  ASSOCIATION HUMANITAIRE SUR LA ROUTEL'association humanitaire villeneuvoise « Sur la route ...
» fête en mars ses cinq printemps. Depuis sa création, elle est à l'initiative de plusieurs projets, sur le continent africain, à destination des enfants. L'aventure a débuté au lycée Saint-Adrien. Dix jeunes motivés ont participé à une mission humanitaire au sein de l'association Manana juntos, créée par les professeurs de l'établissement. « Nous sommes partis en Argentine afin de construire une clôture autour d'une école », explique Pierre-Henri Glatenet, président de « Sur la route ». Parce que le voyage n'a de sens sans partage, ces jeunes aventuriers ont décidé de poursuivre, ensemble, cette aventure, solidaire et humaine, à la sortie du lycée. Née en 2005, « Sur la route » concentre ses efforts sur la création de structures et d'outils en rapport avec l'éducation dans les pays en voie de développement. L'association soutient, grâce à la contribution de ses partenaires, des projets dans plusieurs pays d'Afrique, comme au Cameroun et à Madagascar. Elle leur apporte les fonds nécessaires et aide au bon fonctionnement en fournissant des supports éducatifs, comme des fournitures scolaires et des livres. Concrétisation Depuis, deux projets ont abouti en Afrique. En 2006, une bibliothèque a vu le jour dans le village de Bokito, au Cameroun. En 2008, en partenariat avec une association locale du nom de Makalioka, ils ont construit un collège, équipé de quatre salles de classe à Antanambao-Mahatsara, sur l'île de Madagascar. « Nous les aidons afin de contribuer à leur auto-développement » confie le jeune homme. Les matériaux, nécessaires à la construction des bâtiments, proviennent du pays. L'association se met un point d'honneur à ce que la population participe aux travaux. Une bibliothèque est actuellement en cours de construction à Madagascar. Cet été, des bénévoles s'envoleront pour l'île afin de former les professeurs locaux à partir du programme d'éducation malgache. « Nous respectons avant tout leur culture. En aucun cas nous ne voulons imposer la nôtre ». •
ÉLODIE BARTOLIC
contact@surlaroute-ci.org
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  CASTELNAUDARY MISSION AU BURKINA FASO AVEC AFDICastelnaudary. Mission au Burkina Faso Solidarité. Un milliard de personnes souffrent de malnutrition dans le monde, le monde paysan se mobilise et relève le défi alimentaire. Chacune à sa façon, des dizaines d'organisations œuvrent contre la faim dans le monde. Depuis 1975, AFDI (Agriculteurs français et développement international), créée suite à la sécheresse du Sahel, lutte d'une manière originale, mais très efficace, contre ce fléau. Le grand principe c'est l'identité commune du métier, la réciprocité et la connaissance entre partenaires. L'action repose en priorité sur les échanges paysans. De retour du dernier séjour effectué au Burkina Faso, le président d'AFDI Aude, M. Gérard Tubéry, expliquait très clairement : « Notre politique n'est pas de financer des projets, mais de réfléchir ensemble, d'amener nos partenaires à se prendre en charge, d'essayer de voir à long terme. Nous ne sommes pas des bailleurs de fonds, d'autres font ça beaucoup mieux que nous ». Et d'ajouter : « Au Burkina, c'est surtout de témoignages réciproques dont ils ont besoin. Sur le modèle des nôtres, des coopératives fonctionnent déjà là-bas. Elles ont été fondées par les paysans et non pas par des ONG ou par l'État ». Il est vrai que le travail de titan entrepris par AFDI donne depuis longtemps des résultats, mais l'Afrique reste l'Afrique. L'organisation en coopératives, en lieu et place d'une agriculture anarchique, aide à fixer les populations et à réduire la misère, mais l'ensemble est encore d'une incroyable fragilité.
