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LES ORGANISMES DES DROITS DE L'HOMME AU COTE D'IVOIRE

ORGANISME DROIT DE L'HOMME EN Côte d'Ivoire  vous pouvez voir aussi  la rubrique Ong droit de l'homme

la Déclaration universelle des droits de l'Homme
Ce sont des principes qui définissent les droits que chaque être humain détient du seul fait d'être un être humain. Certains diront qu'il s'agit de droits naturels, c'est-à-dire qu'ils ont pour seul fondement d'être inhérents à la nature humaine. Les droits de l'Homme sont dès lors universels, identiques pour tous et inaliénables. Ils sont l'apanage universel de tous les êtres humains sans exception… ils leurs collent à la peau. Ce ne sont pas des droits positifs, c'est-à-dire qu'ils ne sont pas juridiquement contraignants (ils ne font pas partie de l'arsenal législatif), cependant, ils doivent former un soubassement au droit positif et contraignant.
Les principes des droits de l'Homme ont fait l'objet d'une Déclaration universelle adoptée le 10 décembre 1948 lors de l'Assemblée générale des Nations unies. Ils sont « comme  un idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction. » (Préambule de la Déclaration universelles de 1948)
Si les droits de l'Homme ont une prétention à l'universalité, par contre, les pouvoirs politiques sont insitués, eux, par les Etats. Ces Etats, dès lors, doivent placer ces droits comme fondements de leurs constitutions et continuent de faire l'objet d'un travail d'éducation. 

LA CÔTE D'IVOIRE ACTUALISE LA REGLEMENTATION DANS LES ECOLES 

lundi 26 mars 2012
Droits des enfants:
Le point focal de « l'Education aux Droits de l'Homme et à la Citoyenneté » (EDHC) du ministère de l'Education nationale, Dago Khady, a organisé ce mercredi 27 janvier dans la matinée dans un hôtel au Plateau, la cérémonie de remise officielle aux autorités administratives du Ministère de l'Education nationale, de l'arrêté actualisant la réglementation relative à l'interdiction des punitions physiques et humiliantes à l'encontre des élèves.
Le directeur de cabinet du ministre de l'Education nationale, Mme Essis Tomé, représentant Gibert Bleu-Lainé, a indiqué que les punitions physiques et humiliantes à l'encontre des élèves constituent l'une des causes des abandons scolaires du fait des traumatismes corporels, psychiques et sociaux qu'ils provoquent chez eux. Le Gouvernement ivoirien qui doit appliquer la politique de « l'Ecole pour tous » chère au Président de la République, devant les nombreux cas de violences en milieu scolaire,a jugé bon à travers le département de l'Education nationale, de se conformer aux engagements pris la Côte d'Ivoire dans la convention relative aux droits de l'enfant, en actualisant la réglementation en la matière dans les écoles ivoiriennes : «Désormais, par l'arrêté N°0075/MEN/DELC du 28 septembre 2009 portant interdiction des punitions corporelles et humiliantes à l'endroit des élèves des établissements scolaires de Côte d'Ivoire, il ne serait plus acceptable qu'un élève soit battu ou insulté. Loin d'être un texte répressif à l'encontre du personnel de l'Education nationale, cet arrêté est novateur en ce qu'il tient compte de deux des principaux éléments de la programmation basée sur les Droits de l'Enfant, à savoir l'intérêt supérieur de l'enfant et sa participation aux décisions le concernant ».

