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LES ORGANISMES DES DROITS DE L'HOMME AU CONGO

ORGANISME DROIT DE L'HOMME EN CONGO  vous pouvez voir aussi  la rubrique Ong droit de l'homme

la Déclaration universelle des droits de l'Homme
Ce sont des principes qui définissent les droits que chaque être humain détient du seul fait d'être un être humain. Certains diront qu'il s'agit de droits naturels, c'est-à-dire qu'ils ont pour seul fondement d'être inhérents à la nature humaine. Les droits de l'Homme sont dès lors universels, identiques pour tous et inaliénables. Ils sont l'apanage universel de tous les êtres humains sans exception… ils leurs collent à la peau. Ce ne sont pas des droits positifs, c'est-à-dire qu'ils ne sont pas juridiquement contraignants (ils ne font pas partie de l'arsenal législatif), cependant, ils doivent former un soubassement au droit positif et contraignant.
Les principes des droits de l'Homme ont fait l'objet d'une Déclaration universelle adoptée le 10 décembre 1948 lors de l'Assemblée générale des Nations unies. Ils sont « comme  un idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction. » (Préambule de la Déclaration universelles de 1948)
Si les droits de l'Homme ont une prétention à l'universalité, par contre, les pouvoirs politiques sont insitués, eux, par les Etats. Ces Etats, dès lors, doivent placer ces droits comme fondements de leurs constitutions et continuent de faire l'objet d'un travail d'éducation. 

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SITUATION HUMANITAIRE RDC 11 AOUT 2010 ACHA


situation humanitaire en République Démocratique du Congo
Note d'information à la presse, 11 août 2010

Province de l'Equateur
• Le Programme alimentaire mondiale (PAM) a signé un protocole d'accord avec l'ONG Caritas/Basankusu
pour apporter une assistance alimentaire à plus de 2 760 victimes des inondations dans le Territoire de
l'Equateur. Selon ces accords, les bénéficiaires recevront au total 69 tonnes métriques (TM) de vivres
pendant une période de 45 jours.
• Dans le District du Sud-Ubangi, le PAM a distribué 77 TM de vivres au profit de 9 000 personnes
déplacées internes dans les villages de Bozene, Boyazala, Kungu, Libenge et Zongo. Ces distributions se
font avec l'aide des ONG locales AVEP, FISH et MMFC. Par ailleurs, le PAM a commencé
l'enregistrement des déplacés internes qui sont retournés dans leurs villages d'origine dans la zone de
Dongo. Cet enregistrement concerne également les déplacés internes vivant dans les zones de Bokondji,
Motuba, Bomboma, Makingo et Lipoko. Les résultats pourront être disponibles à la fin de cette semaine.

Province du Katanga
• Le poliovirus sauvage (PVS) a été isolé dans les prélèvements sur un enfant souffrant d'une paralysie
flasque aiguë á Kalemie, à en croire les résultats des analyses médicales par l'Institut national de
recherche biomédicale (INRB). Les humanitaires craignent les risques épidémiques à cause du caractère
très contagieux de cette maladie. Une équipe mixte composée de l'Organisation mondiale de la santé
(OMS), du Programme élargi de vaccination (PEV), du Bureau central de la Zone de santé de Kalemie et
de l'ONG Médecins du Monde/France est descendue sur le terrain pour mener des investigations afin de
voir s'il y a d'autres cas suspects dans la communauté. En outre, des activités de sensibilisation
communautaire pour la vaccination continuent dans le quartier où réside l'enfant affecté. Une réponse est
envisagée très prochainement à travers l'organisation d'une campagne de vaccination dans la Zone de
santé de Kalemie et dans cinq autres zones de santé environnantes du pool Tanganyika.
• Après le retour d'environ 95% des personnes déplacées du Territoire de Malemba Nkulu qui avaient fui
les attaques du chef Maï-maï Mvwende en février dernier, le nombre total de personnes déplacées au
Katanga a significativement baissé allant de 22 031 en juin à 13 951 en juillet. Les personnes encore
déplacées se trouvent essentiellement dans le Territoire de Kalemie.
• Le 11ième convoi de rapatriement des réfugiés congolais en provenance de la Zambie a eu lieu le vendredi
6 août via Lubumbashi. Ce convoi était constitué de 12 familles d'un total de 28 rapatriés. Depuis le début
de cette année, 2 411 personnes ont été rapatriées de la Zambie dont 211 à destination de Lubumbashi.
• Le PAM poursuit l'assistance en vivres au profit des personnes déplacées vivant dans le District du
Tanganyika. Au courrant de cette semaine, le PAM en collaboration avec Caritas, a procédé à la
distribution de vivres à 758 déplacés en provenance du Sud-Kivu.

Province du Nord-Kivu
• Une équipe de réponse humanitaire de l'ONG Norvegian Refugee Council (NRC) qui a procédé à la
contre vérification des statistiques dans la localité de Cantine (Ouest de Beni), rapporte la présence dans
cette localité de 442 nouveaux ménages déplacés en provenance de la zone de Vurondo. Ces ménages
auraient fui des exactions qui y sont commises par des hommes armés.
• Le Comité des déplacés de Kamango (Territoire de Beni) rapporte que le nombre de ménages déplacés
vivant dans des familles d'accueil à Kamango s'élève à environ 400. Ces déplacés proviennent de la zone
de Kikingi et des localités qui sont situées sur l'axe Mbau – Kamango.
• L'accès humanitaire difficile suite à l'insécurité prive des centaines de personnes déplacées internes de
l'assistance dont elles ont grandement besoin. Dans la zone de Ngungu (Territoire de Masisi), près de 500
ménages déplacés dans la localité de Mativo et plus de 1000 autres ménages dans la localité de
Remera/Ufamando sont sans assistance à cause de l'insécurité provoquée par des hommes armés.
• Le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a rapatrié 136 réfugiés rwandais à partir
de Goma. Depuis le début de cette année, 4 607 réfugiés rwandais ont été rapatriés via le chef-lieu de la
Province du Nord-Kivu.

