ORGANISME DROIT DE L'HOMME BURKINA FASO vous pouvez voir aussi la rubrique Ong droit de l'homme
la Déclaration universelle des droits de l'Homme Ce sont des principes qui définissent les droits que chaque être humain détient du seul fait d'être un être humain. Certains diront qu'il s'agit de droits naturels, c'est-à-dire qu'ils ont pour seul fondement d'être inhérents à la nature humaine. Les droits de l'Homme sont dès lors universels, identiques pour tous et inaliénables. Ils sont l'apanage universel de tous les êtres humains sans exception… ils leurs collent à la peau. Ce ne sont pas des droits positifs, c'est-à-dire qu'ils ne sont pas juridiquement contraignants (ils ne font pas partie de l'arsenal législatif), cependant, ils doivent former un soubassement au droit positif et contraignant. Les principes des droits de l'Homme ont fait l'objet d'une Déclaration universelle adoptée le 10 décembre 1948 lors de l'Assemblée générale des Nations unies. Ils sont « comme un idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction. » (Préambule de la Déclaration universelles de 1948) Si les droits de l'Homme ont une prétention à l'universalité, par contre, les pouvoirs politiques sont insitués, eux, par les Etats. Ces Etats, dès lors, doivent placer ces droits comme fondements de leurs constitutions et continuent de faire l'objet d'un travail d'éducation.   DROITS DE L'HOMME LE FIDH FAIT LE POINT 2009 AU BURKINA Droits de l'homme au Burkina : La FIDH fait le point dimanche 1er mars 2009 La Fédération internationale des ligues de droits de l'homme a achevé sa mission au Burkina, dans le cadre de son plaidoyer en faveur de l'abolition de la peine de mort. Elle a organisé une conférence de presse le 26 mars 2009 à Ouagadougou pour faire le point de ses actions pendant ces cinq jours. Pour sa présidente Souhayr BELHASSEN l'espoir est permis avec le pays des hommes intègres qui l'un des pays ayant ratifié le plus de conventions internationales. La Fédération internationale des ligues de droits de l'homme veut l'abolition pure et simple de la peine de mort. C'est dans ce cadre que son premier responsable, la tunisienne Souhayr BELHASSEN a effectué une mission de cinq jours au Burkina. Accompagnée par le président du Mouvement burkinabé des droits de l'homme et des peuples (MBDHP), Monsieur Chrisogome ZOUGMORE, elle a rencontré les plus hautes autorités politiques du pays des hommes intègres lors de son séjour dont le chef de l'Etat Blaise COMPAORE.
Avec le président du Faso, il a été questions des exactions sommaires dont les forces de l'ordre s'étaient rendues coupables il y a quelques années ainsi que la tendance de plus en plus grande de la société burkinabé à vouloir se rendre justice elle-même. Ce qui dénote de son manque de confiance vis-à-vis de la justice. En tant que premier magistrat du pays, Blaise COMPAORE a été prié par la FIDH afin que tous soient égaux devant la justice comme le stipule la déclaration universelle des droits de l'homme. Les failles du processus électoral au pays du « facilitateur » ne sont pas également pour soigner l'image du pays. Ce que la porte-voix des sans voix n'a pas manqué de signaler lors de son tête-à-tête avec le président du Faso. L'épineux dossier Norbert ZONGO, comme il fallait s'y attendre, est lui aussi revenu sur la table de discussion. Une fois de plus Blaise COMPAORE a affirmé que le dossier est en justice et n'attend que des éléments nouveaux pour sa réouverture. Il n'est donc pas clos, a-t-il déclaré. Mais la plupart du temps a été consacrée à la question de l'abolition de la peine de mort. Sur cette question, un projet de loi doit bientôt passer à l'Assemblée nationale pour examen à en croire les dires de la présidente de la Fédération internationale des ligues de droits de l'homme. C'est donc sur une note d'espoir que la présidente de la FIDH achève sa visite au pays de Halidou OUEDRAOGO, ex président du MBDHP à qui elle n'a pas manqué de rendre hommage. Elle a rendu hommage au Mouvement burkinabé des droits de l'homme et des peuples qui a célébré ses 20ans dans ce mois de Février. Autres personnalités politiques que Madame BELHASSEN a rencontrées, ce sont le président de l'Assemblée nationale, Roch Marc Christian KABORE, la ministre burkinabé de la promotion des droits humains, Salamata SAWADOGO. Les responsables de la société civile n'étaient pas non plus en marge de cette visite de la patronne de la FIDH.