Le directeur de cabinet a situé les enjeux de cet arrêté pour les autorités administratives du Ministère de l'éducation nationale : « Cet arrêté vise un double objectif : il s'agit d'aider les différents acteurs à mieux assumer leurs rôles et fonctions d'une part et d'autre part,à les sensibiliser en vue d'obtenir leur implication dans la protection et la promotion des Droits de l'enfant et en particulier de l'élève » avant de relever que «  l'avènement de la nouvelle discipline dénommée «Education aux Droits de l'Homme et à la Citoyenneté » (EDHC) dont l'un des objets principaux est l'intégration de l'Education aux Droits de l'Homme dans le système éducatif ivoirien, est plus que salutaire, car il est admis que la connaissance de leurs droits par les élèves et le respect de ceux-ci par les éducateurs, contribuent à améliorer l'accès et la qualité de l'éducation ».
Mme Essis Tomé, directeur de cabinet du Ministre  Gilbert  Bleu-Lainé, en a appelé enfin au sens de la responsabilité des autorités administratives du Ministère de l'Education nationale : « La prise de cet arrêté par le Ministre de l'Education Nationale met fin à toutes les formes de punitions physiques et humiliantes dont souffrent malheureusement beaucoup de nos  enfants. L'école doit retrouver toutes ses lettres de noblesse en devenant un lieu convivial et attrayant. Mettez donc un point d'honneur à exécuter scrupuleusement cet arrêté pour le plus grand bien de nos enfants. Au nom du Ministre de l'Education Nationale, je vous demande de partager et de propager les dispositions contenues dans ce texte ».
Il faut signaler qu'en plus de l'ONG Save The Children qui a apporté une contribution précieuse au Ministère de l'Education nationale dans la lutte contre les violations faites aux enfants de façon générale et aux élèves de façon particulière, des Inspecteurs Généraux de l'Education nationale, des Directeurs centraux et des Chefs des Services rattachés, des membres du Service des Affaires juridiques, des directeurs régionaux de l'Education nationale, ont honoré de leur présence cette cérémonie officielle de la remise de l'arrêté portant interdiction des punitions physiques et humiliantes en milieu scolaire.

Franck A. Zagbayou zagbayou@fratmat.info

Côte d'Ivoire : Les droits de l'enfant ivoirien restent à la porte des prisons
Beaucoup d'enfants ont atterri dans le centre de sauvetage du Bice après un détour par le Centre d'observation des mineurs d'Abidjan, qui fait office de foyer éducatif fermé. Au bout de six mois, le juge ordonne généralement la relaxe des adolescents pris en charge par le Bice, ce qui évite un procès.
Quand le visiteur franchit la grille de la Maca, la maison d'arrêt et de correction d'Abidjan, il plonge dans un univers régi par la loi des détenus. Des prisonniers vendent des légumes ou des cigarettes dans la cour où chacun déambule à loisir. Des « procureurs » règlent les conflits sous le regard vigilant de « gardes du corps ». Des chefs de cellule comptent leurs effectifs. Devant chaque porte, patientent des « porteurs de clés ». Des « taxis », sorte de passeurs d'informations, multiplient les va-et-vient en direction des parloirs.
Et puis, tout en bas de l'échelle, on trouve les mineurs. Ils sont près de 80 au milieu des 4 000 adultes de la prison de la Maca, prévue à l'origine pour accueillir 1 500 personnes. Les jeunes de moins de 18 ans occupent trois cellules au sommet d'un escalier interminable où se bousculent les détenus. Dans une pièce aux allures de dortoirs, des adolescents somnolent sur des nattes étendues directement sur le béton. On y entre et sort librement : la séparation entre majeurs et mineurs recommandée par la loi ivoirienne et la Convention des droits de l'enfant n'est pas appliquée.
Dans un récipient s'entassent des morceaux d'igname. C'est le repas de plusieurs jours. « La ration moyenne d'un prisonnier ivoirien tourne autour des 1 000 calories par jour », précise Francis Turlotte, de l'ONG Prisonniers sans frontières, qui œuvre depuis 1995 à l'amélioration des conditions de vie dans les geôles d'Afrique. « Elle consiste le plus souvent en une bouillie de maïs, parfois du riz. » Une nourriture très insuffisante. « À la Maca, il faut avoir une fonction, commente un éducateur de l'établissement. Les adolescents jouent les domestiques. Ils se prostituent pour compléter leur alimentation. »

