Chaque année, plus de 4.000 Français s'engagent dans l'humanitaire. Si le travail ne manque pas, les perspectives d'emploi stable et rémunéré sont très limitées. Ce qui n'empêche pas le secteur de se professionnaliser. Action contre la faim à Haiti. Environ 2.000 volontaires français partent chaque année en mission à l'étranger. Chez ACF, les logisticiens représentent un quart des départs.   POURQUOI RECRUTER DES HUMANITAIRES ? Pourquoi recruter des « humanitaires » Les anciens humanitaires véhiculent de nombreux clichés. Toutefois, petit à petit, le regard porté sur eux par les entreprises se modifie. La diversité en entreprise est à dimension variable. Elle se limite communément à l'origine ethnique, au sexe, à l'âge ou au handicap, mais elle peut aussi englober des profils atypiques : des sportifs de haut niveau en mal de reconversion, des anciens de centrales syndicales, des « humanitaires ». Ces derniers, comme tous ceux qui entrent dans le champ de définition de la diversité, véhiculent de nombreux clichés. Plus encore que d'autres, ils traînent la réputation d'être incontrôlables et peu gérables. Petit à petit, toutefois, du fait de la professionnalisation croissante du secteur caritatif, leur perception par l'entreprise se modifie. Des groupes comme Bouygues, Transdev, EADS et d'autres les embauchent et les apprécient. Pour aider les uns à explorer le marché de l'emploi, les autres à mieux comprendre le milieu du volontariat, l'ANDCP (Association nationale des directeurs et cadres de la fonction personnel) et Tribu Développement (une association de sensibilisation de jeunes professionnels au développement durable), après douze mois de travail et d'échanges entre responsables RH et ONG, viennent de publier un guide destiné à faciliter les passerelles entre les deux univers (1). De son côté, Bioforce, un centre de formation, organise, de façon ponctuelle, des ateliers de retour d'expatriation (2). Un travail entrepris au quotidien et sur le terrain, depuis cinq ans, par une association pionnière, Résonances humanitaires (3). Si Sophie Normand, responsable RH chez DCN voit dans le recrutement des humanitaires de quoi « susciter une dynamique très forte au sein d'organisations à profond changement », des a priori négatifs persistent au sein des entreprises : les humanitaires sont rétifs à l'autorité et à la hiérarchie, ils ont d'autres valeurs, ils ne sont pas assez convaincants et vendeurs... Or, il y a de tout dans l'humanitaire : des diplômés comme des gens formés sur le tas, des gens efficaces et pleins de conviction et d'autres qui se cherchent une voie. Tous ne savent pas valoriser les acquis de leur expérience : chiffrer les budgets gérés, présenter un CV en termes utilisés par l'entreprise, structurer un projet professionnel, etc. Mais, dans les grandes et moyennes ONG, les choses ont beaucoup changé ces dernières années. Les exigences en termes de professionnalisme et d'engagement y sont devenues considérables.
Relier les deux univers
Les humanitaires ont été coordinateurs ou responsables de mission, parfois très jeunes. Et ils se sont occupés de sécurité, d'approvisionnement, de plannings dans des conditions pas toujours roses et idylliques », relève Susanne Ohn, RRH chez Nielsen et bénévole au sein de l'association Résonances humanitaires. Et, pas d'angélisme, comme partout ailleurs, ils se sont aussi heurtés à des jeux de pouvoir, des rivalités et des conflits à gérer. De quoi favoriser la maturité, l'autonomie, la polyvalence, l'adaptabilité et la tolérance. Au préalable, ces professionnels ont aussi dû passer sous les fourches Caudines de pros des ressources humaines. C'est le cas au sein de l'ONG Première Urgence (4) : entretiens, tests théoriques, comportementaux (Papy), managériaux. « On teste aussi leur aptitude à la vie en collectivité », insiste Catherine Tétart, responsable RH de l'ONG. Pour sa part, Transdev a franchi le pas et prépare d'ores et déjà le parcours d'intégration d'une dizaine de candidats pour septembre. Chez cet opérateur international de transport public de voyageurs, la valeur fondamentale - le service au plus grand nombre - prend une réalité concrète et protéiforme : le transport scolaire, le transport dans les régions peu développées, celui des personnes à mobilité réduite, celui des personnes qui se rendent sur leur lieu de travail. Un sens collectif qui séduit un nombre grandissant d'anciens volontaires. « Attention, on ne fait pas de l'humanitaire en recrutant des humanitaires », prévient Agnès Perdreau, chargée du développement RH au sein du groupe. « Ces recrutements restent en adéquation avec nos valeurs, notre volonté de diversité et nos métiers », poursuit-elle. Pour faire prendre la greffe, les directions générales doivent faire preuve d'ouverture. Et garder à l'esprit un certain nombre de correspondances : par exemple, un chef de mission, un administrateur ou un coordinateur dans le cadre d'une mission humanitaire exerce les mêmes responsabilités qu'un directeur de projet, un responsable administratif et financier ou à un chef de projet en entreprise. Infoterra l'a compris. Cette filiale du groupe EADS spécialisée dans la cartographie numérique a embauché un ingénieur qui a participé à des missions humanitaires pour Médecins sans frontières sur différents continents. « Mon expérience de terrain en coordination d'urgence et prévention des risques m'est précieuse pour comprendre les besoins des clients opérationnels », souligne Jean-Louis Bellan, à qui Infoterra a aussi confié la prospection du marché des ONG. Sophie Dosseur, elle aussi, se réjouit. Cette diplômée de l'Edhec, aujourd'hui senior consultante chez Trexia Consulting, a réussi, elle aussi, à « capitaliser » ses années d'humanitaire. « Sans conteste, mon année au Cambodge avec les Enfants du Mékong m'a fait gagner en discernement, confie-t-elle. Aujourd'hui, je sais gérer les priorités et j'ai davantage d'assurance. » Mais, bien évidemment, ce type d'embauche n'est pas encore légion. C'est pourquoi la bonne volonté de tous les intermédiaires pour relier les deux univers est plus que jamais nécessaire.
MURIEL JASOR
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  QUESTIONS ET REPONSES SUR LES METIERS DANS L'HUMANITAIRE ?Les débouchés dans le milieu de l'humanitaire
La formation : «Ça prend généralement un diplôme universitaire, dans différents domaines. Il faut aussi avoir une expertise dans un domaine précis, avec un minimum de deux à trois années d'expérience, idéalement dans un pays en développement.
Les qualités : «Il faut une bonne capacité d'analyse et de synthèse, des habilités de communication, de la débrouillardise... Le coopérant doit aussi avoir une bonne santé, car il sera amené à travailler dans des pays où les risques de maladies tropicales sont élevés.
Les contrats : «Ils sont souvent d'une durée de deux ans. À partir du moment où il existe une demande, les contrats des coopérants peuvent être prolongés pour d'autres mandats pour lesquels ils possèdent de l'expertise», . Chaque semaine, Oxfam-Québec a environ sept ou huit ouvertures de postes. «Généralement, ces postes ne sont pas rémunérées, mais offrent une allocation qui couvrent les frais de subsistance du coopérant. Seuls les postes de chef de projet, ou de représentant d'un pays, sont rémunérés.»