La toute première femme à occuper ce poste a également mis à profit son séjour pour visiter la Maison d'arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO). Sa plus grande déception semble venir de ce qu'elle a vu dans cette maison carcérale. Sa capacité est largement dépassée. Le bloc central de la prison qui est censé accueillir 400 prisonniers compte aujourd'hui environs 1600 âmes. Ce que madame BELHASSEN a qualifié d'inconcevable et d'inacceptable. « Ce que j'ai vu est bouleversant et absolument indigne de l'être humain », s'est-elle indignée. « On ne peut parler de développement en ayant des conditions carcérales aussi inhumaines », a-t-elle ajouté. Malgré tout, l'espoir est permis car le premier responsable du Burkina semble avoir rassuré en affirmant qu'il veillera personnellement à l'accélération de la construction d'une deuxième prison d'une capacité de 400 prisonniers pour la capitale. Le travail de la FIDH étant la discussion, l'information, la dénonciation et la négociation pour l'avancement de la démocratie et de la justice à l'échelle du monde entier, elle a souhaité la ratification du second protocole facultatif du traité de Rome visant l'abolition de la peine de mort. Le Burkina a fait des avancées mais beaucoup reste encore à faire a-t-on pu entendre lors de cette conférence de presse. Et on a pu surtout retenir cette phrase de cette rencontre de la présidente : « on fera bouger les choses ». Avant de conclure, les représentants de la FIDH ont annoncé le lancement de la campagne « l'Afrique pour les droits des femmes » à partir du 08 Mars prochain.
SOURCE http://www.lefaso.net/
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  CHARTE ONU SUR LES ORGANES FONDES ET LES TRAITES AU BURKINALe Burkina Faso et les Organes fondés sur la Charte et les Organes de traités Les organes chargés des droits de l'homme Le système des Nations Unies pour la promotion et la protection des droits de l'homme comporte deux types d'organismes : les organes de la Charte des Nations Unies, dont le Conseil des droits de l'homme, et les organes créés au nom des traités internationaux des droits de l'homme. La plupart de ces organes bénéficient des services de secrétariat du Département des traités et de la commission du Haut-Commissariat aux droits de l'homme (HCDH).
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  MOUVEMENT BURKINABE DES DROITS DE L'HOMME ET DES PEUPLES MBDHPLe MBDHP Mouvement Burkinabé des droits de l'Homme et des peuples est une ONG non gouvernementale créee le 19 Février1989 la mission et le rôle du MBDHP il se fixe comme mission, la promotion la protection et la défense des droits fondamentaux et des libertés individuelles et collective de la personne humaine dont les principes sont énoncés dans la déclaration universelle des droits de l'Homme de 1948 dans la charte africaine des droits de l'Homme et des peuples de 1981
Revue de Presse sur les droits humains au Burkina La charte africaine des droits et du bien-être de l'enfant, en son article 6 dispose que : * Tout enfant a droit à un nom dès sa naissance ; * Tout enfant est enregistré immédiatement après sa naissance ; * Tout enfant a le droit d'acquérir une nationalité ; Si l'enregistrement des enfants dès leur naissance est un fait pratiquement acquis dans les pays développés, très peu de pays en développement, en revanche, ont pris la mesure de son importance. La situation varie cependant d'un pays à l'autre. Au Burkina Faso, selon les statistiques du ministère de la justice, à peine 20% des naissances font effectivement l'objet d'une déclaration conformément à la loi. Ainsi, de nombreux enfants se trouvent dépourvus du premier document juridique qui conditionne leur vie de citoyens. Cette situation est malheureusement préjudiciable à plus d'un titre.
SANS ACTE DE NAISSANCE, pas d'existence officielle. Loin d'être une simple formalité, l'enregistrement de la naissance engage au contraire toute la vie future de l'enfant, puisqu'il représente la reconnaissance juridique de son existence. Sans acte de naissance, l'enfant se trouve privé de certains droits fondamentaux, tel que celui d'avoir une nationalité. L'enfant qui n'a pas d'acte de naissance n'est pas enregistré à l'état civil et risque de connaître de multiples obstacles à chaque étapes de son existence : ce document est indispensable pour être inscrit à l'école, pour voyager, passer les examens et concours etc. Parmi les causes de ce sous enregistrement, il y a bien sûr le manque de moyens et de technologie moderne à la mise en place d'un système efficace d'état civil et l'insuffisance de personnel qualifié. A la difficulté des populations éloignées à se rendre jusqu'aux bureau de l'administration, s'ajoute souvent l'ignorance, par manque d'information et de sensibilisation. Pourtant, le droit à une nationalité a été reconnu et proclamé dans les accords internationaux, dont la convention relative aux droits de l'enfant. Cette convention, en vigueur depuis 1990 et ratifiée par presque tous les pays du monde, stipule en son article 7 que « l'enfant est enregistré aussitôt à sa naissance ».Il reste cependant beaucoup de chemin à parcourir pour que ce droit devienne pour tous une réalité.
