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la Déclaration universelle des droits de l'Homme Ce sont des principes qui définissent les droits que chaque être humain détient du seul fait d'être un être humain. Certains diront qu'il s'agit de droits naturels, c'est-à-dire qu'ils ont pour seul fondement d'être inhérents à la nature humaine. Les droits de l'Homme sont dès lors universels, identiques pour tous et inaliénables. Ils sont l'apanage universel de tous les êtres humains sans exception… ils leurs collent à la peau. Ce ne sont pas des droits positifs, c'est-à-dire qu'ils ne sont pas juridiquement contraignants (ils ne font pas partie de l'arsenal législatif), cependant, ils doivent former un soubassement au droit positif et contraignant. Les principes des droits de l'Homme ont fait l'objet d'une Déclaration universelle adoptée le 10 décembre 1948 lors de l'Assemblée générale des Nations unies. Ils sont « comme un idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction. » (Préambule de la Déclaration universelles de 1948) Si les droits de l'Homme ont une prétention à l'universalité, par contre, les pouvoirs politiques sont insitués, eux, par les Etats. Ces Etats, dès lors, doivent placer ces droits comme fondements de leurs constitutions et continuent de faire l'objet d'un travail d'éducation.   FEDERATION INTERNATIONALE DROIT DE L'HOMMELa FIDH est une organisation non-gouvernementale fédérative dont la vocation est d'agir concrètement pour le respect de tous les droits humains. Elle s'appuie sur la Déclaration universelle des droits de l'Homme et sur les autres instruments internationaux de protection de ces droits. La FIDH a été créée en 1922 par quelques ligues de défense des droits humains. Elle en fédère aujourd'hui 155 dans 100 États. Elle coordonne et soutient les actions de ses ligues et leur apporte un relais sur le plan international. La FIDH et les ligues qui en sont membres sont non-partisanes, non-confessionnelles et indépendantes de tout gouvernement. Leur vocation est généraliste : elles défendent tous les droits humains, les droits civils et politiques, indissociables des droits économiques, sociaux et culturels. Elles agissent au quotidien, dans leur pays, afin de lutter contre les violations des libertés et des droits fondamentaux.
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 UNE BENINOISE AUX COMMANDE DES DROITS DE L'HOMME ET DES PEUPLESUne Béninoise aux commandes de la Commission Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples 12 décembre 2009 (ASP) : Reine ALAPINI devient la toute nouvelle Présidente de la Commission Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples. Son élection a eu lieu le dimanche 22 novembre 2009 à Banjul en Gambie, à l'occasion de la 46ème session ordinaire de ladite Commission, session à laquelle ont pris part 286 délégués dont 67 représentants 21 Etats, 7 Institutions nationales des Droits de l'Homme, 8 Organisations Internationales et intergouvernementales, 41 ONG africaines…. Béninoise d'origine et avocate de profession, Reine ALAPINI GANSOU a occupé de 2005 à 2009 le poste de Rapporteuse Spéciale au sein de cette instance de défense des droits de l'Homme et des Peuples. Reine ALAPINI GANSOU vient ainsi de succéder à BAHAME MUKIRYA TOM NYANDUGA Président par Intérim. Quelques jours après son élection, la nouvelle Présidente Reine ALAPINI GANSOU, a organisé à Cotonou du 7 au 11 décembre un atelier de formation sur les Droits de l'Homme à l'intention des Enseignants du Primaire et du Secondaire avec l'appui de l'Ambassade d'Allemagne près le Bénin. Cette formation s'inscrit dans le cadre de la mission de la promotion et de la protection des Droits de l'Homme et des Peuples fixée par l'article 45 de la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples.
COMMISSION AFRICAINE DES DROITS DE L'HOMME ET DES PEUPLES La plupart des personnes victimes des abus des droits de l'homme ne savent pas toujours que leurs droits ont été violés, et même quand elles en sont conscientes, elles ne savent pas où et comment chercher recours, même dans leurs propres pays. Il est important que les ONG et les gouvernements éduquent les populations aux droits de l'homme et les informent des voies de recours internes et internationales mises à leur disposition en cas de violation de leurs droits. L'intervention internationale est toujours choisie comme un dernier recours lorsque le système judiciaire interne ne parvient pas à rétablir la victime dans ses droits. L'une des principales fonctions de la Commission est d'examiner les communications introduites par les individus, les ONG et les Etats Parties à la Charte Africaine, alléguant des violations des droits de l'homme par ces Etats. Toute personne, groupe de personnes ou Etat Partie alléguant une violation devrait d'abord s'assurer que l'Etat responsable de cette violation devrait d'abord s'assurer que l'Etat responsable de cette violation a ratifié la Charte, et s'il s'agit d'un Etat plaignant, il doit avoir ratifié la Charte avant de pouvoir introduire une plainte contre un autre Etat Partie. En introduisant une communication auprès de la Commission Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples, les victimes des abus des droits de l'homme, qui, pour une raison ou une autre, n'auraient pas obtenu satisfaction après épuisement de toutes les voies de recours internes, peuvent être assistées.