Province Orientale
• L'ONG Action contre la faim (ACF/USA) lance un nouveau programme de sécurité alimentaire en faveur
des populations déplacées et des communautés d'accueil dans les Zones de santé de Poko et de Dingila
grâce à un financement de l'Agence espagnole pour la coopération internationale (AECI). ACF distribuera
en tout 2 700 kits agricoles des vivres en faveur des ménages déplacés et ménages d'accueil, 1 000 kits
agricoles maraîchers au profit des ménages ayant au moins un enfant malnutri, 16 kits agricoles pour la
multiplication de semences et boutures en faveur de 320 ménages, 500 kits de pêche en faveur des
ménages de pêcheurs déplacés et d'accueil et, enfin, 4 kits d'élevage communautaire de caprins au profit
de 4 associations de femmes.
• Le PAM, en collaboration avec les ONG nationales ADSSE et CARITAS, a distribué environ 114 000 TM
de vivres à 6 908 personnes (déplacées, retournées et familles d'accueil) durant la semaine du 26 au 31
juillet 2010 dans les sites de Ndedu et de Napedi au sud de Dungu.
• Selon le Comité des déplacés de Ariwara, 36 ménages déplacés seraient arrivés dans cette localité
depuis fin juillet. Le comité indique que ces déplacés viennent du Territoire de Faradje où ils ont fui des
exactions des rebelles de l'Armée de résistance du seigneur (LRA) visant principalement les jeunes et les
moyens de subsistance.
• Le RRMP Ituri a identifié 226 nouveaux ménages déplacés à Boga dans le sud du Territoire d'Irumu. Tous
ces déplacés sont originaires de la localité Eringeti, située au nord de la Province du Nord-Kivu et ont fui
les affrontements entre les FARDC et les éléments ADF / Nalu.
• L'ONG LWF, partenaire du HCR, poursuit la construction des abris en faveur des déplacés à Dungu. Au
total 50 abris ont été construits en faveur des personnes ayant des besoins spécifiques (extrêmes
vulnérabilités), 200 abris ont été réhabilités et 720 kits d'urgence ont été distribués aux bénéficiaires.

Province du Sud-Kivu
• Plus de 600 ménages déplacés sont arrivés cette semaine à Shabunda Centre, dont 250 au cours des
dernières vingt-quatre heures. Depuis le 2 août, les Forces démocratiques de libération du Rwanda
(FDLR) ont perpétré plusieurs attaques dans plusieurs localités au centre du Territoire de Shabunda. Plus
de 800 maisons ont été incendiées dans les localités de Chateka, Kazegama, Lumba, Makese, Ndese et
Tchombi. Il est également fait mention des pillages systématiques. Des éléments FDLR somment les
petits commerçants à payer de l'argent et les creuseurs de donner 6 grammes d'or pour être libérés.
Ceux qui ne s'exécutent pas sont tabassés ou emportés dans la forêt. La présence des déplacés en
provenance de Ndese et Lumba est aussi signalée à Katchungu, Lugungu et Lulungu. Ceux de Kazegama
et Kegele se seraient rendus vers Byangama. D'autres personnes se seraient réfugiées dans la brousse
non loin des villages incendiés, selon des sources humanitaires.
• Le Gouvernement allemand et Caritas Allemagne viennent d'octroyer une aide de 400 000 euros à Caritas
RDC en vue d'assister 5 320 ménages retournés dans le Territoire de Fizi. Il s'agit des ménages ayant fui
les affrontements entre les Forces armées de la RDC et les Mayi-Mayi Yakutumba au mois d'avril dernier.
L'aide octroyé va permettre l'achat des articles non alimentaires en faveur des populations retournées.
Selon les rapports humanitaires, environ 95% des populations déplacées ont déjà regagné leur milieu
d'origine. Le rétablissement de la sécurité avait permis d'effectuer une mission conjointe d'évaluation qui
avait révélé des besoins en articles non alimentaires, en semences agricoles, outils aratoires et en soins
médicaux.
• A Bukavu, le HCR a rapatrié 41 réfugiés rwandais. Depuis le début de cette année, 1 818 réfugiés
rwandais ont été rapatriés via Bukavu.

Pour toute information complémentaire, veuillez contacter :
Médard Lobota, Chargé des Affaires Humanitaires Associé, Tél. +243 99 290 66 33, lobota@un.org
Stefania Trassari, Chargée de l'information publique et plaidoyer adjointe, Tél. +243 992906637, trassari@un.org
Sylvestre Ntumba Mudingayi, Chargé de l'Information Publique adjoint, Tél. : +243 998845386, ntumbamudingayi@un.org
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120 000 REFUGIES CONGOLAIS EN DANGER


Cent vingt mille réfugiés congolais en danger par Laura Adolphe
Massés sur les rives de l'Oubangui, leur protection n'est pas garantie La violence dans la province de l'Equateur en République démocratique du Congo fait encore des victimes par centaines, aggravant davantage le flux de réfugiés vers les pays voisins. Les 120 000 rescapés, qui ont fui depuis novembre en République du Congo et en Centrafrique, sont encore en danger car les ONG n'ont pas accès à beaucoup d'entre eux. L'urgence est de leur garantir une protection.