UNE POLITIQUE D'ETABLISSEMENT DE JUGEMENTS SUPPLETIFS D'ACTE DE NAISSANCE AU BURKINA FASO Au termes de l'article 106 du code des personnes et de la famille (CPF), toute naissance survenue sur le territoire burkinabé doit faire l'objet d'une déclaration à l'officier d'état civil du lieu de naissance dans les deux mois à compter du jour de la naissance. Partant du constat que bon nombre de citoyens burkinabé ne disposent pas d'un extrait de naissance et ne peuvent de ce faire exercer leurs droits civiques, le ministère de la Promotion des droits humains, en collaboration avec le ministère de la justice et avec le soutien financier de l'œuvre suisse d'entraide ouvrière (OSEO), a entrepris l'organisation d'une opération d'établissement de jugements supplétifs d'acte de naissance. Cette opération, dénommée « opération JSAN » dont le lancement a eu lieu en novembre 2003 à Loumbila par Madame Monique ILBOUDO, Ministre de la Promotion des droits humains, a pour objectif général de doter tous les citoyens qui ne disposent pas d'acte de naissance, de jugements supplétifs en tenant lieu. Les résultats attendus sont, entre autres, la réalisation de la condition minimale de jouissance des droits fondamentaux du plus grand nombre de citoyens et leur participation aisée à la vie politique ainsi qu'une plus grande facilité d'accès aux services publics. La première phase pilote de l'opération qui a concerné les provinces d' Oubritenga et du Kourittenga a eu lieu de janvier à mars 2004. L'objectif à terme, vise à couvrir le territoire national afin de permettre à tous les citoyens de jouir pleinement des droits qui leur sont reconnus, facilitant ainsi l'accès à l'éducation, la santé et les services publics en général. Le bilan de cette première opération s'est fait le 10 mai dernier pour la province du Kourittenga et le 14 du même mois pour l' Oubritenga , en présence de tous les acteurs impliqués dans cette phase pilote. Il s'agissait pour la délégation du ministère de la Promotion des droits humains, conduite par Madame Myriam KONSIMBO de recueillir les difficultés et contraintes constatées au cours de l'opération, en vue d'améliorer les prochaines campagnes d'établissement de jugements supplétifs d'actes de naissance. Le MPDH forme les communicateurs Premier du genre depuis l'institution en juillet du MPDH par le gouvernement Yonli II, cette rencontre de travail et de réflexion avec les acteurs des médias vise deux objectifs essentiels. D'une part, elle veut un cadre d'information sur certaines violations des droits humains du fait des médias. D'autre part, elle s'est voulu un cadre de recherche de moyens pour la protection efficace des droits humains à travers et par les médias. L'occasion était donc belle pour instaurer une passerelle d'échanges avec les communicateurs en vue de créer les conditions d'une meilleure participation des médias à l'information et à la sensibilisation des populations sur les droits humains. Pendant 2 jours, une cinquantaine de participants issus du MPDH, du ministère de l'information (CSI), des médias publics et privés, ont eu droit à des communications sur la liberté de la presse, les rapports entre la régulation, l'auto-régulation et les droits humains ainsi que sur la responsabilité sociale du journaliste. Les débats sur ces 3 sujets et les ateliers de réflexion ont permis de tracer des sillons d'information et de communication en vue d'une meilleure contribution des médias au processus de la promotion et de la protection des droits humains. Des témoignages et exemples ont également permis aux participants de prendre conscience de certains dérapages préjudiciables aux droits des citoyens. L'objectif essentiel du séminaire étant selon la ministre de la Promotion des droits humains, de « dégager un véritable consensus entre, d'une part, les acteurs oeuvrant dans le domaine de la communication et, d'autre part, les acteurs oeuvrant dans le domaine des droits humains ». Il ne reste plus maintenant qu'à attendre de « voir cette collaboration se concrétiser dans les prochains jours à travers des actions permanentes et efficaces » a souhaité Mme Ilboudo à la fin de ses travaux. DROITS HUMAINS
Les médias appelés à jouer un rôle pédagogique « Quelle place et quel rôle les médias peuvent-ils jouer dans cette construction de l'Etat de droit, particulièrement dans un contexte où 80% de la population est analphabète ? ». Les participants du présent séminaire devraient être à mesure de répondre à cette question. Pour Monique Ilboudo, ministre de Promotion des droits humains, au Burkina Faso, la grande majorité des citoyens ignore le sens et le contenu des droits qui leur sont reconnus par les textes et ne peuvent aisément en revendiquer le respect et encore moins exiger la réparation des préjudices subis du fait de violations de leurs droits juridiquement protégés. Cette situation n'est pas seulement due à l'analphabétisme, mais aussi à l'introduction d'une nouvelle vision qui fait prendre conscience de la primauté des aspirations et du bien-être individuels, et remet en, cause certaines pratiques antérieures, a-t-elle poursuivi. Les médias ont un rôle pédagogique à jouer. Ils peuvent constituer un puissant moyen d'information et d'éducation, d'où l'importance du séminaire. Organisé par le ministère de la Promotion des droits humains, cette rencontre doit également définir les formes et les conditions de la participation des médias à l'atteinte des objectifs que le ministère de la Promotion des droits humains s'est fixa. Le séminaire a été financé par l'ambassade Royale du Danemark. Il prendra fin aujourd'hui dans la soirée.