Quels sont les métiers de l'humanitaire ? Pour travailler dans l'humanitaire et aider les enfants, on a besoin de personnes formées dans le milieu médical ou paramédical, comme des infirmières, des kinésithérapeutes… On fait rarement de l'humanitaire toute sa vie. Tu peux aussi devenir professeur, et travailler à l'étranger, enseigner le français à des enfants (en Europe, Asie…) en travaillant dans un lycée français ou former des adultes à la langue française (dans ce cas, je te conseille après le bac, de faire des études de lettres modernes). En lien avec les enfants, tu peux décider de les protéger en t'engageant dans l'armée de Terre, où tu devras veiller à ce que chaque enfant ait bien à manger, soit en sécurité. Tu peux intervenir dans des missions en Côte d'Ivoire, en cas de catastrophe naturelle (Tsunami…) Tu peux aussi te former à un métier dans l'enseignement ou paramédical ou dans un autre domaine (commerce, ingénieur, ou autre) et demander un congé pour remplir une mission humanitaire. Le congé de solidarité internationale : il est accordé à tout salarié ayant au moins 12 mois d'ancienneté dans l'entreprise. Il doit pour cela participer à une mission hors de France pour le compte, soit d'une association à objet humanitaire, soit d'une organisation internationale dont la France est membre. Ce congé, non rémunéré, suspend le contrat de travail. Sa durée est de 6 mois maximum.
Quel parcours faut-il suivre pour travailler dans l'humanitaire ? Il existe plusieurs formations et métiers qui permettent de s'engager dans l'humanitaire. Pour travailler dans l'humanitaire et aider les enfants, on a besoin de personnes formées dans le milieu médical ou paramédical, comme des infirmières, des médecins, des radiologues, des sages-femmes, des kinésithérapeutes, des psychologues. Sache que l'on fait rarement de l'humanitaire toute sa vie. Tu peux devenir aussi administrateur humanitaire : au sein de l'action humanitaire, il gère les finances, les stocks de matériel et le personnel participant à la mission et travaille en collaboration avec les équipes médicales. L'administrateur fait en sorte que tout se passe pour le mieux, en faisant parvenir du matériel médical, en recrutant du personnel du pays où a lieu la mission. Pour aider des paysans à mieux utiliser la terre afin de produire plus de fruits et légumes, l'agronome pourra également être recruté par une association humanitaire. Tu peux aussi devenir professeur, et travailler à l'étranger, enseigner le français à des enfants (en Europe, Asie…) en travaillant dans un lycée français ou former des adultes à la langue française (dans ce cas, je te conseille après le bac, de faire des études de lettres modernes). Avec une formation dans le bâtiment ou les travaux publics, le conducteur de travaux, le chef de chantier donneront des conseils et superviseront la construction des bâtiments en veillant à la qualité de la fabrication. Enfin, tu peux aussi t'engager dans l'armée car sa mission est aussi d'aider et de veiller à la sécurité des populations. Par exemple, un maître chien partira en mission pour retrouver des corps ensevelis suite à un tremblement de terre.
j'aimerais travailler dans l'humanitaire mais un métier sur le terrain et qui bouge Y a t il des possibilités ? Si tu ne souhaites pas devenir infirmière ou médecin, tu pourras vivre une expérience dans l'humanitaire au cours de tes études. Ce qui est important, c'est que tu aies une expérience dans le social, en étant animatrice ou en t'engageant dans une association. C'est très rare de faire carrière dans l'humanitaire, c'est souvent une expérience de vie. Tu seras d'abord recrutée pour tes qualités sociales. Ensuite, on te demande des qualités spécifiques ou d'avoir une expérience professionnelle. Tu pourrais vivre cette expérience en te lançant dans les métiers de l'enseignement. Tu pourrais ensuite devenir professeur par détachement auprès du ministère de la coopération. Par exemple, apprendre le français à des enfants qui n'y ont pas accès.
J'aimerais savoir quelles sont les réelles activités, les études et le salaire de médecin sans frontières qui est un métier médical peu évoqué. Si tu veux devenir médecin pour une organisation non gouvernementale comme médecins sans frontières :
- Tu dois justifier d'au moins 2 ans d'expérience si tu es infirmière par exemple (si tu es médecin, ces 2 ans ne sont pas exigés).
- Tu dois maîtriser l'anglais (l'espagnol, le portugais ou toute autre langue sont bienvenues).
- Tu dois être disponible 6 mois minimum. Seuls les médecins urgentistes et les équipes chirurgicales (chirurgiens, anesthésistes, infirmiers de bloc opératoire) ont la possibilité de s'engager sur des périodes plus courtes allant de 15 jours à 3 mois.
- Tu dois être prête à partir dans les 3 mois à venir.
Les activités médicales recouvrent la vaccination, la chirurgie, la nutrition, la formation de personnel médical, la santé maternelle et infantile, les techniques de laboratoire et la santé mentale. Ils interviennent souvent dans des situations précaires. Pour ce qui est des indemnités, consulte le site de MSF : www.msf.fr
Est-ce que avec un bac SMS (ou ST2S depuis cette année) je peux faire un métier dans l'humanitaire ? Si oui pourrais-je savoir quels métiers et quelles sont les études à suivre ? Pour partir en mission humanitaire après un bac ST2S (sciences et technologies santé social), tu peux envisager les métiers suivants : infirmière, manipulatrice en radiologie médicale, ou technicien d‘analyses médicales.
Je suis titulaire d'une licence STAPS et je souhaiterais m'engager dans une mission humanitaire à caractère sportif. Sur quel site ou dans quel service pourrais-je me renseigner pour obtenir plus d'informations ? (d'Alban, études sup, à Blois) Tu peux te rendre sur le site suivant si tu désires faire une mission humanitaire à caractère sportif Tu peux également t'adresser à la Croix Rouge, à www.sosenfants.org, l'association Plan France, ou l'association l'éléphant vert, ADT quartmonde.
Quelle orientation faut-il suivre pour devenir professeur dans l'humanitaire ? Tu peux te former à un métier dans l'enseignement et demander un congé pour remplir une mission humanitaire. Dans ce cas, tu dois d'abord obtenir un diplôme de niveau bac +3 pour passer ensuite le concours de professeur. Le congé de solidarité internationale est accordé à tout salarié ayant au moins 12 mois d'ancienneté dans l'entreprise. Il doit pour cela participer à une mission hors de France pour le compte, soit d'une association à objet humanitaire, soit d'une organisation internationale dont la France est membre. Ce congé, non rémunéré, suspend le contrat de travail. Sa durée est de 6 mois maximum. Quelques impératifs : parler l'anglais (pour les missions à l'étranger), avoir si possible quelques années d'expérience, savoir encadrer et transmettre son savoir-faire. Tu peux te lancer dans l'humanitaire en tant que bénévole (parallèlement à ton travail) ou comme volontaire. Les volontaires s'engagent à plein temps dans des activités dans un pays du tiers-monde. Les salaires sont peu élevés et se résument souvent à des indemnisations pour manger et se loger. Tu peux également t'engager dans le volontariat international, réservé aux 18-28 ans qui font des missions pour le compte d'entreprises ou d'administrations françaises implantées à l'étranger.
Je suis étudiante à l'université royale de droit et de sciences économiques en 4ème année au Cambodge. Je fais des recherches sur le métier de Responsable d'agence de Microcrédit.
Le responsable de programme Microcrédit a pour objectif l'insertion socio-économique des familles les plus défavorisées de certains quartiers d'une ville par le développement de :
- services financiers (prêts productifs individuels et épargne volontaire),
- services non financiers (formation des emprunteurs à la gestion, tenue de comptes, sensibilisation à la santé et suivi-conseil),
- la formation professionnelle (formation de base et comportementale, formation technique aux métiers de l'industrie et des services, service de placement).
Le responsable de programme Microcrédit veille à la cohérence stratégique des activités (coordination des différents partenaires) et évalue leur impact en se rendant régulièrement sur le terrain. Il veille au respect de l'objectif d'accompagnement des familles les plus démunies. Il contribue activement à l'identification de nouveaux partenaires et/ou au développement de nouveaux services.