La situation se dégrade. Environ 120 000 réfugiés congolais ont fui la province de l'Equateur (RDC) pour se masser sur près de 500 kilomètres le long du fleuve Oubangui, où la situation humanitaire est des plus préoccupante. Les autorités du Congo-Brazzaville et le Centrafrique les ont appelé à rentrer dans leurs villages d'origine. Mais ils considèrent que les conditions de sécurité n'y sont pas suffisantes. D'après des récits récoltés par Médecins Sans Frontières (MSF), les réfugiés se sentent, par contre, relativement en sécurité en République du Congo. L'exode a commencé après l'attaque de la ville de Dongo le 28 octobre, dans la région de l'Equateur. Les violences ont éclaté entre les tribus Enyele (Lobala) et Muzaya qui se disputent le contrôle d'un étang poissonneux. Une deuxième vague de départs, massive et mieux organisée, est survenue fin décembre, lorsque Kinshasa, qui entre-temps a repris le contrôle de Dongo, a annoncé son intention de rétablir l'ordre coûte que coûte.
Les besoins des réfugiés qui ont fui la violence dans la province de l'Equateur, et qui sont maintenant en République du Congo (107 000 [1]) et en République Centrafricaine (15 à 17 000), sont « énormes », a déclaré le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), lors d'une rencontre avec MSF à Genève le 8 janvier. « La situation des réfugiés varie. Certains ont trouvé refuge dans des structures politiques, certains ont construit leur propre logement, d'autres n'ont rien et vivent dans la rue », a affirmé ce matin lors d'une conférence de presse organisée à Paris, Laurent Sury, responsable adjoint des programmes d'urgence de MSF en RDC.

Une enquête sur la mortalité
1700 personnes sur une population de 40 500, interrogées par MSF, sont décédées de mort violente. Telle est la conclusion de l'enquête menée par le centre épidémiologique Epicentre entre le 17 et le 25 décembre dans cinq villages du district de Bétou, en République du Congo. 946 familles réfugiées, soit une sur sept, ont été interrogées. Les chefs de famille ont répondu à une série de questions posées pour mieux appréhender leurs conditions de vie. « Plus de 4% de la population prise en compte par l'enquête a été victime d'une mort violente entre le 28 octobre et le décembre 2009. La majorité des décès a eu lieu pendant une courte période, entre le 28 octobre et le 3 novembre », a déclaré aujourd'hui l'auteur de l'enquête, Axelle Ransse. Les principales victimes sont les hommes (60%) et les enfants de moins de 15 ans (25%). Ils ont été attaqués par arme blanche ou par balle.

Un manque d'organisation
En raison de la venue en plusieurs vagues des réfugiés, l'aide internationale est arrivée tardivement. Ainsi, MSF a installé 16 cliniques le long de la rivière Oubangui et prévoit de distribuer gratuitement des ustensiles (moustiquaires, bâches). « L'atout pour nous, c'est l'hospitalité des gens du Congo qui reçoivent les réfugiés à bras ouverts. La population locale aide énormément et contribue à éviter une catastrophe majeure pour le moment », assure Laurent Sury.
Mais les besoins essentiels ne sont pas encore couverts malgré la mise en place d'une assistance, notamment alimentaire, des Nations Unies. L'accès aux soins des réfugiés est très limité à cause d'un manque de structures médicales, du coût de l'assistance et de l'inaccessibilité de certaines zones.
Médecins Sans Frontières condamne la lenteur mise par le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) pour agir. « Ce sont de vrais réfugiés qui fuient une vraie guerre ! », rappelle Marie Pierre Allie, présidente de Médecins Sans Frontières. L'urgence est de protéger les réfugiés et de leur redonner une dignité.

MSF, l'une des rares organisations humanitaires présentes, qui dispense aux milliers de déplacés des soins chirurgicaux, des traitements contre la malnutrition, des soins psychologiques et des soins médicaux de base, a exhorté les ONG à agir en renforçant leur présence dans les zones rurales les plus touchées par cette extrême violence. L'augmentation de la violence a obligé MSF à suspendre son programme de traitement de la maladie du sommeil, une maladie mortelle. L'Ituri, une région devenue plus calme ces dernières années, a été le théâtre d'un regain de violences et de tensions entre les Forces de résistance patriotique de l'Ituri (FRPI) et les FARDC, provoquant le déplacement de 50 000 personnes. MSF est la seule ONG présente dans la région à apporter des secours.
Dans les autres régions, le système de santé national reste dans un piètre état et laisse de nombreux Congolais exposés aux maladies. Au cours de l'année qui s'est écoulée, les équipes de MSF ont continué à dispenser des soins de santé gratuits et ont répondu à des épidémies d'Ébola, de choléra et de rougeole. Dans tout le pays, les équipes de MSF ont vacciné plus de 500 000 enfants contre la rougeole en 2009.

CONGO CRISE HUMANITAIRE 3.5M ON DEJA PERI

Congo-Kinshasa : Crise humanitaire grave empirant au Congo oriental, où 3.5m ont déjà péri

Washington, C.C – la violence continue au Congo oriental, où les groupes rebelles se sont opposés avec des soldats de la paix des Nations Unies et des forces de gouvernement, en violation des accords de paix signés en 2003, représentant. Ed Royce (la R-Californie) a dit jeudi à un sous-comité de Chambre sur l'audition de l'Afrique.
Le pacte de paix a été basé sur l'accord de Lusaka de 1999, qui a réclamé des négociations politiques d'inter-Congolais, désarmement des rebelles hutus rwandais présents au Congo et la normalisation de la sécurité de frontière.
Cette agitation a perpétué les conditions humanitaires les plus graves qui ont puisque le génocide rwandais a éclaté il y a dix ans, Royce existé ont dit. 3.5 millions de Congolais environ, principalement dans l'est, ont péri au cours des six environ des dernières années dus à la famine et à la maladie guerre-connexes. .
L'intervention du Rwanda à Bukavu, Congo oriental, en soutenant les forces rebelles dans la région, menace la possibilité pour la paix, Royce a indiqué. Les Nations Unies ont libéré une évidence de citation de jeudi de rapport que le Rwanda a cassé l'embargo sur les armes en fournissant des rebelles des bras et des munitions.