unicef :http://www.unicef.org/french/infobycountry/cotedivoire.html

L'Afrique est le continent le plus touché par le travail des enfants
, avec 41 % d'enfants de 5 à 14 ans au travail, soit 80 millions. C'est le pourcentage le plus élevé au monde. L'Afrique accumule un retard énorme au niveau de son développement. Si rien n'est fait ce chiffre devrait atteindre les 100 millions en 2015 !
De nombreuses raisons explique ce phénomène :
La pauvreté, "raison majeure et omniprésente" qui limite beaucoup les possibilités économiques et professionnelles dans les zones rurales et pousse les familles à recourir à tous les moyens d'accroître leurs maigres revenus.
Un accès à l'éducation insuffisant car les enfants sont arrachés plus fréquemment à la protection de leur famille parce qu'ils cherchent à s'instruire.
Ignorance, de la part des enfants et de leurs familles, des risques encourus.
La migration des adultes des villages vers les bidonvilles expose les enfants à de plus grands risques.
Une forte demande des employeurs qui veulent une main d'oeuvre bon marché et soumise, particulièrement dans le secteur informel.
La porosité des frontières.
Le désir des jeunes eux-mêmes qui veulent voyager et explorer.
Un engagement politique, une législation et des mécanismes judiciaires insuffisants face au trafic des enfants.
Le sida est un autre facteur aggravant dont il faut tenir compte dans de nombreux pays d'Afrique. Vu le grand nombre de chefs de familles morts du sida, les familles s'enfoncent de plus en plus dans la pauvreté et les responsabilités sont de plus en plus lourdes pour les survivants, particulièrement les enfants.
voir le site http://www.droitsenfant.com/travail_afrique.htm

C'est le Nigeria qui arrive en tête. C'est le pays le plus peuplé du continent africain. Selon l'Unicef, il compterait 12 millions d'enfants au travail. En Afrique du Sud, 400 000 enfants pauvres, non scolarisés issus des "township" (bidonvilles), seraient au travail (source : Réseau contre le travail des enfants). En Égypte les chiffres varient entre ½ millions (chiffres officiels) et 2 millions d'enfants travailleurs (selon des études locales).
unicef :http://www.unicef.org/french/infobycountry/cotedivoire.html

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LE FIDH SUR LES DECHETS TOXIQUES

La FIDH et ses organisations membres en Côte d'Ivoire, la Ligue Ivoirienne des Droits de l'Homme (LIDHO) et le Mouvement Ivoirien des Droits Humains (MIDH), seront particulièrement attentives à la décision que prendra la Cour suprême de Côte d'Ivoire le 8 février prochain espérant qu'elle agisse au bénéfice des victimes du déversement en août 2006 à Abidjan de déchets toxiques contenus dans le navire « Probo Koala », affrété par la société Trafigura. Ce déversement avait causé la mort de 16 personnes et intoxiqué des dizaines de milliers d'autres.
Pour rappel, le 23 septembre 2009, un tribunal britannique avait pris acte de l'accord intervenu le 20 septembre 2009 entre la société Trafigura et le cabinet Leigh Day & Co, qui représente près de 31 000 victimes ivoiriennes du déversement de déchets toxiques. L'accord prévoit le versement de 22,5 milliards de FCFA (33 millions d'Euros) d'indemnisation aux victimes. Tout en accueillant positivement une indemnisation pour les victimes, nos organisations avaient considéré que cet accord ne pouvait permettre à la société Trafigura de s'exonérer de ses responsabilités. [1]