Aux termes de l'article 46 de la Charte, la Commission peut recourir à toute méthode d'investigation appropriée sur les allégations de violations des droits de l'homme. Lorsque la Commission constate que les violations ont eu lieu, elle fait des recommandations à l'Etat visé, afin qu'il s'assure qu'une enquête est menée sur ces allégations, que les victimes sont dédommagées (le cas échéant) et que des mesures sont prises pour éviter que cela ne se reproduise. Les recommandations de la Commission sont présentées à la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement de l'OUA pour adoption. La décision de la Conférence est finale. Les droits et les libertés garantis par la Charte. Il est important de comprendre les droits et les libertés garantis par la Charte pour présenter une communication parce que, pour qu'une communication soit examinée, elle doit démontrer, d'une manière ou d'une autre, que l'Etat visé a violé, mais les faits constituant la communication devraient être présentés de manière que la Commission puisse en déduire les violations alléguées.
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  SITUATION INSTITUTIONNELLE DU BENINLe Bénin est le premier Etat d'Afrique francophone à avoir amorcé un changement pacifique de pouvoir au début des années 90 Ouvrant ainsi la voie des processus de démocratisation. Ce pays était pourtant dirigé depuis 1972 par le régime du général Mathieu Kérékou qui, après avoir mis un terme à un cycle d'instabilité chronique, a officiellement opté pour le marxisme léninisme dès 1974. Cette orientation se concrétisa alors par une politique d'étatisation de l'économie et de construction d'une hégémonie politique à travers le Parti de la Révolution Populaire du Bénin (PRPB), présenté comme le parti d'avant garde de la révolution. Dès le début des années 80 cependant, ce système qu'on a pu qualifier de ‘‘laxisme-béninisme'' en raison de son peu d'affinité avec le modèle dont il s'inspire, commença à montrer ses limites. La banqueroute économique devint totale à partir de 1988, précipitant la crise de légitimité du système. Après plusieurs mois de fortes mobilisations multisectorielles, dont notamment celle des enseignants et des fonctionnaires qui voyaient leurs arriérés de salaires s'accumuler, le général Kérékou fut contraint d'engager un processus de libéralisation en 1989 : amnistie générale et remaniement ministériel le 4 août puis surtout, annonce de l'abandon du marxisme-léninisme et de la convocation d'une Conférence nationale le 7 décembre. Celle-ci se tient à Cotonou, du 19 au 28 février 1990, sous la présidence de Mgr Isidore de Souza, (disparu en mars 2001) dans une ambiance de forte incertitude au départ, puis largement consensuelle. Les participants imposent la souveraineté de leur assemblée au chef de l'Etat, qui finit par la reconnaître. Au terme de cette conférence, des organes de transition sont mis en place pour une période d'un an, avec pour mission, l'élaboration d'une Constitution et l'organisation d'élections générales. La conférence maintient le Président Kérékou dans ses fonctions tout en élisant Nicéphore Soglo au poste de Premier ministre. Un Haut Conseil de la République (HCR), dirigé par Mgr de Souza, fait office d'assemblée législative ainsi que de Cour constitutionnelle. Enfin, une Commission constitutionnelle est mise en place avec la mission d'élaborer une nouvelle loi fondamentale.
ETAT DE DROIT Ce guide présente, pays par pays : La situation institutionnelle Avancée du processus démocratique, institutions politiques, système judiciaire, politique de décentralisation, partis politiques et syndicats, droits de l'homme et médias. Des repères événementiels Bref historique situant les moments forts depuis leur indépendance. Un carnet d'adresses Principaux organismes et institutions du domaine juridique et législatif, avec une description de leur unité d'information et de leurs ressources documentaires. Une sélection bibliographique Références d'ouvrages et d'articles de périodiques, avec résumé, qui témoignent de leur histoire politique et reflètent leurs spécificités.
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