Dees instruit, dirigeant aîné de programme pour l'Afrique à la dotation nationale pour la démocratie, a appelé l'échec humanitaire au Congo semblable à la crise dans Darfur, Soudan. En termes humanitaires, au-dessus du long terme, le Congo représente une plus grande crise humanitaire parce que plus de personnes ont été déplacées, plus de personnes ont été tués, et vous avez le potentiel d'atteindre un autre niveau de violence au Congo, il a dit.
Les Etats-Unis travaillent étroitement avec les Nations Unies et les alliés dans la région pour arrêter la violence, ont dit la baie Newman, secrétaire d'état de Constance auxiliaire pour des affaires africaines. Newman a rendu compte du progrès du MONUC, la mission de l'ONU la force de maintien de la paix du Congo. Le MONUC est l'une des plus grandes opérations de maintien de la paix de l'ONU en existence, mais ce n'est pas une force importante quand on la considère que le transporteur est égal dans la taille aux Etats-Unis à l'est du Mississippi, a dit.
Gareth Evans, le président international de Crisis Group, réclamé le doublement des troupes du MONUC, la capacité améliorée technique et d'intelligence, et un plus large mandat afin de renforcer le potentiel du MONUC.
Newman a dit que le mandat du MONUC a été augmenté pour inclure aider le gouvernement de transition dans le transporteur, travaillant vers désarmer et démobiliser les rebelles rwandais de Hutu dans le transporteur et l'assistance aux préparations pour les élections qui ont été programmées pour 2005. La violence récente a mis en question la capacité du gouvernement de courir les élections programmées avec succès.

Le métier de Bukavu a causé une coupure dans des efforts humanitaires au Congo oriental, Newman a dit, mais avec l'armée nationale maintenant dans la commande de Bukavu, la plupart des travailleurs humanitaires sont retournés et les services ont repris. .
Représentant. Donald Payne (D-Nouveau Jersey) a remis en cause le témoignage de Newman qui, la situation dans le transporteur demeure très sérieuse, mais les conditions requises essentielles pour un règlement pacifique sont in place. Avec l'exploitation en uranium illégale, le clair-découpage des forêts tropicales, et la violation pure des accords de paix par les Rwandais, Payne ont indiqué que la situation a semblé beaucoup moins pleine d'espoir que le témoignage de Newman suggéré. Nous avons besoin de solutions, il a dit.
Payne et Royce ont identifié le Rwanda comme après avoir été violé les accords de paix afin d'obtenir l'accès à la richesse normale du transporteur. Ce conflit est conduit par l'exploitation de ressource naturelle, Royce a indiqué. Le U.N. et d'autres rapports ont identifié le Rwanda et d'autres pays en tant qu'intérêts commerciaux illicites considérables de maintien dans le transporteur. Quels sont les États-Unis et l'U.N. faisant pour décourager cette bousculade pour des ressources ? ‘.
Newman a dit que les États-Unis faisaient tout effort de juger des parties responsables. Le mauvais comportement ne va pas être récompensé par la communauté internationale, elle a dit. Les gens exprimeront l'action forte contre la violation de l'accord de paix. .

La transition dans le transporteur n'est pas irréversible, et les événements récents ont montré comment facilement le processus peut être déraillé, les conséquences dont devrait être évident à n'importe qui qui follwed l'histoire des 10 dernières années dans la région de Great Lakes de l'Afrique, dit Evan. Elle est dans l'intérêt des Etats-Unis de favoriser la paix et la stabilité en Afrique, mais ceci ne peut pas être réalisé s'il y a conflit et d'instabilité continus au coeur du continent. 
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DES PRISONNIERES MEURENT DE FAIM DANS UNE PRISON CONGO

lundi 26 mars 2012
Des prisonniers meurent de faim dans une prison congolaise
08/01/2010
En deux mois, dix-sept prisonniers, sont mort de faim dans la prison de Bunia. L'équipe MSF travaillant dans cette ville du district oriental de l'Ituri en République Démocratique du Congo, vient d'intervenir dans la prison en décembre pour mettre fin à cette tragédie. La prison est un vieux bâtiment en délabrement qui est entourée de fils barbelés. C'est l'unique prison en Ituri et elle est prévue seulement pour une centaine de détenus. Maintenant, plus 540 détenus y sont entassés. Moins d'un tiers d'entre eux ont vu le juge. Non seulement la prison est dans un état lamentable mais, plus grave, jusqu'à ces derniers jours, la faim y tenaillait les entrailles de nombreux prisonniers, jusqu'à ce qu'ils en meurent.
Lorsque MSF a proposé aux autorités une action pour mettre un terme à cette situation, les autorités ont rapidement accepté. De fait depuis les premiers jours de décembre, début de l'intervention, on ne déplore plus aucun décès. Il reste néanmoins encore beaucoup à faire au plan médical et sanitaire pour les 540 personnes actuellement incarcérées.