Adresse : 01, BP 2055, Ouagadougou,01 situé en zone commerciale Pays : Burkina Faso Téléphone : =226650313150 Télécopie : =22650313228 Langues de travail : Français Vous trouverez la possibilité d'adhérer à NDH à la fin de ce site.
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  SITUATION INSTITUTIONNELLE DU BURKINA FASOsituation institutionnelle
Processus démocratique A la différence de plusieurs pays africains, le processus démocratique en cours au Burkina Faso comporte de profondes racines historiques. Certes, de 1960 à 1966, la Première République s'est distinguée par un régime présidentialiste dirigé par Maurice Yaméogo qui s'appuie sur un parti unique, l'Union Démocratique Voltaïque-Rassemblement Démocratique Africain (UDV-RDA) ; et de 1966 à 1970, le pays a connu un régime d'exception dirigé par le lieutenant-colonel Sangoulé Lamizana. Cependant, le 14 juin 1970 une nouvelle Constitution est adoptée par référendum. Celle-ci consacre un régime parlementaire ‘‘rationalisé'' avec toutefois une emprise des militaires sur le pouvoir. Des élections législatives concurrentielles (7 partis en lice) sont organisées en décembre 1970, pour la première fois depuis 1959. Elles sont remportées par l'ancien parti unique qui obtient 37 sièges, les 20 sièges restant se répartissant entre trois autres formations. Mais la majorité parlementaire est profondément divisée et le travail parlementaire et gouvernemental paralysé par les luttes de factions, alors qu'une terrible sécheresse s'abat sur le pays en 1974. Prenant prétexte des divisions de la classe politique, de l'exaspération de l'opinion, du climat social et politique délétère, les militaires interrompent le processus démocratique en mettant fin au régime constitutionnel de la Deuxième République en février 1974.
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  ASSOCIATION DES FEMMES JURISTE DU BURKINA FASOL'Association des Femmes Juristes du Burkina Faso (AFJ/BF) a été créée en novembre 1993 par un groupe de femmes juristes désireuses de lutter pour la promotion du droit et contre toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes.
Aujourd'hui, l'association réunit 126 juristes burkinabé. Elle est ouverte aux femmes diplômées en droit, exerçant ou ayant exercé une profession juridique ou étudiantes en droit. Elle admet également des membres associés et des membres honoraires (hommes diplômés en droit, étudiants, associations…) et est affiliée à la Fédération des Juristes Africaines ainsi qu'à d'autres réseaux d'associations tels que WILDAF/BF, RECIF-ONG et le REN-LAC. Le bureau de l'association est composé de sept membres. Hormis trois salariés (le coordinateur, une secrétaire et un agent de liaison), l'association est uniquement composée de bénévoles. La justice au service de la femme.
Les objectifs sont les suivants : * Être au service de la femme et de la famille en particulier, et du peuple burkinabé en général. * Faire connaître et promouvoir tous les droits de la femme et de la famille par l'information et la sensibilisation. Les chefs religieux et coutumiers sont généralement impliqués dans les campagnes d'information. Les femmes y apprennent quels sont leurs droits et comment elles peuvent se défendre. L'association prône le dialogue au sein des familles avant toute action juridique. * Étudier la législation nationale et internationale en direction des femmes et de la famille et suggérer aux autorités politiques différentes actions en faveur de la femme. * Assister la femme dans la défense de ses droits et acquis. * Contribuer à tous les efforts déployés par la femme afin d'arriver à l'égalité de traitement devant l'emploi et de favoriser l'accès de la femme à toutes les carrières. * Contribuer à l'élaboration, à la reformulation et à la vulgarisation des textes juridiques. * Former et sensibiliser toutes les couches sociales sur les Droits de la Femme. Ainsi, des séances de sensibilisation de trois jours sont fréquemment organisées. À l'issue de ces séminaires, un "point focal" chargé d'assurer le suivi de la formation est mis en place.