Message Bonjour ! Depuis quelque temps je me pose des questions sur mon futur, sur le but de ma vie, sur ce que je pourrais m'apporter, à moi ainsi qu'aux autres. Ainsi, je pense de plus en plus à un métier au sein d'une ONG ou autre association humanitaire. Je me penche plus vers la "gastronomie" étant conscient du problème de malnutrition dans beaucoup (trop) de pays. Je suis prêt à bouger de France, j'en ai même très envie, et je suis prêt à consacrer tout mon temps le plus tôt possible. J'ai donc pensé à en faire mon gagne-pain, et trouver un travail rémunéré dans tout ce qui pourrait toucher à l'alimentation (cuisine, distribution, etc.). Le problème, là où je vais avoir besoin de votre aide, est de connaître tous les métiers qui touchent à mon domaine, savoir comment les exercer, les études nécessaires, les salaires moyens, etc.
Dans le domaine de l'alimentation, les associations humanitaires ont surtout besoin de médecin nutritionniste : le diététicien a plus un rôle de conseil, de prévention. Le nutritionniste est un médecin spécialisé dans la prise en charge des maladies de la nutrition (diabète, obésité, etc.), les thérapeutiques nutritionnelles et les maladies ayant une incidence sur la nutrition. Tu peux également envisager le métier d'agronome pour améliorer la qualité des cultures dans les pays en voie de développement. Il peut être ingénieur ou chercheur. Pour faire parvenir des vivres et du matériel médical, tu peux devenir administrateur humanitaire.
les métiers dans l'humanitaire
chef de projets
coordinateur administratif et financier
coordinateur développement communautaire
coordinateur national, chef de mission
human ressources coordinator
animateur économique
développeur rural
développeur enseignement
développeur urbain
health developper
finance manager
logisticien
technicien logistique et sécurité
technicien spécialisé en agroalimentaire
technicien spécialisé en eau et assainissement
Retrouve les offres d'emploi dans le domaine humanitaire sur le site :
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  S'ENGAGER DANS L'HUMANITAIRES'engager dans l'Humanitaire ! I. Préambule l'humanitaire un rêve pour beaucoup d'entre nous et une réalité bien palpable pour ceux qui font l'ensemble des démarches nécessaires à une première mission. Il faut déjà savoir que l'humanitaire, ce n'est pas partir voir du pays (une partie de plaisir), c'est une logistique bien rôdée et un travail d'équipe essentiel.
Avant de partir avec votre première mission, quelques éléments essentiels à savoir :
- D'une part il est demandé certaines qualités à ceux qui souhaitent partir, être débrouillard, compétent, une grande adaptabilité, être polyglotte est un plus bien entendu et surtout bien préparé mais ça c'est l'affaire des associations qui vous font partir...
N'oubliez pas que partir c'est un engagement, on ne fait pas cela sur un coup de tête, mais plutôt sur des idées que l'on souhaite défendre !
- D'autre part il est souvent demandé une première expérience conséquente, la réa n'est pas une obligation du tout on ne vous jugera pas sur les services où vous avez travaillé mais plutôt sur les compétences que vous avez développées, l'intérim par exemple peut être apprécié. Une moyenne d'environ 2 ans est appréciée mais ce n'est pas obligatoire, alors si vous avez moins tentez tout de même votre chance !
- Enfin, les missions qui vont vous être proposées sont très différentes en fonction des organismes auxquels vous vous adressez (aide alimentaire, soins d'urgence, programme de vaccination, soins de base etc....)
Aujourd'hui de nombreux jeunes sont attirés par les métiers de l'humanitaire. Médical, ressources humaines, budget, logistique, l'humanitaire a explosé depuis quelques années. Toutefois, au-delà des idées reçues, on ne s'engage pas dans ce secteur par envie de voyage ou par rêve. Plus que de la bonne volonté et des bras, les ONG (Organisations Non Gouvernementales) recherchent des compétences spécifiques. Pas moins de 400 à 500 CV arrivent chaque mois au siège des différentes structures. Seule une vingtaine de personnes sera au final convoquée pour un entretien. Expérience professionnelle, bac +4, +5 comprenant des formations multiples et une connaissance de l'humanitaire constituent la voie royale pour les ONG. Une fois le rendez-vous décroché, il vous faudra encore prouver votre motivation et réussir les nombreuses épreuves de recrutement. Test de personnalité, connaissances professionnelles, examens rédactionnels, entretiens d'embauche et essais en anglais permettent de faire un choix dans les candidatures. Beaucoup de postulants s'accordent d'ailleurs à dire que la sélection est aussi sévère voire plus strict que pour une entreprise classique.
II. Les formations(voir la rubrique formation du roa) Il n'existe pas à proprement parler de formation spécifique type diplôme d'état pour travailler dans l'humanitaire, par contre il existe des formations universitaires et bien entendu les formations dispensées par les organismes humanitaires mais qui sont données aux personnes qui vont partir. En fonction de ce à quoi vous vous destinez, les formations universitaires (DU et ou DIU : voir page des formations) seront différentes, il est logique que si vous partez en Afrique il est plus judicieux de passer un DU de médecine tropicale qui vous servirait moins en chine par exemple.... Des DU et DIU sont disponibles dans de nombreux domaines (rapatriements sanitaires, tropicale, santé publique et communautaire....), rendez-vous sur notre page des formations pour en avoir un aperçu. DESS gestion de l'humanitaire (Paris XII Créteil) : http://www.multimania.com/dessgh/ Le Diplome Inter Universitaire de santé humanitaire (DIU) délivré par le Centre Européen de Santé Humanitaire (CESH) AMM : Formation médecine tropicale, laboratoire de base, santé communautaire Et beaucoup d'autres, si vous en connaissez, faites nous le savoir : infirmiers@infirmiers.com
III. Le recrutement Le recrutement dans un organisme humanitaire se passe en différentes étapes à peu près équivalentes : 1°/ envoi de CV et lettre de motivation indiquant votre projet professionnel 2°/ Entretien plus ou moins réunions d'informations. Lors de l'entretien qui peut être long, vous aurez à faire preuve de votre capacité linguistique. 3°/ Si vous êtes retenu, vous suivrez alors une formation plus ou moins longue (2 jours à 3 semaines environ) afin de vous préparer au départ en mission et de vous parler de l'organisme dont vous faites partie.
IV. La mission - La rémunération Une fois recruté, vous allez pouvoir partir en mission :
- organisation du départ avec réunion d'information afin de parler spécifiquement de la mission et de la logistique.
- A ce moment un bilan sera fait sur l'ensemble de vos vaccinations, visas, passeport et assurances etc... qui seront normalement pris en charge par l'organisme.
Une fois sur place pour assurer la mission, vous percevrez deux types de rémunération, la première sera une indemnité financière mensuelle (l'équivalent du salaire) qui est non imposable et versée sur votre compte en banque. La seconde concerne les frais sur place afin de subvenir à vos propres besoins de vie.
- le retour se fera à la fin de la période d'aide ; vous devrez alors en fonction des organismes aider à la logistique et bien entendu participer aux réunions de débriefing concernant la mission afin de relever les points positifs et négatifs et de réajuster pour la mission suivante.
Vous serez alors évalué en fonction de votre travail et pourrez alors repartir pour une nouvelle mission.