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OBSERVATOIRE CONGOLAIS DES DROIT DE L'HOMME

OBSERVATOIRE CONGOLAIS DES DROITS DE L'HOMME
Cette note de position permet à l'Observatoire congolais des droits de l'Homme (OCDH) de donner son point de vue sur la situation qui prévaut dans le département du Pool après l'arrivée du Pasteur Ntumi à Brazzaville en décembre dernier. Elle a trois objectifs spécifiques. Il s'agit d'exiger au Gouvernement :
Premièrement, de garantir la sécurité des biens et des personnes dans le département du Pool et de mettre fin à l'impunité dont jouissent les miliciens Ninjas, auteurs et commanditaires d'actes de torture, de viols et d'assassinats ;
Deuxièmement, de mettre en œuvre un programme conséquent de désarmement, démobilisation et réinsertion des ex-combattants du Pool et subséquemment, redéployer les services de l'Etat dans toutes les localités tenues par les chefs de bandes Ninjas.
Troisièmement, de prendre les dispositions qui s'imposent pour que la circonscription de Mindouli 1 ait un représentant qui siège à l'assemblée nationale.
L'Observatoire Congolais des Droits de l'Homme (OCDH) et la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l'Homme (FIDH) rendront public le mardi 28 avril 1998 leur rapport conjoint sur la situation des droits de l'Homme au Congo-Brazzaville de janvier 1997 à mars 1998. http://www.fidh.org/ENTRE-ARBITRAIRE-ET-IMPUNITE-LES-DROITS-DE-L

LIGUE DES DROITS DE LA PERSONNE REGIONS DES GRANDS LAC

La LDGL, Ligue des Droits de la personne dans la région des Grands Lacs
est une organisation régionale créée en mai 1993 et constituée aujourd'hui par 27 organisations membres opérant au Burundi, en République Démocratique du Congo et au Rwanda et jouissant d'une renommée attestée dans le monde des ONGs dans la sous-région des Grands et dont le champs d'action couvre pratiquement tous les domaines d'intervention de la société civile. Mission
La LDGL a pour mission de ''défendre et de promouvoir les droits de l'homme et les libertés fondamentales en particulier dans les pays de la région des Grands Lacs''. Objectifs

Pour remplir sa mission, la Ligue se fixe les objectifs suivants :
Favoriser la collaboration entre les associations de défense et de promotion des droits de la personne et des libertés fondamentales de la région des Grands Lacs ;
·Promouvoir le cadre déontologique des actions menées par les Ligues et Associations membres dans le domaine des droits de la personne et de la démocratie ;
·Concevoir des stratégies communes pour garantir la jouissance des droits fondamentaux et des libertés publiques ;
Œuvrer pour le rapprochement des peuples de la région au de-là de toutes les barrières notamment frontalières, ethniques ou tribales, socio- confessionnelles ;
·Constituer un cadre d'échanges et de soutien mutuel entre les associations membres.
·Œuvrer pour l'émergence des Etats de droit dans la région des Grands Lacs.

Stratégies
Pour atteindre ces objectifs, la Ligue devra notamment :
·Collaborer étroitement avec d'autres associations et organismes nationaux, régionaux et internationaux ayant les mêmes objectifs ;
·Faire des plaidoyers auprès des gouvernements en vue du respect des conventions régionales et internationales relatives aux droits de la personne ; ·Dénoncer les différents cas de violations des droits et des libertés de la personne ; ·Mener des investigations relatives aux droits de la personne et formuler des recommandations ; ·Organiser des sessions notamment d'échanges d'expérience, de formation et d'évaluation des activités ; ·Organiser et assurer, dans la mesure du possible, une assistance juridique adéquate aux associations et personnes lésées ; ·Produire et diffuser des publications relatives à sa mission.

Organisations membres
·Action pour l'Education aux Droits (AED) · Centre de Formation et de Promotion des Droits de l'Homme (CFPD-Goma) · Centre pour les droits de l'homme/ Lubumbashi· Conseil Régional des Organisations non Gouvernementales de Développementdu Sud/Kivu (CRONGD/Sud-Kivu) ·Conseil Régional des Organisations non Gouvernementales de Développementdu Nord/Kivu (CRONGD/Nord-Kivu)· Conseil national des Organisations non Gouvernementales de Développementdu Congo CRONG/Kinshasa) ·Commission Diocésaine Justice et Paix / Goma (CDJP/Goma) ·Commission Diocésaine Justice et Paix / Bukavu (CDJP/Bukavu) ·Commission Justice et Paix et Sauvegarde de la Création ·Groupe d'Appui - Conseils aux Réalisations pour le Développement endogène(GRACE)· Haki za Binadamu-Maniema(Association de Défense des Droits de l'Homme) ·Héritiers de la Justice (Service des Eglises Protestantes pour les DroitsHumains et la Paix)· Travail sur terrain (TST)· Université libre des pays des Grands Lacs (ULPGL)

Situation institutionnelle http://www.etat.sciencespobordeaux.fr/institutionnel/congo.html#Institutions%20politiques