Information, vulgarisation du droit, sensibilisation* L'AFJ/BF a mis en place fin 2004 deux grands projets, avec l'aide de deux partenaires importants : le FAED, le Fonds d'Appui à l'Etat de Droit, organisme européen, et l'UNFPA, Fonds des Nations Unies pour l'Aide aux Populations. L'association a dispensé des formations à des praticiens du droit sur les textes favorables aux droits des femmes dans sept provinces du Burkina Faso. Un deuxième projet consiste en des formations et sensibilisations accompagnées de débats d'infirmiers et de chefs coutumiers sur les droits des femmes en matière de sexualité et de reproduction, et ce dans trois grandes régions du pays : l'est, le centre et le Sahel En outre, l'association opère au niveau des établissements scolaires, collèges et lycées du Kadiogo, en proposant des formations sur les droits de la femme et de l'enfant à travers des conférences et des débats dans les établissements. L'association a également contribué à traduire des modules d'explication du Code des Personnes et de la Famille en langues nationales et organise des émissions à la radio et à la télévision sur des thèmes qui concernent les droits des femmes en matière de succession, de mariage, de divorce et de reproduction. En effet, toutes les femmes ne savent pas par exemple qu'elles peuvent prendre la pilule contraceptive sans l'accord du mari. C'est contre cette ignorance des droits des femmes que l'AFJ entend lutter. Elle a mis en place un centre d'écoute et de conseils juridiques ouvert à toutes, où des professionnels conseillent les femmes et accompagnent leurs démarches auprès de la justice. En 2007, l'AFJ/BF s'est concentrée sur le domaine foncier en effectuant des recherches auprès des populations rurales : l'association a mis en place un réseau qui lutte pour que les femmes aient accès à la terre. En effet, la tradition ne leur permet pas toujours d'y avoir accès alors que la loi le permet ; les femmes demeurent dans le domaine familial et peuvent tout perdre en cas de divorce ou de décès du mari. Ainsi, l'AFJ/BF se bat pour qu'elles puissent être propriétaires et une politique nationale de sécurisation foncière a été adoptée en octobre 2007. Ces textes expliquent dans quelles conditions la terre est exploitable et tâchent de réguler l'attribution des périmètres aménagés. Pour que leur application soit efficace, il faut que l'AFJ/BF et d'autres associations plaident auprès des chefs coutumiers, souvent gardiens de la tradition.
Actions auprès du pouvoir politique L'association lutte depuis 2007 pour l'adoption d'une loi de quotas qui prévoirait que 30% des postes électifs ou nominatifs de la fonction publique soient réservés aux femmes, mettant pour cela en place un réseau de lobbying et de plaidoyers. Mais l'AFJ a conscience que les mentalités sont dans ce domaine lentes à évoluer : il n'est pas rare qu'un responsable politique important quitte un parti qui a bien positionné une femme sur une liste électorale, et les femmes sont encore très minoritaires à l'Assemblée Nationale. Le protocole de la Charte Africaine relatif aux droits de la femme qui a été ratifié en 2006, notamment grâce aux plaidoyers menés par l'association, prévoit lui la parité dans le long terme, mais ce protocole est loin d'être appliqué au Burkina. En effet, si la législation évolue peu à peu dans un sens favorable aux femmes, les lois tardent à être appliquées, se heurtant aux coutumes et aux traditions misogynes. C'est pourquoi l'AFJ lutte pour une meilleure application des textes favorables aux femmes. Les femmes aujourd'hui osent de plus en plus aller vers la police ou la justice en cas de litiges, mais sont encore contraintes par des lourdeurs administratives et financières. Ainsi, l'AFJ milite pour l'application d'un texte qui prévoit une assistance judiciaire et financière aux femmes qui n'ont pas les moyens d'entreprendre des poursuites juridiques. L'association compte créer un centre d'écoute pour les femmes et des journées portes ouvertes pendant la Journée de la Femme, le 8 mars. Même si les mentalités évoluent et que les femmes ont moins peur d'aller devant la justice, certains préjugés restent tenaces au sein de la population : Mme Aglaé Gouba Da nous confie que l'association est considérée par certains hommes comme "fabriquant des révoltées" et "brisant des ménages". De plus, bien que les lois soient favorables aux droits de la femme et que le code de la famille soit très élaboré, le poids socio-culturel de la tradition est souvent trop important. Même quand les femmes obtiennent gain de cause elles rencontrent des difficultés pour l'exécution des décisions. L'AFJ s'attache donc à les suivre jusqu'au bout.