Conclusion Au final, l'humanitaire ce n'est pas une partie de plaisir (si vous en doutiez) sur place et ce n'est pas non plus facile de rentrer dans un organisme, il ne suffit pas de le vouloir, c'est un véritable engagement personnel, un métier à part entière. En sachant que cela n'est pas non plus sans risque en fonction des endroits ou vous partez, les faits divers internationaux sont là pour le prouver ! ! C'est par contre une merveilleuse aventure personnelle, des souvenirs mémorables et le plaisir d'être humaniste, d'aider son prochain.....
voir le guide du Comité de Coordination du Service Volontaire International ( fichier pdf )
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  TROUVER L'ENGAGEMENT QUI VOUS CORRESPONDVenez trouver l'engagement qui vous correspond !
Salon-des-solidarités C'est avec détermination que l'équipe du Salon des Solidarités s'engage désormais dans l'organisation des animations de cette 3ème édition du Salon, qui aura lieu pour rappel les vendredi 4, samedi 5 et dimanche 6 juin 2010 à Paris au parc des expositions de la Porte de Versailles. En collaboration active avec les membres du comité de pilotage, pour un Salon toujours plus participatif, le programme des 3 jours s'ébauche progressivement.
En effet, le Salon des Solidarités, ce sera : Un lieu de débat et de réflexion…avec de nombreuses conférences animées par des intervenants de qualité, tous spécialistes dans leur domaine. Des conférences pour tous les publics : les professionnels, le grand public, les jeunes, les moins jeunes, les actifs, les retraités. Et plus spécifiquement une conférence présentant une vision complète de la diversité des possibilités d'engagement, quel que soit son âge et son statut. Des espaces d'animation variés… tel qu'un village des OMD (Objectifs du Millénaire pour le Développement), qui regroupera 8 stands, un pour chacun des 8 OMD, sur lesquels un jeu ou une animation en lien avec le thème de l'OMD sera proposée. Un espace Web... sur lequel sera assuré un accès illimité à Internet durant les 3 jours du Salon et où le public pourra entre autres tester en ligne des jeux éducatifs en lien avec la solidarité internationale. Un espace Éveil à la solidarité…destiné à sensibiliser les enfants de 4 à 12 ans à la solidarité internationale à travers des jeux et des initiations aux cultures du monde. Un parcours scolaire...pour accueillir lors de la journée du vendredi les classes d'école, de collège ou de lycée, conduites par leurs enseignants pour rencontrer les acteurs de la solidarité et approfondir les problématiques de ce secteur, de plus en plus présentes dans les programmes de l'Education Nationale.
Chacun trouvera ainsi pendant le Salon une animation adaptée à son profil, l'idée étant que nous sommes tous des acteurs potentiels de solidarité. Le Salon, dont l'objectif est de mettre en valeur la diversité et la complémentarité qui existe entre tous ces acteurs, permettra au grand public de s'imprégner des enjeux de la solidarité et à chacun de trouver l'engagement qui lui correspond.
Pour plus d'information, rendez-vous sur www.SalonDesSolidarites.org
Actualités de l'humanitaire et de la solidarité internationale ASAH
le site
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  GUIDE POUR ETUDIANTS INFIRMIERS EN AFRIQUE NOIREGUIDE MÉTHODOLOGIQUE POUR ÉTUDIANTS INFIRMIERS EN AFRIQUE NOIRE
Être infirmière en devenir, c'est optimiser son temps de formation afin d'allier au mieux savoir, savoir-faire et savoir être. Ainsi, c'est permettre à l'autre d'accéder à un mieux être en santé, grâce à une approche holistique de l'être humain, quelle que soit sa culture, ses origines, sa nationalité, sa religion, ses mœurs et ses coutumes. Même si notre futur exercice ne consiste pas à s'engager comme infirmière humanitaire, notre pratique quotidienne nous amènera tout de même à prodiguer des soins infirmiers interculturels. Ainsi, la réalisation du stage optionnel de 2° année à l'étranger ( nous traiterons ici de l'Afrique Noire ) est une occasion unique pour l'étudiant, celle de s'immerger - en tant que soignant - dans une autre culture, afin de vivre l'adaptation interculturelle de sa pratique du soin. Ayant moi-même vécu cette expérience enrichissante, j'ai été confrontée à des difficultés, ai encouru des risques, me suis heurtée à de réels problèmes d'adaptation.
Je n'ai pu résoudre ceux-ci qu'en trouvant les stratégies adéquates, fruits d'une succession d'évènements aléatoires. Ayant été amené par la suite à rencontrer plusieurs étudiants de retour d'Afrique Noire, j'ai pu constater qu'il en était de même tous : la capacité à trouver des stratégies d'adaptation est en forte relation avec l'acquisition de certaines données lors de la préparation au départ. Cette préparation tant matérielle, intellectuelle, médicale que psychologique va conditionner la majeure partie du vécu du stage ainsi que du retour : les enjeux en sont donc extrêmement importants. Afin de se préparer, chaque étudiant s'orientera en fonction des pistes qui se présenteront à lui : le résultat est parfois très disparate d'un étudiant à l'autre et les lacunes seront durement assumées par la suite. Poussée par le désir de mettre mon expérience et celle d'autres à profit, j'ai entrepris ce travail de fin d'études. Mon objectif est de permettre aux étudiants en partance pour l'Afrique Noire d'acquérir une adaptation plus facile et adéquate (transmission des astuces), une approche plus sereine du terrain de stage et une prise de conscience des multiples possibilités offertes dans le domaine de la santé publique et communautaire. La création d'un guide méthodologique m'a paru être une piste à suivre...
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  ANIMATEUR DE DEVELOPPEMENT LOCAL URBAINL'animateur de développement local urbain Son objectif est notamment de former les habitants de la région ou il intervient pour que les structures scolaires, médicales, agricoles mises en place puissent fonctionner sur le long terme. Le développeur local urbain mène des actions dans des domaines tels que la santé. La Licence professionnelle "Métiers du développement social urbain" vise à former et à qualifier des étudiants et des professionnels aptes à prendre en charge des responsabilités d'encadrement dans les équipes travaillant dans les différents domaines de l'action publique liée à la ville : habitat et logement social, développement social et intégration urbaine, gestion de projets territorialisés, insertion par l'emploi. Favoriser la concertation et le partenariat Impliquer les acteurs locaux dans la gestion des fonds mis en place par le programme (investissement, aide a la décision, renforcement des compétences)Son cursus : Il (ou elle) a un diplôme d'éducateur spécialisé, animateur social, assistant(e) social(e) avec un brevet d'aptitude à l'animation socio-éducative. L'obtention du Brevet d'Aptitude aux Formations de l'Animation (BAFA)devient de plus en plus nécessaire, voire indispensable. Le plus important reste la motivation. Travailler et encadrer des enfants est un travail et nécessite plus que tout, de la passion. Dans ce cas ou vous ne disposez pas du BAFA, vous aurez un rôle qui soutiendra davantage les professionnels.
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  TECHNICIEN EAU ET SANITATIONTechnicien Eau et Sanitation de la Solidarité Internationale
Sur tous les terrains de l'action humanitaire, le manque d'eau potable et d'assainissement, et les épidémies qu'il provoque, est une terrible réalité quotidienne pour des millions de personnes. Le Technicien en Eau-Sanitation a pour responsabilités la mise en place de systèmes d'approvisionnement en eau potable (puits, forages, réseaux d'eau potable…) et d' infrastructures d'assainissement (latrines, égouts, drainage, gestion des déchets…). Il s'occupe également de la formation des équipes locales pour la maintenance de ces infrastructures (comités de gestion, techniciens de maintenance) et de la sensibilisation/formation des populations locales (relation eau/santé, utilisation des infrastructures…). Il gère enfin les équipements techniques et assure la gestion du budget de ses activités. Son profil ? En dehors de ses capacités techniques, il lui faudra un bon sens de l'écoute et de l'organisation, savoir travailler de manière autonome, mais aussi en équipe !