ORGANISATION MONDIALE CONTRE LA TORTURE

Réseau mondial de lutte contre la torture et autres violations des droits de l'Homme
21 janvier 2010
L'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'Homme, programme conjoint de l'Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et de la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH), a reçu de nouvelles informations et vous prie d'intervenir de toute urgence sur la situation suivante en République démocratique du Congo (RDC).
Nouvelles informations :
L'Observatoire a été informé par la Voix des sans-voix pour les droits de l'Homme (VSV) et l'Association africaine des droits de l'Homme (ASADHO) de la libération provisoire des quinze paysans des villages de Kongo et Tshiende, dans le Bas-Congo, arrêtés suite à leur participation à une manifestation pacifique visant à défendre leurs droits environnementaux contre la pollution récurrente de leurs terres et rivières de la part de l'entreprise pétrolière PERENCO-MIOC suite à l'enfouissement, notamment, de déchets toxiques à proximités des villages de Kongo et Tshiende par PERENCO-MIOC.
Selon les informations reçues, le 7 janvier 2010, vers 16 heures, MM. Loka Makuiza, Kuebo Edouard, Mabedo Mabedo, Diangu Kakudu, Tshikokolo Sibu, Tshikokolo Njimbi, Nzau Mateka, Mualangu Phaka, Nsamvu Sasulu, Kadioto Nsamu, Nzinga Tshitunda, Bendo Balu, Nzau Njimbi, Buela Bembe et Lakula Bueya ont bénéficié d'une libération provisoire, après avoir payé chacun une caution de 20 000 francs congolais (environ 20 dollars américains).
L'Observatoire se félicite de la libération de MM. Loka Makuiza, Kuebo Edouard, Mabedo Mabedo, Diangu Kakudu, Tshikokolo Sibu, Tshikokolo Njimbi, Nzau Mateka, Mualangu Phaka, Nsamvu Sasulu, Kadioto Nsamu, Nzinga Tshitunda, Bendo Balu, Nzau Njimbi, Buela Bembe et Lakula Bueya et remercie toutes les personnes, organisations et institutions qui sont intervenues en leur faveur. Cependant, l'Observatoire rappelle que ces personnes restent actuellement poursuivies pour « rébellion ».

Rappel des faits :
Le 15 décembre 2009, seize paysans ont organisé un sit-in pacifique devant le terminal pétrolier de PERENCO-MIOC à Mibale, situé à moins d'un kilomètre des villages de Kongo et Tshiende afin de dénoncer la violation de leurs droits environnementaux[1], et ce après en avoir informé les autorités locales, conformément à l'article 26 de la Constitution de la République démocratique du Congo qui garantit la liberté de manifestation pacifique. Les paysans avaient sollicité en vain à plusieurs reprises de pouvoir rencontrer le directeur général de PERENCO-MIOC.
Lors de ce sit-in, la police est intervenue, sur les ordres du vice-gouverneur, M. Deo Nkusu, et du maire de Boma, Mme Marie-Josée Niongo Nsuami, afin de procéder à l'arrestation à Muanda de MM. Loka Makuiza, Kuebo Edouard, Mabedo Mabedo, Diangu Kakudu, Tshikokolo Sibu, Tshikokolo Njimbi, Nzau Mateka, Phoba Mayuma Pablo, Mualangu Phaka, Nsamvu Sasulu, Kadioto Nsamu, Nzinga Tshitunda, Bendo Balu, Nzau Njimbi, Buela Bembe et Lakula Bueya.
Le 16 décembre 2009, ces seize personnes ont été transférées à la prison de la ville de Boma, où elle ont d'abord été détenues au cachot de la police pendant 24 heures avant d'être acheminées à la prison centrale de Boma sur décision du Parquet. Lors de leur transfert à Boma, elles ont été ligotées deux à deux par la police.
Le 31 décembre 2009, M. Phoba Mayuma Pablo a bénéficié d'une libération provisoire pour raisons médicales, en échange d'une caution de 62 000 francs congolais (environ 68 $).

Actions requises :
L'Observatoire vous prie de bien vouloir écrire aux autorités congolaises en leur demandant de :
1. Garantir en toutes circonstances l'intégrité physique et psychologique de MM. Loka Makuiza, Kuebo Edouard, Mabedo Mabedo, Diangu Kakudu, Tshikokolo Sibu, Tshikokolo Njimbi, Nzau Mateka, Phoba Mayuma, Mualangu Phaka, Nsamvu Sasulu, Kadioto Nsamu, Nzinga Tshitunda, Bendo Balu, Nzau Njimbi, Buela Bembe et Lakula Bueya et de l'ensemble des défenseurs des droits de l'Homme congolais ;
  2. Mettre un terme à toute forme de harcèlement, y compris judiciaire, à leur encontre ainsi qu'à celle de tous les défenseurs des droits de l'Homme en RDC, afin qu'ils puissent exercer leur profession et mener leur activité de défense des droits de l'Homme librement et sans entrave ;
  3. Se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l'Homme, adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998, et plus particulièrement à son article 1 qui stipule que “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d'autres, de promouvoir la protection et la réalisation de tous les droits de l'Homme et de toutes les libertés fondamentales aux niveaux national et international” et son article 12.2 qui prévoit que “l'Etat prend toutes les mesures nécessaires pour assurer que les autorités compétentes protègent toute personne, individuellement ou en association avec d'autres, de toute violence, menace, représailles, discrimination de facto ou de jure, pression ou autre action arbitraire dans le cadre de l'exercice légitime des droits visés dans la présente Déclaration”;
  4. Plus généralement, se conformer aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l'Homme et instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l'Homme ratifiés par la RDC.