Projets * Parrainage de jeunes filles, lycéennes et étudiantes, afin de les inciter à poursuivre leurs études * Mise en place d'une aide financière aux femmes qui n'ont pas les moyens d'entamer une procédure devant la justice * Défense du projet sur la loi foncière afin de favoriser l'accès des femmes à la terre * Défense du projet de loi sur les quotas en milieu professionnel * Formations sur l'usage de la contraception et les droits sexuels, avec du personnel médical et des responsables religieux
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  FEDERATION INTERNATIONALE DROIT DE L'HOMMELa FIDH est une organisation non-gouvernementale fédérative dont la vocation est d'agir concrètement pour le respect de tous les droits humains. Elle s'appuie sur la Déclaration universelle des droits de l'Homme et sur les autres instruments internationaux de protection de ces droits. La FIDH a été créée en 1922 par quelques ligues de défense des droits humains. Elle en fédère aujourd'hui 155 dans 100 États. Elle coordonne et soutient les actions de ses ligues et leur apporte un relais sur le plan international. La FIDH et les ligues qui en sont membres sont non-partisanes, non-confessionnelles et indépendantes de tout gouvernement. Leur vocation est généraliste : elles défendent tous les droits humains, les droits civils et politiques, indissociables des droits économiques, sociaux et culturels. Elles agissent au quotidien, dans leur pays, afin de lutter contre les violations des libertés et des droits fondamentaux.
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  DROITS DE L'HOMME ET LUTTE CONTRE LA PAUVRETE AU BURKINADroits de l'Homme et lutte contre la pauvreté au Burkina : Les préoccupations du docteur Ervé Daboné jeudi 7 février 2008.
C'est le 18 décembre de l'année dernière que Ervé Daboné a présenté à l'université de Nantes sa thèse de doctorat en droit. "Droits de l'homme et lutte contre la pauvreté au Burkina Faso", c'est le thème pertinent et d'actualité sur lequel l'homme a réfléchi. Il a également débouché sur des propositions concrètes à même d'intéresser toutes les institutions et personnes physiques engagées dans ce combat titanesque. Cette thèse dont nous vous proposons un résumé, de par sa qualité, s'est vue décerner la mention très honorable. Situé au cœur de l'Afrique de l'Ouest, le Burkina Faso est classé parmi les pays les moins avancés et les plus pauvres de la planète. Malgré des efforts d'ajustement structurel initiés sous la houlette des institutions financières internationales depuis plus d'une décennie, la pauvreté connaît une ascension vertigineuse au « pays des hommes intègres ». La proportion des pauvres était estimée à 46,4% selon les statistiques de 2004. Le Burkina avait pourtant bien appliqué les directives de la communauté financière internationale, lesquelles visaient à promouvoir la croissance économique sur la base de l'initiative privée et du désengagement de l'Etat des secteurs économiques productifs. Paradoxalement, la croissance du taux de pauvreté a pris le pas sur celle de l'économie et du bien-être des populations, créant des situations de précarité et de misère dans la presque totalité de la population, notamment dans les zones rurales. La détérioration des conditions de vie des ménages est en constante évolution, laissant des stigmates profondes dans le quotidien des Burkinabè : incapacité de bien se nourrir, de se soigner, d'instruire les enfants, de se loger décemment. En somme, il y a une incapacité de vivre dignement.
Le Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSSLP) Pour réduire la pauvreté galopante, des propositions ont été faites au gouvernement burkinabè par les institutions de Bretton Woods après leur assemblée d'automne 1999. Il s'agissait de définir une nouvelle approche, laissant l'initiative à chaque pays de concevoir des stratégies appropriées tenant compte de ses caractéristiques spécifiques pour réduire la pauvreté. Dans cette optique, le Burkina Faso a élaboré et adopté courant l'année 2000 différents axes de lutte contre la pauvreté contenus dans un document-cadre appelé "Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté » (CSLP). Ce programme de réduction de la pauvreté est en expérimentation depuis maintenant sept ans. Supposé être un cadre de référence pour favoriser la croissance, ce document a dégagé quatre axes à promouvoir pour combattre la pauvreté : la croissance, l'accès aux services sociaux de base, la création d'emploi et la bonne gouvernance. Outre le fait qu'il n'existe pas de législation spécifique favorable aux pauvres au Burkina, le CSLP n'offre pas de garantie suffisante pour la promotion et la protection des droits économiques, sociaux et culturels. Cette lacune illustre le manque de synergie entre ce programme de lutte contre la pauvreté et la protection des droits humains.