SE FORMER À L'EAU-SANITATION AVEC BIOFORCE Bioforce vous propose une formation de 4 mois qui répond aux besoins des professionnels des ONG dans le domaine de l'eau. Elle permet d'acquérir les compétences et connaissances nécessaires pour intégrer des postes liés à la gestion de l'eau et à la sanitation, dans le secteur du développement et de la solidarité internationale.
PROGRAMME Domaine technique gestion et ouvrages d'exploitation des ressources en eau, traitement de l'eau, analyse et qualité, assainissement, promotion de l'hygiène, irrigation... Gestion administrative, logistique et communication élaboration de programme, géopolitique de l'eau, proposition de projet et suivi, gestion logistique d'un projet, gestion des ressources humaines, anglais technique... Environnement de la Solidarité Internationale géopolitique, approche interculturelle, connaissance des acteurs et des programmes humanitaires...
ORGANISATION 4 mois de formation à Bioforce de fin février à juin. 40% du temps de formation est consacré à des mises en situation professionnelle. 6 mois en situation professionnelle pour valider la formation (période d'application professionnelle) : au sein d'ONG, d'entreprises ou d'organisations internationales. Cette formation s'adresse aux personnes titulaires d'un diplôme technique (eau-assainissement, gestion de l'eau, génie civil, environnement,…) ou d'un diplôme Bioforce, avec dans tous les cas 6 mois d'expérience professionnelle. Elle s'adresse également aux acteurs de la solidarité (logisticien, agent de développement,…) souhaitant se spécialiser dans le domaine de l'eau et de la sanitation, possédant une solide expérience professionnelle de 12 mois minimum . 22 ans minimum à la date d'entrée en formation . 6 mois consécutifs d'expérience professionnelle au minimum . Attestation de Formation aux Premiers Secours (ou équivalent) et Permis de conduire B
FORMATION/ STAGE(voir la rubrique formation) Stages pratiques 6 mois de stage/action au sein d'ONG, d'organisations internationales, d'entreprises, pendant lesquels Bioforce assure un suivi de la mise en oeuvre du projet professionnel. Public Vous possédez une expérience professionnelle de 6 mois au moins et vous êtes : * Acteur de la solidarité (logisticien, agent de développement,...) souhaitant vous spécialiser dans le domaine de l'eau et de la sanitation , ou * Technicien eau-sanitation, génie civil, environnement... souhaitant évoluer dans le champ de la solidarité internationale. Objectifs Cette formation répond aux besoins des professionnels des ONG dans ce domaine ; elle favorise les synergies entre assistance humanitaire et relance économique dans les pays en développement. Elle permet d'acquérir les compétences et connaissances nécessaires pour intégrer des postes liés à la gestion de l'eau et à la sanitation, dans le domaine du développement et de la solidarité internationale.
Admission :
- Avoir 22 ans, qualification dans un domaine technique et 6 mois d'expérience professionnelle ; Dossier, concours.
Inscription : de juillet à octobre. Sélection : novembre. Scolarité : Durée des études : 4 mois. De fin février à fin juin inclus. Frais scolarité : 6135 €. Frais d'inscription : 1300 €. Frais de sélection : 73 €. Stage : Stage au sein d'ONG, à l'issue de la formation, 6 mois.
Son profil ? En dehors de ses capacités techniques, il lui faudra un bon sens de l'écoute et de l'organisation, savoir travailler de manière autonome, mais aussi en équipe !
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  LE CHEF DE PROJET Le chef de projet prend en charge, dans un domaine précis, la gestion complète d'un projet, projet qui peut être de nature extrêmement variée et ce dans des contextes et des environnements là encore très différents les uns des autres (en France ou à l'International).
Activités Différents exemples de projets à l'international : Pour une association de solidarité internationale; mission : réalisation de programmes de développement hydraulique.
- Opérer un choix technique des aménagements, animer et gérer une équipe afin d'aboutir à la mise en oeuvre du programme.
- Assurer la gestion administrative et budgétaire du projet.
- Participer à la recherche de financements en assurant les relations avec les bailleurs de fonds au niveau local.
Pour une Organisation Non Gouvernementale (ONG) intervenant dans le domaine de l'agriculture et du développement rural :
- Coordonner un projet structurel de sécurité alimentaire.
- Planifier les activités.
- Assurer la gestion financière et budgétaire du projet.
- Assurer les relations avec les autorités locales.
Pour une ONG; mission : appui concerté au développement de l'élevage dans une province d'Asie.
- Animer des sessions de formation et d?échanges entre éleveurs.
- Mettre en place et suivre un système de contrôle de performances.
Autres exemples de projets en France : Projet de dépollution
- Diriger des études (diagnostic, étude de risques) et des travaux de dépollution auprès d?industriels.
- Prospecter en matière de caractérisation, de décontamination et de techniques de traitement de sites dégradés.
Projet mécanique (pulvérisation)
- Conception, développement et mise au point de matériels de pulvérisation pour des cultures spécialisées.
Projet pour une association oeuvrant pour le développement et l'éducation à l'environnement :
- Concevoir et réaliser des outils pédagogiques et des animations.
- Animer et former les différents intervenants et coordonner leurs actions.
Conditions d'exercice Le chef de projet peut exercer dans de très nombreuses entreprises ou associations. A l'international, il est amené à travailler pour certains ministères, pour des entreprises françaises implantées à l'étranger, pour des entreprises étrangères ou pour des associations non gouvernementales
Compétences et qualités Le chef de projet doit souvent cumuler un certain nombre de compétences et de qualités : compétences techniques et professionnelles, en effet, il est souvent un expert reconnu dans son domaine. Il doit par ailleurs être doté d'aptitudes personnelles confirmées : capacité relationnelle et capacité d'encadrement
Formation Formation Bac + 5 (de type Ingénieur Agri/agro) + spécialisation. Expérience professionnelle la plupart du temps exigée. • Compétences : Maîtriser l'anglais Avoir le sens de l'organisation Savoir gérer une équipe • Activités : Le succès de la mission repose en grande partie sur ses épaules. En relation avec le siège de l'association, il joue le rôle d'intermédiaire entre cette dernière et les autorités locales. Sur le terrain, il prépare l'arrivée des volontaires et les équipes. Il gère la réalisation du projet, répond aux problèmes pratiques et veille à l'application des objectifs. • Qualités : Etre diplomate Avoir le sens du relationnel Avoir de l'autorité • Formation : Généralement bac +4 dans une spécialité en relation avec le type de projets. • Salaire : Variable. 600 € en moyenne. • Environnement : Terrain.
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  LOGISTICIEN DANS L'HUMANITAIRELogisticien dans l'humanitaire
C'est le champion de la débrouille ! Sur une mission humanitaire, le logisticien est l'homme à tout faire, capable de régler tous les problèmes en moins de deux ! Approvisionnement (achats, gestion des stocks, distribution...), suivi des équipements (automobiles, informatique, télécommunications...), le logisticien fait en sorte de faciliter le travail des spécialistes de la mission (médecins, infirmiers) et de les décharger des soucis matériels. S'il faut effectuer une distribution de nourriture, réparer un camion, trouver une boîte étanche pour envoyer un échantillon en analyse, c'est le logisticien qui s'en charge. Débrouillardise et système D sont obligatoires. Responsable de la sécurité sur le terrain, il peut aussi se charger des questions d'approvisionnement en eau et d'assainissement. En fait, il touche à tout. Souvent, sur place, il doit recruter du personnel et former une équipe logistique dont il a la responsabilité. Les logisticiens sont en général les premiers arrivés et les derniers partis ! Les débuts de carrière des logisticiens sont souvent bénévoles, mais les ONG (Organisations non gouvernementales) commencent à salarier des personnels travaillant dans l'humanitaire international. Des perspectives s'ouvrent donc ! Il est chargé de toute l'organisation matérielle d'une mission : trouver des logements pour les expatriés, superviser les transports de personnes et de matériels. Il aide à l'installation de réfugiés ou d'une mission médicale en prévoyant l'acheminement de vivres, de médicaments et d'équipements.