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CENTRE DES DROITS DE L'HOMME ET DU DROITS HUMANITAIRES AU CONGO

Organisation Non Gouvernementale de promotion et défense des droits et libertés fondamentales de la personne humaine
basée en République Démocratique du Congo, Province du Katanga, ville de Lubumbashi, le Centre des Droits de l'Homme et du droit humanitaire (CDH) est une association sans but lucratif de droit congolais dirigé,  sous la coordination d'un Conseil d'Administration, par un Comité Directeur appuyé par un personnel d'appoint.
    * Fondé le 05 janvier 1993 à l'occasion de la proclamation par l'Assemblée Générale des Nations Unies de l'année 1993, Année Internationale des Droits de l'Homme,  le CDH  compte plusieurs catégories de membres. Il réunit aussi dans ses rangs, sur une base volontariste, tous ceux et celles qui se sentent interpellés pour défendre et promouvoir les droits et les libertés fondamentales de la personne humaine.
    * Par la dénonciation des violations des droits de l'homme et de toutes formes d'injustice ainsi que la lutte contre contre l'impunité , le CDH axe ses actions sur la promotion et la défense des droits civils et politiques,  des droits économiques, sociaux et culturels, des droits à la paix et à un environnement sain, des droits spécifiques de la femme et de l'enfant, droits et libertés garantis par les instruments juridiques internationaux et régionaux relatifs aux droits de l'homme ratifiés par la République Démocratique du Congo, pierre angulaire de l'émergence d'un Etat de droit.

1. Sensibilisation sur les droits et libertés fondamentaux
          * La sensibilisation de la population sur ses droits et libertés fondamentaux ainsi que sur ses devoirs à travers des audiences à son siège, des conférences, des séminaires et ateliers, des émissions radio et télédiffusées, des journées de réflexion;
2. Capacitation des défenseurs des droits de l'homme
          * La formation (capacitation) des défenseurs ou militants des droits de l'homme et des acteurs du mouvement démocratique;
3. Monitoring et campagnes
          * Le monitoring des atteintes aux droits de l'homme;
          * Les campagnes d'actions urgentes pour des défenseurs des droits de l'homme en danger;
          * Les enquêtes sur les cas des droits humains;
4. Communication et lobbying
          * La rédaction des communiqués de presse, des rapports et des lettres de protestation sur les cas des violations des droits de l'homme;
5.  Assistance juridique aux victimes
          * L'assistance juridique gratuite aux victimes des violations des droits de l'homme et l'assistance judiciaire selon les cas;

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MSF EVOQUE LA CONVENTION DE VIENNE

Les Fardc mettent la main sur 6 Fdlr protégés par Msf
Kinshasa, 20/03/2010
Le Msf qui évoque la Convention de Vienne dénonce le comportement de l'armée congolaise. Les Fardc font valoir le caractère réfractaire des Fdlr au processus DDRRR.

Le capitaine Olivier Hamuli des Fardc est convaincu que les éléments que l'armée congolaise est allée arracher à l'hôpital où ils étaient sous la protection de l'Ong Médecins sans frontières (Msf), sont des Fdlr. Le Msf qui évoque la Convention de Vienne dénonce le comportement de l'armée congolaise pour cause que ces blessés avaient droit à la protection.
Le capitaine Hamuli, sans mettre en cause la Convention de Vienne, fait comprendre que les Fdlr sont réfractaires au processus DDRRR. Dans le cadre de l'opération « Amani Leo », les Fardc ont mission de traquer tous ceux qui refusent de se faire désarmer en vue d'une réinsertion après rapatriement.
Plus grave, le capitaine des Fardc fait savoir que Msf trompait l'opinion en présentant ces combattants comme des Congolais. En termes clairs, Msf ne voulait pas que l'on sache que ces blessés étaient des Fdlr. Il avait fallu que les Fardc, par des services congolais, mènent des enquêtes pour que la vraie identité de ces gens soit connue. Alors que Msf parle de 4 blessés, le capitaine Olivier Hamuli avance le nombre de six dont un ex-Far et quatre dépendants.
A propos de la Convention de Vienne, il serait malencontreux de l'évoquer lorsqu'on sait que les blessés retirés de l'hôpital de Fizi, sont actuellement admis à l'hôpital militaire de Bukavu. L'agitation de Msf apparaît donc comme une façon d'extérioriser sa mauvaise conscience. Lorsqu'on est pris en flagrant délit, le mieux à faire serait de se taire. On sait que les Ong internationales n'acceptent jamais leur tort.

Elles sont toujours à la recherche de la dérobade. La meilleure façon de le faire pour elles, c'est de charger la Rdc, son armée et ses institutions. Ainsi, pour ne pas être accusé de complicité avec les Fdlr, un groupe terroriste reconnu comme tel, Msf accuse les Fardc de violer la Convention de Vienne.

Msf décrit la scène de ce qu'il appelle « enlèvement » dans radiookapi.net : « Les éléments de l'armée congolaise sont arrivés à l'hôpital et ont pris de force 4 personnes. Malgré la présence de notre équipe qui a essayé de parlementer et qui a essayé de faire comprendre à ces militaires que c'était contre tous les principes militaires, c'était bafouer les règles les plus élémentaires et malgré tout ce qu'on a pu faire, ces quatre personnes ont été emmenées de force par les troupes gouvernementales. C'était un civil, 2 Maï-Maï et 1 FDLR. Ils avaient été blessés par balle. On a quitté cet hôpital mais on y est retourné depuis mercredi ».
La question qui revient à l'esprit est celle de savoir pour quelle raison Msf n'avait-il pas révélé la vraie identité de ces blessés avant d'exiger qu'on leur applique les prescrits de la Convention de Vienne ? Les termes du communiqué de Msf tendant à la dramatisation de l'affaire sont choisis pour le besoin de la cause. « Médecins Sans Frontières-Espagne, MSF, déplore l'enlèvement par les FARDC des 4 blessés qui bénéficiaient des soins médicaux d'urgence fournis par l'une de ses équipes chirurgicales dans un hôpital des hauts plateaux de Fizi dans le village de Katanga le 11 mars ».
Si Msf ne se reprochait rien, il devrait mentionner dans l'attaque de ce communiqué l'identité de ces blessés. Il parle de blessés sans précisions dans le seul but de présenter les Fardc comme une armée qui est capable de soustraire un pauvre blessé de l'hôpital où il est admis pour des soins. Cette campagne de diabolisation des Fardc n'est pas une première à l'Est de la Rdc où les Ong compatissent aux souffrances des victimes congolaises de la guerre tout en jouant au copain-copain avec ceux qui font la guerre aux Congolais.