L'approche intégrée des droits humains et de la lutte contre la pauvreté amorce une orientation dynamique de la réflexion vers des questions de valeurs. L'idée est de considérer que les politiques de lutte contre la pauvreté doivent se conformer aux valeurs qui fondent la société, en l'occurrence, le respect de la dignité humaine, et partant, la solidarité. Cette dignité qui est le dénominateur commun de tous les hommes mérite une protection contre les pires formes d'avilissement que sont la pauvreté et la misère avec leurs cortèges d'effets collatéraux (maladie, analphabétisme, insécurité). Ceci étant, la protection contre la pauvreté et la solidarité obéissent tant à des principes d'ordre moral que juridique dans la mesure où plusieurs instruments juridiques ont appréhendé la question. Il conviendra dans ce cas de s'interroger en définitive, sur une éventuelle imputabilité de l'approfondissement de la pauvreté étant entendu que plusieurs acteurs étatiques ou non, ont d'une certaine manière failli à leurs missions. L'enjeu sera certainement de savoir comment conjuguer une telle responsabilité dans le schéma actuel du droit national burkinabè et du droit international. La mise en œuvre des droits économiques, sociaux et culturels requiert l'engagement effectif de tous les acteurs au développement. Dès lors, la contre-performance, qu'elle provienne des organes de l'Etat burkinabè ou qu'elle résulte des programmes expérimentés par les institutions financières internationales, devra être judicieusement évaluée dans ses causes et conséquences afin de situer les responsabilités de chaque institution. Face à l'inertie de la procédure judiciaire classique à l'heure actuelle en ce qui concerne la responsabilité des Etats et des institutions financières internationales (Banque mondiale et FMI notamment), il appartient donc au citoyen burkinabè, à la société civile et à l'opposition politique parlementaire d'user des voies administratives, juridictionnelles et politiques telles que prévues par la Constitution et les lois en vigueur pour exiger la mise en œuvre effective des droits violés. Ce processus est certes émaillé d'embûches, mais l'important est de toucher les mentalités. Il est évident que le succès du développement et de l'éradication de la pauvreté au Burkina dépend aussi des facteurs externes, hors de la portée de l'Etat et des populations pauvres. Ce sont : la mondialisation et son mode de gouvernement, la dette extérieure, la place des institutions internationales et la nécessité « d'une gestion globale » équitable du commerce international et l'exigence des voies de développement alternatives.
Rompre avec les modèles économiques importés Notre constat est que le CSLP est une prolongation des PAS. Il contient les mêmes conditionnalités puisque l'octroi des fonds de l'initiative pays pauvre très endetté (PPTE) demeure tributaire des performances en termes de stabilisation, de privatisation et de libéralisation. En d'autres termes, l'Etat doit engager une politique de rigueur budgétaire et de désengagement pour continuer à bénéficier des allégements de sa dette et partant pour financer les programmes sociaux prioritaires. Dans ce cas, quelles seront finalement les marges de manœuvre de l'Etat burkinabè dans l'accomplissement des politiques sociales susceptibles de réduire la pauvreté ? Quelle est la capacité réelle du CSLP à résorber la dynamique de la pauvreté au Burkina ? L'expérience burkinabè apparaît en définitive comme un témoignage édifiant sur la faillite du modèle de développement importé trop centré sur les sociétés occidentales. En effet, ces théories extérieures de développement ont été élaborées selon une problématique de changement social enraciné dans les trajectoires spécifiques des sociétés occidentales qui revendiquent le monopole de la modernité. Dans cette perspective, l'arrimage sur le modèle occidental est présenté comme une nécessité. Or, la seule approche financière ou monétaire du développement n'est pas suffisante pour remédier à la pauvreté au Burkina où le vrai pauvre est parfois identifié à celui qui n'a pas de parenté ou de terre cultivable. Et comme les schémas d'analyse classiques s'avèrent inadaptés, ne faudrait-il pas recourir à d'autres alternatives plus ancrées dans la dynamique interne de la société burkinabè ?
La lutte contre la pauvreté devrait s'inscrire, à notre avis, dans une politique endogène de développement conçue par l'Etat burkinabè. A cet effet, il faudra rompre avec les modèles économiques importés qui enracinent la pauvreté pour promouvoir un développement participatif, inclusif et démocratique. Cette stratégie originale de développement devra s'appuyer sur les valeurs socioculturelles du pays pour promouvoir le secteur agro-pastoral et instaurer une politique de protection sociale des populations. Ainsi, grâce à une revalorisation de la coopération internationale et une redynamisation des politiques d'intégration régionale encadrées dans un partenariat économique et technique multilatéral responsable, l'Etat burkinabè pourrait effectivement garantir de meilleures conditions de vie et de travail à sa population.
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  PARLEMENT DES ENFANTS DU BURKINA FASOParlement des enfants du Burkina Faso Demain sera différent Enraciner la démocratie depuis la base à travers les enfants » est l'objectif principal du processus de mise en œuvre du parlement des enfants dans les différentes localités du pays. Les enfants semblent de plus en plus comprendre les leçons de la démocratie. Cela est un signe d'espoir.« Nous avons gagné, ouahou, nous avons gagné, notre candidate Fatoumata est élue. Nous sommes très contents ». C'est par ces cris de joie que les membres du « parti » camp de Fatoumata 11 ans nouvellement élue nous ont accueilli à l'école Djanabamba de Banfora. Des cris de grande joie comme peuvent l'exprimer tous les enfants du monde de leur âge. Cette école faisait partie des autres écoles et d'autres structures qui venaient la veille seulement de prendre part à la première phase des élections devant conduire au renouvellement des députés juniors de cette structure nationale du Parlement des enfants crée en 1997 et institué par décret présidentiel le 28 janvier 1998.