C'est en amenant leur pratique professionnelle que les membres d'AFDI comptent établir au Burkina une agriculture, certes familiale, mais performante et durable. « Durabilité inexistante et optimisme exagéré sont les problèmes récurrents du Burkina où nous intervenons », précise Gérard Tubéry. Un optimisme qui empêche les Burkinabés de prévoir les risques susceptibles le moment venu de les priver carrément de récolte. Des saisons de pluie et des saisons de sécheresse à gérer, des coopératives qui ne possèdent aucune avance de trésorerie (pas de redevances, pas de sommes reversées aux « coopé », pour, par exemple, financer des pannes de pompes à eau), il faut donc que les gens du Nord (nous…), qui ont l'expérience des coopératives, parviennent à apporter leurs témoignages. Sans compter qu'une stabilité économique établie apporterait à ces populations la stabilité politique dont elles ont tant besoin. On le voit, la tâche des membres d'AFDI est immense. Actuellement, au cours des campagnes menées, les paysans africains, pour être plus concrets, sont amenés dans d'autres
exploitations, puisque toute formation au tableau est impossible en raison du fort taux d'analphabétisme. Des campagnes de « mises en contact » qui s'avèrent très efficaces. Désormais, AFDI est ouvert à tous, y compris aux non-agriculteurs. Devant l'ampleur du chantier, toutes les bonnes volontés sont les bienvenues. La dernière mission, accompagnée de personnel de l'école d'ingénieurs de Purpan, vient de rentrer. D'autres partiront, et quand on sait que beaucoup payent leur voyage avec leurs propres deniers… on ne peut que tirer notre chapeau à ces militants.
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  THEATRE POUR FAIRE JAILLIR DE L'EAU AU BURKINA FASODu théâtre pour faire jaillir de l'eau au Burkina-Faso
SAINT-JEAN-PIED-DE-PORT
Les dimanches 7 et 21 mars, la troupe de théâtre du Secours catholique propose deux représentations en langue basque à 15 h 30, au Vauban, de Saint-Jean-Pied-de-Port. SC- Burkina Faso GARAZI.JPG Avec une ardeur accrue, la troupe s'est remise au travail cet hiver pour préparer ses pièces dont les recettes doivent permettre de continuer à financer leur projet au pays des hommes intègres. Ils ont fait appel, une fois de plus, à Piarres-Larzabal, figure emblématique du théâtre basque, en puisant dans son répertoire deux créations très différentes. « Sehi Berria » est une pochade qui montre l'art et la manière de donner une bonne leçon à une mégère qui martyrise ses employées de maison. Le discours de « Nork hil du oihanalde » est plus grave. On y voit la figure de ces patriarches basques à l'ancienne qui font trembler leur maison, refusent de déléguer un iota de leur autorité aux jeunes générations et entretiennent des rancunes féroces à l'égard de ceux qui leur ont manqué. Et quand la jeune génération veut passer outre tous les interdits, le drame n'est pas loin. C'est « Roméo et Juliette » enraciné en terre basque.
Forage de puits Depuis deux ans, le Secours catholique de Garazi a entrepris de financer un programme de forage de puits au Burkina-Faso. Pourquoi ce pays ? Parce qu'il a le triste privilège d'être l'un des plus pauvres du monde, enclavé dans la région du Sahel, sans matières premières et sans pétrole, sans ouverture sur la mer. SC- Burkina Faso Bidons d'eau GARAZI.jpg Aux sceptiques qui disent : qui sait si cet argent parviendra aux intéressés ? L'équipe des douze membres, accompagnée par le président du Secours catholique de Bayonne-Pays basque et de la déléguée régionale répond : « Oui, nous savons ! Nous avons vu le résultat des premiers financements ». En effet, ce groupe a entrepris de visiter, en décembre dernier, à ses frais bien sûr, les forages qui ont déjà été effectués et qui transforment la vie de ces paysans pauvres. Grâce à l'eau, ils peuvent vivre plus sainement et entretenir petit bétail et cultures maraîchères : la moindre goutte est mise à profit. Un accueil des plus chaleureux leur a été réservé, tant il est vrai que la générosité n'est pas l'apanage de ceux qui possèdent le plus.
Publié dans Garazi http://www.garazibaigorri.com/
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