A propos, encore une fois de la fameuse Convention de Vienne, très peu ont exigé son application à Guantanamo, en Irak et en Afghanistan. En termes clairs, on se pose la question de savoir si les Usa, les troupes alliées en Afghanistan sont prêts à laisser sous la protection d'une Ong des combattants talibans ou de Al Qu'Aïda au nom de la Convention de Vienne ? Se muant en donneur de leçon alors qu'il devrait rougir d'avoir menti en dissimulant la vraie identité des blessés, Msf évoque la Convention de Vienne en ce qui concerne la sécurité des blessés et des équipes médicales.
Et pourtant, dans un cas comme dans un autre, rien n'a été violé. Les blessés qui ont été retirés des mains de Msf qui les faisait passer pour des Congolais alors qu'il s'agissait des Fdlr, n'ont nullement été insécurisés. Car, rien ne dit que la sécurité ne pouvait leur être garantie que dans l'hôpital de Fizi. Le capitaine Olivier Hamuli est très clair à ce sujet. En réaction à l'agitation de Msf, le porte-parole du programme « Amani leo » a fait savoir que les blessés en question « sont bien traités dans une institution médicale de Bukavu où la hiérarchie militaire a décidé de les faire soigner ».

Ainsi donc, en amenant ces blessés à l'hôpital militaire de Bukavu où, après la guérison ils seront soumis au programme DDRRR, les Fardc ont posé un acte salutaire pour la paix dans la région. Car, cela sécurise toute la région des Grands Lacs. Par contre, si on les laissait sous la protection de Msf, il est vrai qu'on ne saurait pas ce qu'ils deviendront après la guérison.
Il est fort possible qu'ils rentrent en forêt et redeviennent un problème d'insécurité pour la Rdc. En ce qui concerne les équipes médicales, sauf évocation gratuite de leur cas, elles n'ont nullement été inquiétées par les Fardc qui ne se sont intéressées qu'aux Fdlr et ex-Far. Il nous revient qu'après cet acte des Fardc, le Msf a placé la barre très haut en quittant l'hôpital de Fizi. On ne sait pas comment qualifier cela si ce n'est pas un chantage.
Moralité : la Rdc n'a jamais eu de bonheur avec les Ong dont les responsables ont une curieuse façon de comprendre le problème congolais en ce qui concerne la guerre à l'Est. Certaines Ong ont tort de croire qu'il s'agirait d'un simple malentendu entre les Fardc et les Fdlr. Elles n'hésitent donc pas à les loger sous la même enseigne. Il faut donc, chaque fois que les circonstances l'exigent, démontrer à ces Ong que la Rdc est en difficulté dans sa partie Est, mais ne renoncera jamais à sa souveraineté.
Joachim Diana G./L'Avenir

INFOS DU MOIS

République démocratique du Congo : situation humanitaire préoccupante dans les Kivus http://www.cicr.org/Web/fre/sitefre0.nsf/html/congo-kinshasa-update-270109

Violations des droits de l'homme: l'Union pour la Nation réclame un TPI pour la RD Congo
Le Phare - 8 octobre 2010
Après la publication officielle du rapport du Haut commissariat des Nations unies aux droits de l'homme sur les violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire en République démocratique du Congo, dit Rapport Mapping, des voies s'élèvent pour réclamer des sanctions contre les auteurs et leurs complices.
Parmi les réactions, il y a celle de l'UN (Union pour la Nation) qui exige l'institution le plus rapidement possible d'un TPI (Tribunal Pénal International) pour la Rdc.
« Tout en félicitant le Haut commissariat des Nations aux droits de l'homme de n'avoir pas cédé aux menaces de certains Etats cités dans ce rapport, l'Union pour la Nation demande à l'ONU de ne pas se limiter à la publication dudit rapport, mais de tout mettre en œuvre pour instituer le plus rapidement possible un Tribunal pénal international pour la Rdc afin que les auteurs et les complices de ces crimes graves soient sanctionnés de façon rigoureuse pour que cessent l'impunité et la prime à la violence dans notre pays ».
De même, ce regroupement politique demande au gouvernement congolais de s'impliquer dans le processus d'installation de ce tribunal dans un bref délai. Elle exige que soient publiées les noms des firmes étrangères ayant contribué et entretenu la guerre en Rdc pour qu'elles répondent, elles aussi, de leurs actes.
Par ailleurs, tout en déplorant les incidents malheureux survenus le mercredi 29 septembre qui ont conduit à l'arrestation de l'auteur de jet de pierres sur le cortège présidentiel, suivie de sa mort, l'UN s'associe à d'autres organisations pour exiger une enquête afin d'élucider les circonstances du décès de Armand Tungulu.
Enfin, Clément Kanku et son mouvement déplorent l'instrumentalisation de la justice au profit des individus et regroupements politiques. Notamment dans le cas du député Martin Mukonkole dont la détention continue malgré la demande de l'Assemblée nationale en faveur de sa relaxation. Le même constat amer a été fait pour la paralysie des activités de l'assemblée provinciale de Kinshasa, tout comme les tergiversations pour le démarrage du procès de l'assassinat de Floribert Chebeya et la disparition de son chauffeur Fidèle Bazana.


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