Un des problèmes qui vient si souvent déranger cette paix en construction dans les différents pays du monde reste les élections. Elles sont toujours sujets de grands débats pour ne pas dire de grands conflits. Les uns accusent sur la non transparence, les autres se défendent sur la régularité du scrutin et avec observateurs superviseurs et médiateurs on arrive tant bien que mal à soigner les blessures avant ou après élections. Des pays vivent ainsi à longueur de temps sous tension ce qui éloigne des chemins du développement tant recherché, de la stabilité tant désirée, de la paix tant souhaitée. Cette paix pour nos enfants et nos familles qui sont souvent contraints à l'exode et à la errance sur les routes périlleuses du monde. Le Burkina Faso depuis la date de la création du Parlement des enfants veut amoindrir voir éviter dans les années à venir ces dérives. Il faut la participation des enfants au jeu démocratique pour les préparer à donner de la valeur à l'acte de vote. Monsieur Pierre WANGO est Haut Commissaire et premier responsable administratif de Banfora, cette province frontalière de la Côte d'Ivoire. Il a coordonné et supervisé très sérieusement ces élections. Il nous affirme ceci « Nous avons voulu par ces élections aussi donner l'exemple aux grandes personnes. Le pays consolide ainsi les bases de la démocratie. J'ai bien expliqué à tout le monde que c'était loin d'être un jeu d'enfants. C'est une grande école de participation qui va aussi préparer ces enfants à être des démocrates dans les années à venir en respectant le verdict des urnes». Ainsi l'implication de toutes les structures régionales et provinciales a été effective dans ce processus. Il y avait d'abord la phase des préparations. La campagne couvrait deux semaines : le début et la clôture ont été marqués par un message délivré par le Président ou la Présidente du Parlement provincial sortant diffusé à travers les radios locales et les différentes places (Ecoles, Centres, Eglises, Mosquées, Temples et autres). Ce message est une invite à s'inscrire et à aller accomplir son devoir d'enfant citoyen le jour des élections. L'inscription se fait sur demande devant contenir un acte de naissance ou tout autre document attestant de l'identité de l'enfant. Les différents candidats ont eu deux semaines pour battre campagne sans insulte, ni dénigrement du candidat adverse. Seulement, convaincre par son programme qui s'inspire de la Convention relative aux Droits de l'enfant. Document multiplié et distribué à l'ensemble des candidats. Chaque structure a été appelée à élire deux représentants : une fille et un garçon. Après chaque élection, un comité de validation se tient sous la coordination du Haut Commissaire. Les cas de fraudes et autres sont sanctionnes par ce Comité.
Les organisateurs, pour bien valoriser l'évènement ont dû libérer leur génie créateur. L'armoire se trouvant dans la classe a servi d'isoloir. L'urne est un simple carton avec une partie un peu ouverte pour laisser passer le bulletin qui est le quart d'un papier estampillé par le Haut Commissariat. Ils se sont inspirés des vraies élections avec ce fait notable et louable : Même sans moyens financiers énormes on peut faire des élections propres et crédibles. La seule volonté peut amener loin et bien. Dans les provinces parcourues, on note un engouement énorme des enfants à prendre par à ce jeu démocratique. Nous sommes surpris par la participation des enfants. Ils ont battu la campagne avec des idées mais aussi avec des bonbons, des patates et des piécettes. Nous explique ce directeur de l'école ou se trouve le bureau de vote N02 de la ville de Banfora. Les partenaires du gouvernement dans ce noble processus sont l'UNICEF et PLAN Burkina. Ces deux Institutions accompagnent le Parlement des enfants depuis sa création. D'autres partenaires sont attendus pour aider ces enfants qui seront élus et qui devront recevoir des formations pour bien remplir leur mission. Chaque province du pays a désormais son Parlement composé de 14 enfants 7 filles et 7 garçons avec un Président ou une Présidente Provinciale. Dans une des provinces qui nous a accueilli C'est une fille qui est élue Présidente Provinciale. Chaque Région aura son Parlement compose de 8 enfants : 4 filles et 4 garçons avec aussi un Président ou une Présidente Régionale. Enfin le Burkina Faso aura son Parlement national composé de 126 enfants dont 63 filles et 63 garçons avec un Président National en fin décembre. Belle leçon de démocratie décentralisée et à la base.
La Paix a une partie de ses racines dans la démocratie consolidée. Le Burkina Faso en a fortement besoin. Il prépare ainsi ses enfants à la participation citoyenne. Nous avons gagné crient les enfants, disons ceci avec eux; la démocratie au Burkina Faso a gagné. Les enfants grandiront avec une culture démocratique fortifiée au service d'une paix renforcée pour un développement assuré. Demain sera différent.
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