Le logisticien de la solidarité internationale est un coordinateur logistique pour une organisation internationale dans des pays où la population est en difficulté. Au sein d'un projet d'urgence, de développement ou de transition, il est chargé de :
- organiser l'intendance du projet,
- gérer le personnel local (2 à 15 personnes),
- gérer les stocks et leurs flux,
- gérer un parc véhicules,
- assurer la maintenance des matériels,
- procéder aux achats nécessaires,
- assurer la comptabilité et les suivis budgétaires,
- recenser une population bénéficiaire du projet.
Il supervise la mise en place et le suivi des programmes logistiques sur le terrain en analysant les tâches à accomplir et en coordonnant le travail des équipes logistiques. Il est par ailleurs responsable du cadre de vie 'matériel' des équipes expatriées. Le travail du logisticien est accompli très souvent dans un contexte de pénurie voire d'insécurité. Il peut être amené à remplir des fonctions techniciennes liées à l'eau au niveau qualitatif et quantitatif ou diriger des opérations de réhabilitation de bâtiment. Le logisticien est souvent seul dans son domaine technologique, donc décideur, mais toujours dans le cadre d'un travail en équipe. Selon les cas, il a la responsabilité d'une équipe et la gestion d'un budget, et peut avoir ainsi une mission plus administrative. Le logisticien doit également savoir transmettre son savoir-faire par des méthodes pédagogiques adaptées au public. Les définitions de postes prennent en compte les qualités humaines pour exercer : rigueur, ouverture d'esprit, polyvalence, capacité d'analyse, sens relationnel développé, surtout, aptitude à vivre en communauté.
- Maîtrise des techniques de gestion de la chaîne d'approvisionnement : analyse du contexte commercial local, achat de biens et de services, conditionnement des marchandises, gestion des stocks... - Maîtrise de la gestion des équipements techniques en matière de parc véhicules, de parc informatique et de télécommunications
- Maîtrise de l'anglais
- Maîtrise des outils informatiques
Ses qualités : débrouillard, bricoleur, organisé, il peut encadrer une équipe. Permis de conduire et anglais obligatoires.
Salaire débutant: Rarement plus de 1 600 € brut mensuels pour un débutant. S'il reçoit une indemnité, elle est de l'ordre de 700 à 800 € mensuels en considérant que ses frais sont pris en charge. Le responsable logistique d'une ONG gagnera entre 1 600 et 2 600 € par mois.
Evolution professionnelle Le « profil de carrière » d'un humanitaire va du bénévolat au salariat s'il travaille pour une association ou une ONG. La professionnalisation de l'humanitaire s'accompagne d'une généralisation du salariat surtout pour les postes de responsables : chargé de suivi des programmes humanitaires, chef de mission, direction d'une ONG. La fonction de formateur ou de conférencier n'est pas à exclure.
Niveau(x) d'étude(s) : Bac+2 Bac+3 Bac+4/5
Sa formation : un diplôme d'ingénieur, d'école de commerce avec une spécialité en logistique, un BTS transport, le DUT gestion logistique et transport, ou encore une formation très pratique comme celles dispensées par Bioforce ou l'IFAID. Les bacs pro exploitation des transports ou logistique sont indispensables pour progresser et pour commencer une expérience professionnelle toujours très appréciée. Néanmoins un logisticien humanitaire, pour être apte à organiser toutes les tâches qui lui incombent, est le plus souvent recruté à bac + 2 ou 3 : A noter :
- le BTS transport,
- les DUT gestion logistique et transport ou génie du conditionnement et de l'emballage ou gestion du développement et action humanitaire.
Des institutions comme Bioforce ou IFAID recrutent le plus souvent à ce niveau pour spécialiser des pros de l'humanitaire (cf. coordonnées ci-dessous). Des formations universitaires sont également dispensées en organisation d'opérations humanitaires au niveau de la licence pro et du master pro (voir les SCUIO).
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|  ADMINISTRATEUR GESTION HUMANITAIRE | La plupart des administrateurs ont une formation en gestion ou viennent des écoles de commerce dont certaines sont spécialisées " humanitaire " comme l'Ecole Internationale de Commerce et de Développement 3A .
L'école Internationale de Commerce et de Développement 3A : 47, rue Sergent Michel Berthet, CP 608, 69258 Lyon Cedex 09. Tél. : 04-72-85-73-73. Fax : 04-72-85-73-86. Internet : www.ecole3a.edu. E-mail : ecole3a@ecole3a.edu.
Magistère de développement économique / DESS de développement économique, analyse de projets : CERDI, Centre d'Études et de Recherches sur le Développement International, 65, bd François-Mitterrand, 63000 Clermont-Ferrand. Tél. : 04-73-17-74-00. Fax : 04-73-43-74-28. Internet : www.u-clermont1.fr/cerdi.
DESS analyse économique du développement : université Paris X, UFR Sciences économiques, 200, av. de la République, 92001 Nanterre Cedex. Tél. : 01-40-97-78-95. Fax : 01-40-97-71-56.
DESS crises, interventions humanitaires et actions du développement : IEDES, Institut d'Étude du Développement Économique et Social, 45 bis, av. de la Belle-Gabrielle, 94736 Nogent-sur-Marne. Tél. :01-43-94-72-15. Fax : 01-43-94-72-44.
DESS évaluation de projets industriels, agricoles, sociaux et d'environnement : université de Rennes, faculté des Sciences économiques, 7, pl. Hoche, 35065 Rennes. Tél. : 02-99-25-35-13. Internet : www.eco.univ-rennes1.fr.
DESS ingénierie de projet de coopération : faculté des Sciences économiques et sociales, université de Lille I, 59655 Villeneuve-d'Ascq Cedex. Tél. : 03-20-43-46-90. Fax : 03-20-43-66-55. Bioforce Développement Rhône-Alpes : 44, bd Lénine, 69694 Vénissieux Cedex. Tél. : 04-72-89-31-41. Fax : 04-78-70-27-12. Internet : www.bioforce.asso.fr. E-mail info@bioforce.asso.fr. |
  FORMATION DE COORDINATEUR DU DEVELOPPEMENTFormation de Coordinateur du développement en 3 ans La formation diplômante de Coordonnateur de Programme de Développement se donne pour objectif de former à l'exercice des professions du développement dans les pays du Sud et du Nord. Soit : acquérir des savoirs techniques et méthodologiques (gestion de projet, diagnostic, méthodes d'évaluation...) et des compétences sociales (organisation, écoute, médiation, mise en cohérence des divers acteurs, animation, pilotage de projet...) pour conduire des projets et des actions collectives de développement. 10 mois de formation à Bordeaux, suivis de 12 mois minimum d'application professionnelle et la rédaction et la soutenance d'un mémoire de fin de cursus. Diplôme de niveau II.
