessaire participation des jeunes dans la vie sociopolitique, gage d'un meilleur ancrage de la démocratie.
Selon un des panélistes, Ali Daou, chargé de programme Sciences humaines et sociales, programmes et projets de jeunesse, actuellement en service au bureau régional de l'UNESCO au Mali, au terme de près de deux décennies de sa démocratisation, « l'Afrique de l'ouest offre le spectacle d'une zone volcanique avec des foyers en éruption et d'autres en veille. Chaque espace national porte en lui des ingrédients d'un cocktail qui n'attend qu'une étincelle pour exploser. » Raisons : la démocratisation y revêt un complexe revendicatif extrêmement contradictoire. Elle se fonde non seulement sur un rejet insidieux des Etats-nations taillés à la règle et à l'équerre par la colonisation et ses conséquences multiples, rejet des régimes totalitaristes qui en sont issus mais aussi exprime une farouche opposition contre les effets économiques et sociaux des politiques néolibérales mises en œuvre par le programme d'ajustement structurel (P.A.S) et autres programmes structurants qui en résultent. Autrement dit, le P.A.S comme les documents stratégiques de réduction de la pauvreté (DSRP) ne sont que des recettes concoctées plutôt par les bailleurs de fonds que les acteurs nationaux, y compris les exécutifs et les parlements qui se contentent de les avaliser comme lois et décisions à appliquer.
Le déclin des productions agricoles et industrielles induites par la mondialisation néolibérale, l'accroissement du chômage dans un espace majoritairement jeune, la réduction des budgets sociaux, le poids de la dette ont déstructuré les formations sociales à une vitesse d'autant plus grande que les fléaux naturels rendent encore plus précaire la vie dans les campagnes. Amorcé dans les années 1990 le processus démocratique en Afrique, loin d'être un espace pour la mise en œuvre des droits des citoyens à travers l'inclusion des divers segments de la communauté nationale, se réduit à un combat acharné pour l'exclusion de l'autre. Presque partout, une minorité s'arroge le pouvoir et s'y maintient par des formes plus ou moins violentes : manipulations des constitutions, corruption, fraudes électorales massives, coups d'Etat, exacerbation des particularismes…etc. Les jeunes et les femmes en sont les premières victimes. Conséquences : récurrence des conflits armés, émeutes de la faim, cherté de la vie, violations massives des droits de l'homme, instabilité institutionnelle, interruptions du processus démocratique et autres avatars du même acabit.
Sans être indemnes des mêmes travers, les oppositions politiques crient au scandale. Une fois aux affaires, on les voit malheureusement reproduire les mêmes dérives avec autant, sinon plus de zèle. D'une manière ou d'une autre, aucun Etat de la sous région ne fait significativement exception. Ce qui soulève la question générale de la crédibilité du leadership africain. Toute chose qui suscite la désaffection grandissante du citoyen à l'égard du fait démocratique.

Sans jouer pleinement leur rôle, tantôt pour cause de leur inféodation au pouvoir public ou à l'opposition ; tantôt pour manque de professionnalisme ou de capacité financière, les organisations de la société civile et la presse élèvent de plus en plus la voix. Pour Sidi M'bareck Ould T'FEIL, ancien fonctionnaire de l'OIF, il existe pourtant des instruments juridiques nationaux et internationaux devant permettre l'approfondissement du processus démocratique en Afrique de l'Ouest. Aux termes de la déclaration de Bamako, texte normatif de référence adopté en novembre 2000 en République de Mali, les chefs d'Etat et de gouvernement de l'espace francophone qui regroupe l'ensemble des Etats de l'Afrique de l'ouest, ont clairement reconnu que « la démocratie et le développement sont indissociables et que celle-ci, pour les citoyens, y compris, parmi eux les plus pauvres et les plus défavorisés, se juge, avant tout, à l'aune du respect scrupuleux et de la pleine jouissance de tous leurs droits, civils et politiques, économiques, sociaux et culturels, assortis de mécanisme de garantis ».

Pour préserver la démocratie, « la déclaration de Bamako condamne vigoureusement les coups d'Etat et toute autre prise de pouvoir par la violence, les armes ou quelque autre moyen illégal ». Elle requiert donc la pratique de dialogue à tous les niveaux aussi bien entre les citoyens, les partenaires sociaux, les partis politiques, qu'entre l'Etat et la société civile. L'Etat de droit, condition insoupçonnable de La démocratie, implique indubitablement la participation des citoyens, sans distinction aucune, d'âge, de sexe, d'origine sociale, à la vie politique et leur permet d'exercer leur droit de contrôle. Il revient donc aux jeunes de relever le défi de la démocratisation de notre sous région.
C'est pourquoi, le forum recommande une meilleure participation de la jeunesse dans la promotion des droits de l'homme, la consolidation du processus démocratique et la paix durable dans la sous région. Dans cette optique, les jeunes, en tant qu'acteurs de changement, doivent s'investir activement dans les organisations de la société civile pour booster efficacement le contrôle citoyen de l'action publique. Il leur revient également, par nécessité historique, de se décomplexer pour s'engager politiquement dans la perspective de revisiter et crédibiliser le leadership africain.

A cet effet, il est vivement recommandé de déconnecter les organisations de la société civile des partis politiques en vue de leur propre affirmation en tant que force sociale indépendante car le chevauchement entre les deux sape singulièrement la crédibilité des premières. Chacun doit opérer son choix et l'assumer avec intégrité. L'objectif est d'appréhender la démocratie, non comme simple mode de dévolution et d'exercice de pouvoir de l'Etat, mais bien mieux comme un espace de mise en œuvre égalitaire des droits civils et politiques, économiques, sociaux et culturels des citoyens. Démocratie et développement étant indissociables. Le processus de la création des conseils nationaux de jeunesse, suscité par l'OIF, doit également être débarrassé de l'emprise des pouvoirs publics qui les manipulent jusque là pour en faire des instruments de promotion des aspirations des jeunes.
En outre, le forum soutient que, pour une meilleure intériorisation des valeurs universelles, les fondamentaux de la démocratie doivent être enseignés dans nos écoles. Après avoir exigé le respect de l'égalité des citoyens devant les médias publics, il demande également à ce que soient soutenus les médias privés indépendants en vue de garantir aux citoyens le droit à l'information plurielle, gage de la création d'une sensibilité en faveur de la paix, la démocratie et les droits de l'homme. Enfin, le forum invite les acteurs politiques nigériens, guinéens et ivoiriens à prendre langue et s'engager résolument vers un retour rapide de l'ordre démocratique normal dans leurs pays respectifs.

Diori Ibrahim
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