Depuis cet accord, un imbroglio judiciaire en Côte d'Ivoire est venu retarder le versement de l'indemnisation aux victimes. Le 21 octobre 2009, M. Gohourou, Président de la Coordination nationale des victimes des déchets toxiques (CNVDT-CI), a obtenu la mise sous séquestre du compte bancaire sur lequel avaient été déposés les fonds devant être distribués aux victimes via le cabinet Leigh Day & co.
Un premier jugement, rendu par le tribunal de première instance d'Abidjan en novembre 2009, avait confirmé l'accord initialement prévu sur un versement des fonds aux victimes via le cabinet Leigh Day & Co. Mais, le 22 janvier 2010, la Cour d'appel a ordonné le déblocage des fonds et leur versement direct à la CNVDT-CI.
Le cabinet Leigh Day & Co s'est alors pourvu en cassation, alléguant qu'il lui revenait de reverser les fonds d'indemnisation aux victimes et dénonçant le fait que la CNVDT-CI ne représentait pas l'ensemble des victimes ayant conclu l'accord avec la société Trafigura. Ce pourvoi avait suspendu la décision de la Cour d'appel. la Cour suprême doit se prononcer sur la levée ou non de cette suspension avant même la décision au fond. Si la Cour suprême décide de lever les fonds en faveur de Monsieur Gohorou, cela signifiera que ce dernier aura de facto accès aux comptes bancaires.
Une telle décision serait une atteinte intolérable aux droits des victimes à obtenir réparation, sachant qu'aucune garantie n'a été donnée par la CNVDT-CI quant aux moyens de répartition et de distribution des fonds entre les victimes.
Nos organisations regrettent vivement cette bataille judiciaire qui retarde l'indemnisation accordée aux victimes et appellent la Cour suprême à prendre une décision au bénéfice de l'ensemble des victimes répertoriées [2], du drame humain, sanitaire et environnemental qui a touché la Côte d'Ivoire.
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DROITS DE L'HOMME COTE D'IVOIRE


Droit de l`homme en Côte d`Ivoire : L`ADPH forme les acteurs
jeudi 11 février 2010 - 
Le Goethe institut a servi de cadre e mardi 09 février dernier, au lancement officiel de la campagne nationale de plaidoyer et de lobbying en faveur des Droits de l'Homme en Côte d'Ivoire. Cette campagne initiée par l'Action de Protection des Droits de l'Homme (APDH) va s'étendre sur une période de 2 ans, à compter du mois de février dans 12 villes de l'intérieur du pays. Selon Me Hervé Gouaméné, président de l'APDH, l'objectif qui sous-tend ce programme est de renforcer les capacités des acteurs ivoiriens des Droits de l'Momme .Outre cela, il sera question pour les responsables de l'APDH de mettre en place un réseau de concertation et d'échanges pour l'acquisition d'une plate-forme active de ses acteurs, par la vulgarisation des Droits de l'Homme et surtout, de veiller à leur respect. Plusieurs autorités militantes des Droits de l'Homme ont pris part à ce panel. Le député Attéby Williams et le Dr Boga Sako Gervais, tous deux membres de la commission nationale des Droits de l'homme en Côte d'Ivoire ont animé une conférence sur le thème: "Quelles stratégies de lobbying et de plaidoyer en faveur des Droits de l'Homme en Côte d'ivoire? " Sur cette question, les conférenciers ont traité de la situation délétère des Droits de l'Homme en Côte d'Ivoire. Pour eux, la Côte d'Ivoire demeure encore un pays où les Droits de l'homme sont constamment violés du fait de la crise qu'elle a connu. C'est pourquoi ils ont proposé aux différentes structures de lutter pour que le pays se porte mieux sur cette question fondamentale. Pour Dr Boga Sako Gervais la Côte d'Ivoire ne se porterait mieux que si les rapports entre la société civile et l'Etat sont en harmonie. Et d'ajouter en interpellant ses compères militants des Droits de l'Homme au respect des autorités, à l'élaboration de propositions intéressantes face à une situation de violation des Droits de l'Homme. Il les a par ailleurs exhorter à la maîtrise du sujet et à avoir une bonne argumentation pour soutenir leurs propositions. Car, dira-t-il, ‘'c'est en cela qu'ils pourront convaincre les décideurs en vue de leur application''. Les conférenciers ont, en outre, recommandé aux acteurs des Droits de l'Homme d'oeuvrer davantage pour le respect de ces droits, des Droits en collaborant avec la société civile nationale et internationale capable d'influencer les décideurs par leurs actions.


Idrissa Konaté


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INFOS DU MOIS

Les droits de l'homme enseignés au primaire et au secondaire en 2011 http://fr.allafrica.com/stories/201001150863.html


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