Formation FAID Aquitaine délivre le titre de « Coordonnateur de Programme de Développement » inscrit au répertoire national des certifications professionnelles. Ce titre certifié par l'Etat au niveau 2 de la formation professionnelle (analogue Master 1) est délivré au terme des 2 années de formation. Il atteste des capacités à exercer ce métier qui recouvrent les fonctions de : * Conception de programme * Conduite de programme * Conseil expertises * Animation, communication, accompagnement. Il permet d'accéder, selon les modalités propres à chaque formation : aux écoles d'ingénieurs (CNEARC, CESI, ...), à des masters (France, Europe), à des écoles de cadres (santé publique, etc ...) Le titre est accessible * par la Validation des Acquis de la Formation en 2 ans * mais aussi par la VAE (Validation des Acquis de l'Expérience) 17 cours des Aubiers - 33300 Bordeaux Téléphone : 05 56 50 08 67
Site :
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  VOCABULAIRE EMPLOYE EN AIDE HUMANITAIREIl n'est pas tout de vouloir partir en mission humanitaire à l'étranger. Outre la volonté, encore faut-il avoir de l'expérience et des compétences appropriées pour l'exercice de tâches spécifiques dans plusieurs domaines. Le mieux sera encore, si vous désirez vraiment partir à l'étranger et vous impliquer dans un projet, de faire partie d'une mission volontaire, et c'est à ce type de demande que la plupart des organismes sauront répondre. Pour ces projets, aucune compétence n'est souvent nécessaire, puisque vous apprendrez bien souvent sur le terrain. L'expérience avec les enfants aussi n'est pas inné; elle s'acquiert sur le terrain!!! et c'est en travaillant près de chez vous que vous en ferez l'expérience: dans les camps de jour, les camps de vacance, les écoles, etc.
L'expression «aide humanitaire» se réfère habituellement à un acte gratuit visé à aider l'autre ou ses prochains et ce, dans les meilleures conditions possibles. Cette aide peut être financière, matérielle ou humaine selon les diverses possibilité.
L'expression «Action humanitaire» se réfère à de l'aide humanitaire pour lequel on obtiens un gains, sous forme d'argent, de compensation matérielle ou autre.
L'aide volontaire (ou bénévole) réfère généralement à une action gratuite visant à participer à la construction d'un projet, de participer à la vie d'une communauté et aux tâches de la réalité (rénovation, restauration, etc.)
Quoique la définition d'un volontaire diffère de celui du bénévole, les résultats obtenu en terme d'aide sont très similaires. Je ne m'attarderait donc pas à énuméré les multiples différences.
Un projet humanitaire, quant à lui, est un ensemble d'actions et d'aides visant l'atteinte d'un but commun. Le domaine humanitaire n'est pas réservé exclusivement aux pays en voie de développement (le terme «pays sous-développé» est dorénavant à éviter, en raison de sa formulation dérisoire). En effet, même les pays les plus développés ont un grand besoin de bénévole et il est souvent très facile de faire acte de bienfaisance autour de chez soi. Outre les multiples organismes dont vous pouvez être membre (Unicef, Croix-Rouge, Croix-Blanche, Jeune Médecin, Association des secourismes, etc.), il existe plusieurs voies de recherches autour de chez vous pour vous impliquer dans votre collectivité. les écoles, les centres pour personnes agés, les centres de la petite enfance, les hôpitaux et de nombreux autres établissements sont des lieux de prédilection pour aider dans votre localité.
Dictionnaire de la Solidarité Internationale Categories: Dictionnaire de la Solidarité Internationale Bertrand ARRIBE
Le monde du développement, de la solidarité internationale ou de la coopération, comme tous les autres domaines, a un jargon qui lui est propre. Nous proposons d'expliciter ici les termes de ce jargon. Ce dictionnaire est un projet en cours, aussi il sera mis à jour aussi souvent que possible. Comme les mots, concepts et sens qu'on leur donne ne sont pas figés, il est possible que nous fassions évoluer des définitions déjà publiées.
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  AGRONOME HUMANITAIRE agronome sans frontières témoignage: Solidarité. A 26 ans, Solenne Bustos, ingénieur agronome, part cette semaine pour une mission de deux ans en Haïti pour le compte d'une ONG. A26 ans, Solenne Bustos sait ce qu'elle veut. Un héritage sans doute légué par son père, retraité de l'armée (il a été commandant en second du 4e RE), un métier synonyme de mobilité géographique. Mercredi, la jeune femme, qui partage son temps entre Toulouse et Castelnaudary, où ses parents ont posé leur baluchon pour jouir de la retraite, partira pour Port-au-Prince pour le compte de la Délégation catholique pour la coopération (DCC), une organisation non gouvernementale française de volontariat. Son point de chute : la Faculté d'agronomie de l'Université Notre Dame d'Haïti, située au Sud de l'île. L'aboutissement d'un projet de plusieurs mois : « J'ai découvert l'existence de la DCC pendant mes études à l'ENSAT de Toulouse à l'occasion d'un week-end d'aumônerie. En décembre dernier, j'ai postulé. J'ai été convoquée à deux sessions de formation, pour voir notamment si mon profil correspondait à un poste.» Des tests passés avec succès puisque la jeune femme, qui a son diplôme d'ingénieur agronome en poche, est retenue. Elle rêvait du Pérou, ce sera finalement Haïti, un pays classé à risques : « J'ai passé trois mois en Argentine et j'ai attrapé le virus de l'Amérique latine. Ma priorité était avant tout de travailler dans mon domaine. Je vais évoluer dans une zone où il y a un gros potentiel agricole, de la canne à sucre au riz en passant par les fruits tropicaux. L'objectif est de former des ingénieurs agronomes qui pourront travailler au pays.» Reste qu'il ne s'agit pas d'une mission de tout repos puisqu'elle doit durer deux ans. De quoi nourrir une légitime appréhension au moment de quitter la famille et les amis : « C'est forcément un peu délicat, mais j'ai la chance de partir avec une de mes amies, c'est rassurant. Et puis j'aime bouger, comprendre la mentalité des gens...» Diplômée depuis 2003, Solenne Bustos a jusqu'à présent travaillé six mois pour une entreprise de nutrition animale en Bourgogne, sans compter quelques vacations en région parisienne : « En France, même avec un diplôme d'ingénieur, il est difficile de trouver du travail. On nous reproche notre manque de pratique. Avec cette mission, je vais gagner deux ans d'expérience et je pense que je pourrai la faire valoir à mon retour. C'est aussi une expérience humaine qui participe de mon engagement dans l'église, même s'il ne faut pas forcément être catholique pour partir avec la DCC.» La jeune femme a des fourmis dans les jambes. Encore deux jours de patience pour mettre du ciel bleu sur son passeport. Castelnaudary (11) - Solenne Bustos, agronome sans frontières Publié le 12/09/2005 | LaDepeche.fr .
Fiche métier de l' Ingénieur agronome La mission principale de l'ingénieur agronome est de trouver des moyens techniques afin d'améliorer la production liée à l'agriculture et l'agro-alimentaire. Il doit chercher à développer les cultures, leur rendement par de nouvelles méthodes et traitements, à améliorer la qualité et la résistance des espèces animales et végétales cultivées, des aliments. Il intervient aussi dans l'aménagement rural, le développement de la protection de la nature et des forêts. Il est le médiateur entre la science et la pratique agricole. Il conseille les agriculteurs et leurs groupements. Il est demandé à un ingénieur en agronomie d'être avant tout créatif, pour exploiter les nouvelles technologies en rapport avec ses connaissances biologiques, au profit d'un meilleur rendement des productions. Il est important de savoir organiser et coordonner le travail quotidien en établissant les plannings de fabrication, encadrer, animer et motiver le personnel, ainsi que de gérer un budget. Il doit être un homme de terrain, faisant preuve de rigueur, de méthode et d'organisation, et un homme de communication. Autonome et disponible, il sait prendre des initiatives et répondre aux exigences d'un résultat productif.
Conditions de travail : L'ingénieur agronome pourra travailler dans l'Administration, les Etablissements publics (Etablissements d'Enseignement) et dans le secteur privé (Industrie). S'il travaille dans l'industrie, il doit respecter les normes d'hygiène et de sécurité. Il peut être amené à travailler à l'extérieur et il effectue des horaires réguliers.
Formation : Pour devenir ingénieur agronome, il faut intégrer une école nationale (INA Paris Grignon, et les ENSA : Massy, Nancy, Toulouse, Montpellier et Rennes) accessibles sur concours (concours A après 2 ans de prépa (math sup, spé bio), concours B après un DEUG, concours C après une prépa post BTS ou par admission sur titre (notamment après un IUT)). Agriculteur ou enseignant, chargé de mission agri-environnement, de mise en oeuvre de Plan de Développement Durable, chargé d'études et de recherches. Niveau Requis : Bac + 4 ou 5, Ecole d'agronomie plus spécialisation. Obtention du diplôme par formation initiale, continue et par apprentissage Salaire : De 1380 € à 3970 € en fin de carrière. Débouchés : Administrations, établissement publics, secteur privé, etc... Les écoles de techniciens, ingénieurs agricoles et agronomes dispensent des formations adéquates.
- ISTOM (Institut Supérieur Technique d'Outre-Mer) : centre polytechnique Saint-Louis, 32, bd du Port, 95094 Cergy-Pontoise Cedex.
Tél. : 01-30-75-62-60. Fax : 01-30-75-62-61. Internet : www.istom.net. E-mail : istom@istom.net.
- ENGREF (École nationale du Génie rural des Eaux et Forêts) : centre de Montpellier, 648, rue Jean-François-Breton, BP 44494, 34093 Montpellier Cedex.
Tél. : 04-67-04-71-00. Fax : 04-67-04-71-01. Internet :http://www.agroparistech.fr/
Particularités : Esprit scientifique, sens pratique, de par la formation ouverte, polyvalente et technique qu'il a reçue, il est préparé à de nombreuses tâches.
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  LES AIDES AU RETOUR D'UNE MISSION HUMANITAIRE ONGQUELLES AIDES AU RETOUR ? Les ONG offrent un accompagnement aux volontaires lorsqu'ils rentrent de mission : cet accompagnement peut prendre des formes différentes en fonction des ONG. De plus, il existe également des aides financières spécifiques pour les volontaires de retour.
- L'appui sur le volet social et professionnel
- Les aides financières spécifiques
- Les aides générales
Appui sur le volet social et professionnel Les ONG apportent aux volontaire un appui lors de leur retour, sur le plan social et professionnel. Chaque association fixe les modalités de cet appui (il peut s'agir d'une session d'accompagnement au retour de plusieurs jours, d'un week-end de bilan et perspectives, d'une aide psychologique si nécessaire, de l'orientation vers un organisme qui assure un suivi individuel ou collectif, …). Il s'agit d'une préoccupation majeure pour les ONG, qui travaillent au renforcement de cet appui au retour.
La loi du 23 février 2005 précise également que l'ONG doit délivrer au volontaire à l'issue de sa mission une attestation d'accomplissement de mission de volontariat de solidarité internationale. Fin du contrat A son retour, l'association doit apporter au volontaire un appui à sa réinsertion professionnelle. Elle doit aussi lui délivrer une attestation d'accomplissement de mission. L'ensemble des compétences acquises par le volontaire au cours de sa mission, en rapport direct avec le contenu d'un diplôme, d'un titre à finalité professionnelle ou d'un certificat de qualification, est pris en compte au titre de la validation des acquis de l'expérience (VAE).
Aides de l'Etat Le volontaire qui, à la fin de sa mission, ne remplit pas les conditions d'attribution du montant forfaitaire servant au calcul du revenu garanti par le revenu de solidarité active (RSA), et qui est inscrit sur la liste des demandeurs d'emploi, peut demander à recevoir une prime forfaitaire d'insertion professionnelle . Il doit le faire dans un délai d'1 an maximum à compter de la fin de sa mission. Cette prime est plafonnée à 2001 € . Son versement est effectué trimestriellement, sauf exceptions, dans la limite d'une durée maximale de 9 mois. Elle ne peut pas être perçue si le contrat a été rompu avant terme, sauf lorsque la rupture résulte d'un cas de force majeure ou du fait de l'association. Cette prime n'est pas cumulable avec une autre aide liée à la situation de recherche d'emploi. Le volontaire peut aussi prétendre à une indemnité de réinstallation lors de son retour, s'il a effectué au moins 24 mois de mission en continu, sauf exceptions. Cette indemnité est fixée à 3700 € . Lorsqu'il est fonctionnaire ou assimilé, le volontaire ne peut pas bénéficier de cette indemnité.
Les aides financières spécifiques Il existe trois types d'aide financières au retour, financées par le ministère des Affaires étrangères : 1. La prime forfaitaire d'insertion professionnelle prévue par la loi du 23 février 2005 : Elles est versée aux volontaires qui à leur retour en France ne bénéficient pas des allocations chômage, ne remplissent pas les conditions d'attribution du RMI et sont inscrits à l'ANPE http://www.anpe.fr.
3. Le Fonds de Solidarité Internationale Le fonds de solidarité a été mis en place à la demande du CLONG-Volontariat, pour les volontaires de retour de mission qui sont dans une situation particulièrement difficile ou qui désirent un soutien financier dans le cadre d'une réorientation professionnelle à l'issue de leur mission.
Pour pouvoir bénéficier de ce fonds, le volontaire doit : • Avoir effectué une mission de longue durée, égale ou supérieure à un an • Etre inscrit à l ‘ANPE et ne percevoir aucune allocation, à l'exception du RMI ou d'une aide équivalente • Avoir un projet pertinent de reprise d'études ou de création d'entreprise
Les demandes doivent être soutenues par l'ONG avec laquelle les volontaires sont partis en mission et transmises au CLONG-Volontariat, avant qu'une commission (composée de représentants des ONG et de l'Etat) les étudie.
Les aides générales Il s'agit là des aides que l'on peut généralement recevoir des pouvoirs publics (allocations chômage, RMI, allocations familiales…) en cas de situation économique difficile, sous certaines conditions cependant. Couverture sociale et assurances des volontaires La protection sociale des volontaires est le plus souvent assurée par la Caisse des Français à l'Etranger (http://www.cfe.fr) Dans le cadre du statut de volontaire de solidarité internationale, les associations doivent garantir aux volontaires : • une protection sociale pour eux mêmes et leurs ayants droits présents sur le lieu de mission. • une assurance responsabilité civile. La protection sociale comprend pour les volontaires : • Une couverture vieillesse • Une couverture maladie-maternité- invalidité- décès • Une couverture accidents du travail-maladies professionnelles • Une assurance rapatriement • Une mutuelle complémentaire La protection sociale comprend pour les ayant droits : • Une couverture prestations en nature maternité, invalidité décès • Une mutuelle complémentaire • Une assurance rapatriement sanitaire
Concernant les indemnités chômage : l'engagement pour une ou plusieurs missions de volontariat de solidarité internationale pour une durée continue d'un au minimum est un motif légitime de démission. Dans ce cas, il est possible d'ouvrir des droits au chômage au retour de mission, à condition de remplir les autres conditions.
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